Les frères KIP, by Jules VERNE Hachette Bibliothèque VERTE Dépôt légal 1977
Présentation de l’Editeur
UNE mutinerie éclate à bord du brick James Cook qui fait route vers l’Australie, mais elle est rapidement brisée grâce à l’intervention inattendue des frères Kip, deux Hollandais naufragés, qui ont été recueillis quelques jours auparavant sur une île déserte du Pacifique Sud…
Mais les révoltés sauront tirer une terrible vengeance contre ceux qui les ont empêchés de s’emparer du navire : lorsque s’ouvre le proçès des mutins devant le tribunal martime, un coup de théâtre stupéfie tous les assistants. Le principal meneur accuse les frères Kip d’avoir assassiné le capitaine, et il fournit des preuves accablantes contre eux.
Condamnés au bagne, les deux frères ne cessent de proclamer leur innocence, et même les souffrances qu’ils endurent au pénitencier de Port-Arthur ne briseront pas leur détermination de reconquérir leur liberté et de démasquer les vrais coupables.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE N° 02
Edition : HACHETTE roman de 1902
BIBLIOTHÈQUE VERTE numéro : 20.4061.6
TEXTE ABRÉGÉ POUR LA BIBLIOTHÈQUE VERTE
ILLUSTRATIONS DE JACQUES POIRIER
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
noir & blanc in texte.
La côte d’une terre assez élevée, voilà ce qu’il aperçut tout d’abord. page. 64
Vin Mod était à même non seulement d’écouter, mais de voir à l’intérieur. page. 128
Cet homme tenait à la main un fer de pioche. page. 192
Plusieurs fois ils quittèrent leur abri, cherchant en vain un feu de navire. page. 224
Dépôt légal n° 4938, 4e trimestre 1977.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
Usine de La Flèche, le 05-11-1977.
20 – 01 – 4061 – 03
© Librairie Hachette, 1972.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : Cartonnée illustrée couleurs in recto.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Livre épuisé chez l’ Editeur
EXTRAIT Les frères KIP, by Jules VERNE page 61

A cette époque arriva le trois-mâts goélette Wilhelmina, de Rotterdam, dont la
relâche serait de courte durée. C’était un navire de cinq cents tonneaux, qui allait regagner son port d’attache en faisant escale à Wellington, d’où son commandant, le capitaine
Roebok, ferait voile pour gagner l’Atlantique, en doublant le cap Horn. Karl Kip, ne voulant pas perdre cette occasion, retint une cabine de passager sur la Wilhelmina.
Le trois-mâts mit en mer le 23 septembre. Son équipage comprenait le capitaine, M. Roebok, le second, Stourn, deux maîtres et dix matelots, tous Hollandais d’origine. La navigation fut très favorisée sur le parcours de la mer des Arafura, si étroitement enfermée entre la côte septentrionale de l’Australie, la côte méridionale de la Nouvelle-Guinée, et le groupe des îles de la Sonde, à l’ouest, qui la défend contre la houle de l’océan Indien. A l’est, elle n’offre pas d’autre issue que le détroit de Torrès, que termine le cap d’York.
A l’entrée de ce détroit, le navire rencontra des vents contraires qui le retardèrent quelques jours. Ce ne fut que le 6 octobre qu’il parvint à se dégager des nombreux récifs et à débouquer dans la mer de Corail. Devant la Wilhelmina s’ouvrait alors l’immense Pacifique jusqu’au cap Horn, qu’elle devait rallier après une courte relâche à Wellington, de la Nouvelle-Zélande. La route était longue, mais les frères Kip n’avaient pas eu le choix.
Dans la nuit du 19 au 20 octobre, tout allait bien à bord, les matelots de quart à l’avant, lorsque se produisit un épouvantable accident que la plus sérieuse vigilance n’aurait pu éviter. De lourdes brumes, très obscures, enveloppaient la mer, absolument calme, ainsi qu’il en est presque toujours dans ces conditions atmosphériques. La Wilhelmina avait des feux réglementaires, vert à tribord, rouge à bâbord. Par malheur, ils n’auraient point été vus, à travers cet épais brouillard, même à la distance d’une demi-encablure. Soudain, sans que les mugissements d’une sirène se fissent entendre, avant qu’un feu de position eût été relevé, le trois-mâts fut abordé par le lof de bâbord à la hauteur du rouf de l’équipage. Un choc terrible provoqua la chute immédiate du grand mât et du mât de misaine.
Au moment où Karl et Pieter Kip s’élançaient hors de la dunette, ils n’entrevirent qu’une énorme masse, vomissant fumée et vapeur, qui passait comme une bombe, après avoir coupé en deux la Wilhelmina.
Pendant une demi-seconde, un feu blanc avait apparu au grand étai de ce bâtiment. Le navire abordeur était un steamer, mais c’était tout ce qu’on en devait savoir.
La Wilhelmina, l’avant d’un côté, l’arrière de l’autre, coula aussitôt. Les deux passagers n’eurent pas même le temps de rejoindre l’équipage. A peine aperçurent-ils quelques matelots accrochés aux agrès. Utiliser les embarcations, impossible, puisqu’elles étaient déjà submergées. Quant au second et au capitaine, ils n’avaient sans doute pu quitter leur cabine.
Les deux frères, demi-vêtus, étaient déjà dans l’eau jusqu’à mi-corps. Ils sentaient s’englouti ce qui restait de la Wilhelmina, et allaient être entraînés dans le tourbillon qui se creusait autour du navire.
Tous deux étaient bons nageur. Mais y avait-il une terre à proximité?…
Pendant une demi-heure ils se soutinrent, l’aîné encourageant le plus jeune, lui prêtant l’appui de son bras lorsqu’il faiblissait. Mais le moment approchait où tous deux seraient à bout de forces, et, après une dernière étreinte, un suprême adieu, ils s’engloutiraient dans l’abîme… Il était environ trois heures du matin, lorsque Karl Kip parvint à saisir un objet qui flottait près de lui. C’était une des cages à oules de la Wilhelmina, à laquelle ils s’accrochèrent.
L’aube perça enfin les jaunâtres volutes du brouillard, la brume ne tarda pas à se lever, et un clapotis de lames reprit au souffle de la brise. Kark Kip promena son regard jusqu’à l’horizon. Dans l’est, mer déserte. Dans l’ouest, la côte d’une terre assez éleve, voilà ce qu’il aperçut tout d’abord.
Cette côte ne se trouvait pas à plus de trois milles. Le courant et le vent y portaient. Il y avait certitude de pouvoir l’atteindre, si la houle ne devenait pas trop forte.
« Là!… là!… » s’écria Karl Kip.
Là, en effet, car, au large, on eût vainement cherché une voile ou les feux d’un navire. De la Wilhelmina, il ne restait aucun vestige. Elle s’était perdue corps et biens. Rien non plus du steamer abordeur, qui, plus heureux sans doute, ayant survécu à la collision, se trouvait maintenant hors de vue. En se soulevant à demi, Karl Kip n’aperçut ni débris de coque ni débris de mâture. Seule surnageait cette cage à poules, à laquelle ils se tenaient. Epuisé, engourdi, Pieter aurait coulé par le fond si son frère ne lui eût relevé la tête. Vigoureusement, Karl nageait, en poussant la cage vers un semis de récif dont le ressac blanchissait la ligne irrégulière.
Cette première frange de l’anneau coralligène se prolongeait devant la côte. Il ne fallut pas moins d’une heure pour l’atteindre. Avec la houle qui les balayait, il eût été difficile d’y prendre pied. Les naufragés se glissèrent à travers une étroite passe, et il était un peu plus de sept heures lorsqu’ils purent se hisser sur la pointe où le canot du James-Cook venait de les recueillir.
C’était sur cette île inconnue, inhabitée, que les deux frères, à peine vétus, sans un outil, sans un engin, sans un ustensile, allaient pendant quinze jours mener la plus misérable existence.
Tel fut le récit que fit Pieter Kip, tandis que son frère, écoutant en silence, se bornait à le confirmer du geste.
L’impression produite par le récit des naufrages était toute en leur faveur. Naturellement, personne n’eût songé à mettre en doute sa véracité. Ils se servaient de la langue anglaise avec une facilité qui témoignait d’une instruction et d’une éducation convenables. Aussi M. Hawkins ne cacha-t-il point la bonne impression qu’il éprouvait.
« Mes amis, dit-il, vous voici à bord du James-Cook, et vous y resterez…
– Soyez remercié, monsieur, répondit Pieter Kip.
– Mais il ne vous reconduira pas en Europe…, ajouta l’armateur.
– Peu importe, répondit Karl Kip. Nous avons enfin quitté cette île Norfolk où nous étions sans ressource, et nous n’en demandons pas davantage.
– En quelque endroit que nous débarquions, ajouta Pieter Kip, nous trouverons les moyens de nous faire rapatrier…
– Et je vous y aiderai, dit M. Gibson.
– Quelle est la destination du James-Cook? reprit Karl Kip.
– Port-Praslin, de la Nouvelle-Irlande, répondit le capitaine.
– Il doit y séjourner?…
– Trois semaines environ.
– Puis il revient en Nouvelle-Zélande?…
– Non, en Tasmanie… à Hobart-Town, son port d’attache.
Eh bien, capitaine, déclara Karl Kip, il nous sera tout aussi fdacile de prendre passage sur un navire à Hobart-Town qu’à Auckland ou à Wellington…
– Certainement, assura M. Hawkins, et si vous embarquez sur un steamer qui revient en Europe par le canal de Suez, votre retour s’effectuera plus rapidement. »
Les deux frères se retirèrent dans leur cabine afin d’y goûter quelque repos, car ils avaient veillé toute la nuit près du foyer de la pointe. Cependant la petite brise qui avait dissipé les brumes commençait à fraîchir. M. Gibson donna ses ordres pour l’appareillage. Les voiles, qui étaient restées sur leurs cargues, furent amurées. On vira l’ancre au cabestan, et le brick, grand largue, remonta dans la direction du nord-nord-ouest. Deux heures après, la plus haute cime de l’île Norfolk avait disparu, et le James-Cook mettait le cap au nord-est, de manière à prendre connaissance des terres de la Nouvelle-Calédonie sur la limite de la mer de Corail.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHEQUE VERTE Logo numéro : 20.4061.6 | Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | – Dépôt légal n° 4938, 4e trimestre 1977. |
| Language | Français |
| Paperback | 253 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | 2 – 01 – 002335 – 8 |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 180 g |
| Dimensions | 120 x 170 x 18 mm |
| LIENS UTILES | |
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