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BOURNAZEL l’Homme rouge, by Jean d’ESME Flammarion, Editeur Dépôt légal 1952

Présentation de l’Editeur


Issu d’une vieille famille corrézienne, fils et petit-fils de militaires, Henry de BOURNAZEL ne vécut que pour servir. Il passa, sur la terre, comme l’un de ces êtres tout donnés à une vocation et entra dans l’armée ainsi que d’autres entrent en religion.
  C’est au Maroc, offert à notre effort par Lyautey et menacé par la dissidence d’Abd el Krim, que le jeune officier de cavalerie se fit connaître, puis s’illustra pendant la campagne du Riff.
  Jean d’Esme peint, en des pages étincelantes, l’ascendant de ce remarquable chef sur les troupes indigènes au cours d’une guerre faite de surprises, d’embuscades, de coups de main hardits et de situations changeant d’heure en heure.
  BOURNAZEL fut jusqu’à son dernier jour l’homme des goums: prodigieux entraîneur, pacificateur humain, parfaitement compréhensif du milieu indigène.
  Magnifiquement évoqué, le double rôle de BOURNAZEL dans la pacification comme dans la guerre est non seulement une haute leçon de courage mais il fait encore mesurer la grandeur et la pérennité de notre œuvre coloniale.

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


EDITION :   FLAMMMARION, EDITEUR

26, rue Racine,   Paris

Il a été tiré de cet ouvrage:
Quarante exemplaires sur papier chiffon des
Papeteries de Lana,
dont trente numérotés de 1 à 30
et dix numérotés de I à X.
et cent dix exemplaires sur papier Alfa
dont cent numérotés de 31 à 130
et dix numérotés de XI à XX.

Dépôt légal: 1er trimestre 1952.

Flammarion et Cie, éditeurs (N° 3060). – N° d’impression: 4394.

IMPRIMERIE DE LAGNY
EMMANUEL GREVIN ET FILS
….. 12 – 1955 …..

Copyright 1952, by ERNEST FLAMMARION.
Droits de traduction, de reproduction et d’adaptation
réservés pour tous pays.

Printed in France.

Reliure :   cartonnée illustrée couleurs in recto.

Livre épuisé chez l’Editeur.

EXTRAIT   BOURNAZEL l’Homme rouge, by Jean d’ESME   page 109


EN FACE DE NOUS, LA-BAS…
BOURNAZEL l'Homme rouge by Jean d'ESME

  En 1914 a lieu la première reprise. Lyautey et Moha-ou-Hamou engagent les fers.
  Le 10 juin, le général Henrys à la tête de vingt mille hommes s’enfonce dans le pays Zaïan lequel se situe au sud de Meknès, dans le Moyen Atlas.
  Le 12, tandis que la bataille fait rage dans la plaine, nos troupes entrent dans le Khenifra et hissent le drapeau tricolore sur la plus haute tour de la kasba que viennent de quitter Moha-ou-Hamou et ses guerriers. Réfugiés sur les crêtes environnantes, ils se sont repliés; mais, invaincus et demeurant invisibles, ils préparent leur revanche. Moha-ou-Hamou, tapi au cœur de ses montagnes où brûlent chaque soir les feux de ses guerriers, surveille et couve d’un regard lourd de regret et de fureur, sa ville où règnent maintenant les roumis.
  Cette ville, c’est son œuvre, son enfant, son cœur. Elle n’était guère qu’un simple point stratégique, qu’un pauvre gîte d’étape pour les caravaniers lorsque le Sultan Moulay-El-Haddqan l’en a nommé caïd!
  Imposant sa dure autorité, il en a fait la capitale de la région toute entière qu’il a soumise par les armes. Il l’a développée, embellie, y construisant un marché, des bains, une mosquée, des souks et des fondouks, y attirant les artisans du sud, les commerçants de Fez et de Meknès, les ouvriers de tout le Maroc. Au fur et à mesure que grandissaient sa puissance et sa richesse, il prend tournure de haut baron féodal, maître du mont et de la plaine, faisant régner sa loi absolue sur toute la région. Le Makhzen avait mis à ses ordres des troupes. Il les engage à son propre service, leur adjoint des déserteurs attirés de toutes parts par sa réputation de faste et de générosité. Se sentant enfin assez fort pour tenir tête au Sultan, appuyé par les rudes montagnards de son immense domaine qui le suivent aveuglément, il secoue le joug impérial, se proclame seigneur indépendant du Pays Zaïan et transforme sa capitale en une aire d’oiseau de proie, du haut de laquelle il fond sur la plaine pour de grasses razzias, ou sur les caravanes pour de fructueux pillages. Ses bandes redoutées opérent aux portes mêmes de Meknès et Khenifra – sorte de Capoue berbère où règne le Chef indiscuté, aux quarante femmes et aux cent vingt enfants et neveux, où la prostitution est une loi de l’hospitalité – devient durant deux ans, le centre d’une vie truculente, la cité du luxe, de l’allégresse, de la bombance perpétuelle. Lorsqu’arrivent les Français et avec eux l’occupation de la Chaouïa, Moha-ou-Hamou proclame la Guerre Sainte. Renonçant à ses déprédations, abandonnant sa vie de haut bandit seigneurial, il prend rang de héros national et devient le vivant symbole de la résistance irréductible, poussée jusqu’aux dernières forces, jusqu’au dernier souffle, jusqu’à la mort. Orgueilleusement, après notre assaut victorieux de juin 1914 qui lui a coûté sa capitale, il continue à tenir le pays tout entier et à jeter à la face des conquérants qu’il épie, la hautaine devise de sa tribu:
  « La montagne est mon être; l’Oum-er-Rebia, ma ceinture; la plaine, ma pâture. »
  Tout en attendant sa revanche et en la préparant, il organise le blocus étroit de Khenifra qu’il harcèle. Le conflit européen vient à son aide. La garnison du poste commandé par le lieutenant-colonel Laverdure subit, dans les incessants combats de détails, des pertes graves qui se chiffrent bientôt par des centaines de tués et de blessés. Elle s’énerve… Sa confiance fléchit. Dans les petits postes environnants, les soldats indigènes commencent à déserter. Le départ de nombreux bataillons gagnant le front d’Europe, enhardit Moha-ou-Hamou. Le détachement, renvoyé en arrière le 4 août 1914, subit un assaut formidable dès la sortie de la ville; plusieurs centaines d’hommes sont mis hors de combat ou faits prisonniers. Ainsi le Caïd aux cheveux blancs, le vieux chef de guerre qui ne désarmera jamais, qui jamais ne prie et qui a toujours refusé d’entrer dans une mosquée, le dur seigneur du Pays Zaïan se dresse à nouveau et reprend la lutte. Ses agressions contre la garnison se multiplient et se font plus violentes. Les faibles effecttifs laissés sur place sont maintenant à peu près complètement isolés, et malgré les opérations que nous menons pour leur donner de l’air, Moha-ou-Hamou sent que son heure approche. Le 5 novembre 1914, cinq mois à peine après sa première défaite, il vient camper à El-Herri aux portes presque de Khenifra. Une fois de plus, il lance l’appel toujours écouté à la Djihad, convoquant les guerriers au grand rassemblement pour l’effort final qui doit leur rendre leur métropole. Le colonel Laverdure décide de le devancer et le 13 novembre, à trois heures du matin, il quitte la ville en grand secret avec la majeure partie de ses forces pour aller surprendre le chef berbère. Il arrive à El-Herri à la pointe du jour et Moha-ou-Hamou, complétement surpris, abandonne deux de ses femmes, toutes ses tentes et s’enfuit. Pas très loin car, tandis que se poursuit le pillage de son camp, il rassemble ses troupes et lance une brutale contre-attaque conduite par son propre neveu Moha-ou-Akka. Lui-même accourt à la tête de ses hordes, et revient en force. De tous les replis de la montagne, les berbères rameutés se précipitent en foule. Ils surgissent des vallées, dévalent le long des pentes, jaillissent des douars, descendent des plateaux. Laverdure tente un décrochage vers huit heures du matin mais déjà ses hommes encerclés sont assaillis de toutes parts. La batterie de 75, celle de 65 sont littéralement submergées par un flot hurlant de gens de la montagne. Sous la protection d’une compagnie coloniale qui se bat jusqu’au dernier homme pour le protéger, un convoi de blessés se forme. Il se met en marche vers Khenifra. Un grand nombre d’hommes n’ayant plus de cartouches, à bout de force et privés de leurs officiers, cherchent un refuge au milieu des blessés. Le convoi progresse péniblement, assailli en queue et sur les flancs par une nuée d’adversaires; ceux qui peuvent encore marcher s’enfuient vers l’ouest, se débandent, se terrent parmi les massifs de lauriers roses qui tapissent le ravin d’un oued. Poursuivis, ils y seront tous tués. La tête du convoi se hâte éperdument vers Khenifra où elle s’engouffre, cohue tumultueuse et tourbillonnante composée de blessés, de fuyards et de berbères s’entretuant.
  A El-Herri durant ce temps, le désastre prend des proportions plus effrayantes encore. Trente-trois officiers, cinq cent quatre-vingts soldats gisent sur le terrain, morts ou agonisants; huit canons et dix mitrailleuses restent entre les mains de l’ennemi. Et ce n’est que trois jours plus tard, tandis que d’un bout à l’autre de la France retentit comme un coup de tonnerre, la victoire de Moha-ou-Hamou, que la première colonne de secours débloque Khenifra où le capitaine Croll avec le reste de la garnison est en grand danger. Le général Henrys accouru à son tour rétablit la situation . Moha-ou-Hamou regagne ses montagnes. Il n’y est bruit que de sa gloire. Bien qu’il ait échoué devant Khenifra et que la plaine, « sa pâture » – lui reste interdite, il continue à monter la garde; nos troupes le tiennent bloqué dans son immense domaine rocheux de pentes, de pics et de crêtes. Il n’en demeure pas moins irréductible; buté dans sa résistance, repoussant toutes nos offres de soumission, attaquant nos convois, surprenant nos isolés, harcelant la garnison de Khenifra, il s’obstine farouchement en une lutte dans l’issue de laquelle il ne garde aucune illusion.
  Privés du ravitaillement des plaines, enfermés dans leurs âpres montagnes arides et dénudées, les guerriers Zaïan souffrent; mal nourris, promenant leur détresse de campement en campement, les femmes et les enfants dépérissent. Malgré quoi, tous suivent le vieux Caïd errant, le maître qui ne veut pas s’incliner devant le roumi conquérant et qui reste le champion de l’indépendance berbère. Et pourtant, il sent que, peu à peu, à chacun de nos succès dont l’écho arrive jusqu’à son domaine, son prestige et son autorité s’émiettent.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher FLAMMARION, EDITEUR  
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal Dépôt légal: 1er trimestre 1952.
Language Français
Paperback 252 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 355 g
Dimensions 150 x 210 x 17 mm

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