destination Uruapan, by Philippe EBLY Edition Hachette Bibliothèque verte Dépôt légal 1971
Présentation de l’Editeur
ABANDONNÉS en plein désert du Mexique! Voilà le sort de trois jeunes Français enlevés par des bandits. Ils succomberaient si un hasard providentiel ne leur faisait trouver un jeune Indien qui offre de les conduire jusqu’à la ville d’Uruapan, très loin, là-bas, au-delà de la Sierra Madre…
Les jours passent… La ville n’apparaît toujours pas, et l’attitude du guide devient de plus en plus étrange. A-t-il perdu son chemin, ou entraîne-t-il volontairement les trois garçons sur une fausse piste?
Les rescapés n’ont pas le choix : forcés de suivre leur inquiétant compagnon, ils s’enfoncent dans les solitudes semées d’embûches, espérant toujours voir surgir cette ville inconnue, qui semble un mirage au bout d’une prodigieuse aventure…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
Les conquérants de l’impossible
BIBLIOTHÈQUE VERTE numéro : 20.3804.0
ILLUSTRATIONS D’YVON LE GALL
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc in texte.
Il vivait dans une torpeur brûlante. p. 32
« Je ne rentrerai pas », fit Xolotl. p. 96
Il lui fallut quelques secondes pour dégager son pied. p. 128
Alors, Marc s’éveilla. p. 160
6328-5 – Dépôt légal n° 4291, 4e trimestre 1971.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d’Alleray – Paris.
Usine de La Flèche, le 30-11-1971.
20-01-3804-01
© Librairie Hachette 1971.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
LIBRAIRIE HACHETTE, 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS VIe
Reliure : cartonnée pelliculée à dos carré, illustrée couleurs in recto.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Livre épuisé chez l’éditeur
EXTRAIT destination Uruapan, by Philippe EBLY page 31

La voix de Raoul l’arracha pendant quelques secondes à ses réflexions.
« Nous ne pouvons pas attendre de tomber sur un point d’eau. Il faut trouver autre chose… »
Cette dernière phrase irrita Serge. Il songea que rien ne l’avait préparé à cette vie rude. Il se sentait profondément découragé, et en même temps, furieux d’être tombé si facilement dans le filet que Smithson avait tendu. Il faillit laisser éclater sa colère et son découragement, mais il se ressaisit au dernier moment, et réussit à parler d’une voix presque calme.
« Comment trouverons-nous de l’eau? demanda-t-il.
– Je ne sais pas, répondit Raoul. Je cherche… »
Il y eut un silence très long, interminable. Serge essaya vaguement de réfléchir, mais il n’avait pas une idée sous le crâne. Il vivait dans une torpeur brûlante, les yeux mi-clos, presque inconscient de ce qui l’entourait. Les deux autres ne remuaient pas plus que lui, comme s’ils voulaient économiser leurs mouvements, trop heureux d’avoir pu trouver une étroite zone d’ombre où le sol n’était pas trop chaud, où leurs membres échappaient à la morsure du soleil. De temps en temps, un des trois se relevait et s’asseyait un peu plus loin, pour rester dans la zone tiède, dans la région étroite où la vie était possible. Quelques centimètres plus loin, l’enfer commençait…
« Il y a des animaux qui vivent dans le désert, dit Raoul. Et ils trouvent de l’eau quelque part… Mais où? Il faut découvrir où… »
Personne ne répondit. Serge regarda sa montre. Vingt-huit heures plus tôt, ils étaient dans la salle d’attente de l’aéroport… Il se rappela y avoir vu un distributeur de boissons, et ce souvenir raviva sa soif. Il eut envie d’une tasse de café, ou d’un verre de n’importe quoi. Cette soif était si forte qu’elle en devenait douloureuse. Etait-il possible que cela se soit passé la veille? Cette salle d’attente, avec ces fauteuils confortables et son air conditionné, paraissait si lointaine, si irréelle, quand on la comparait au désert. Elle semblait appartenir à un autre temps, à un autre univers… (« Non, se dit Serge, ce n’est pas possible… Je rêve et je vais m’éveiller… Je n’ai qu’un mot à dire, et je m’éveillerai tout de suite… C’est un cauchemar… »)
« On pourrait essayer de creuser pour trouver de l’eau, suggéra Marc.
– Avec ton canif? demanda Raoul, ironiquement. Si tu l’as encore, s’il n’a pas suivi le même chemin que ton portefeuille… Autant essayer de creuser un puits avec une cuiller à café.. »
Marc fouilla ses poches.
« Je l’ai toujours, dit-il. Et j’ai même autre chose… »
Il exhiba un billet d’un dollar, tout chiffonné, qu’il avait retrouvé sous son mouchoir.
« Conserve-le, dit Raoul sérieusement. Ce sera peut-être utile… »
Serge pensa que c’était un optimisme exagéré; il était difficile de croire que ce malheureux dollar servirait un jour à quelque chose. Une fois de plus, il dut changer de position pour rester dans la zone d’ombre, et il eut la certitude que cette idée de creuser le sol pour trouver de l’eau était d’une loufoquerie totale.
« S’il y a des animaux ici, dit-il, ils n’ont pas besoin de creuser pour boire. Il y a certainement de l’eau en surface… Nous ne la voyons pas, mais elle existe sûrement… »
Une idée le frappa tout à coup. Les cactus… Il se leva comme si cette possibilité lui avait rendu tout son courage.
« Tu me passes ton canif, Marc? »
Il essaya d’entailler le cierge du désert, mais sans aucun succès. L’écorce était résistante, et en même temps bizarrement élastique, un peu à la manière d’un pneu d’auto.
« Ça ne va pas, conclut-il après quelques tentatives. La pointe n’entame pas ce machin-là. Et j’ai peur de casser la lame si j’appuie trop fort… »
Il se rendait compte que le canif serait beaucoup plus utile que le dollar retrouvé dans la poche de Marc, et il voulait le ménager à tout prix. Il avait cru que le cierge du désert serait facile à entailler, car il avait lu quelque part que les cactus contenaient une forte proportion d’eau, et il était assez déçu.
« C’est une vieille plante et elle est difficile à entamer, dit Raoul qui s’était levé aussi. Elle s’est durcie en vieillissant. Il faudrait des jeunes pousses… Mais ça… » Il n’acheva pas sa phrase, mais leva la tête. C’était bien simple. Les jeunes pousses étaient à vingt mètres au-dessus d’eux. Tout à fait inaccessibles.
« De toute manière, poursuivit Raoul, nous allons partir. Le soleil commence à baisser, et nous ne pouvons pas rester ici. Nous devons continuer, n’importe comment… Nous verrons d’autres cactus en cours de route, et avec un peu de chance, il y aura des pousses plus jeunes. »
C’était la seule chose à faire. Ils reprirent leur marche et finirent par trouver des massifs de cactus, beaucoup moins hauts, mais qui se voyaient cependant de loin dans le désert.
« Il y aurait de l’eau dans ça? » demanda Marc, d’un ton très sceptique.
« Ça » se présentait sous la forme de multitudes de feuilles plates, en forme de raquettes, hérissées de piquants.
« Ce sont des figuiers de Barbarie », dit Serge qui avait déjà rencontré la même plante, en pot.
Raoul se mit à quatre pattes pour examiner les feuilles qui se trouvaient près du sol.
« Il y a des feuilles rongées, dit-il. D’après la dimension des dents, ce sont de tout petits animaux. Des rats, ou quelque chose de ce genre… C’est sûrement là qu’ils trouvent l’eau dont ils ont besoin… ça veut dire que ce truc est comestible… »
Il fallut débarrasser les jeunes feuilles de leurs piquants, et ces piquants avaient tendance à se loger partout, spécialement sous les ongles. Ainsi nettoyées, elles étaient tendres et juteuses, mais très amères. Cela calmait la soif, mais sans l’éteindre tout à fait.
Vers cinq heures, le vent se leva. C’était un vent très fort, qui rasait le sol en soulevant des tourbillons de sable, des nuages de poussière fine qui montaient en tournoyant. Les trois garçons furent obligés de s’arrêter. Ils fermaient les yeux et se protégeaient le visage tant bien que mal, mais le sable leur entrait quand même dans les narines et dans la bouche et s’infiltrait dans leurs vêtements. Pendant quelques minutes, ils eurent l’impression d’être au centre de la tempête, puis le vent se calma peu à peu. Levant les yeux, Raoul vit que d’énormes nuages noirs s’accumulaient au-dessus d’eux. Les deux autres suivirent son regard.
« Est-ce qu’il pourrait pleuvoir? » interrogea Marc.
Serge eut une moue sceptique.
« Ça m’étonnerait, dit-il. En principe, dans un vrai désert, il ne pleut pas. »
Les nuages, très bas, retenaient la chaleur du sol. En quelques minutes, l’air était devenu brûlant.
« On ne sait jamais, dit Raoul. Bien sûr, dans un désert, il ne pleut pas souvent, mais ça arrive quand même de temps en temps.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHÈQUE VERTE 20.3804.0 |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | 6328 – 5 Dépôt légal n° 4291, 4e trimestre 1971. |
| Language | Français |
| Paperback | 190 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 175 g |
| Dimensions | 115 x 162 x 15 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Livres d’enfants: Tous les auteurs pour enfants. Disparition de Philippe Ebly Lun 10 Mar 2026 – 15:52 par Invité |
| Philippe EBLY | https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_bly Philippe Ébly, pseudonyme de Jacques Gouzou, né le 29 juillet 1920 à Paris et mort le 1er mars 2014 à Liège, est un écrivain belge francophone de romans pour la jeunesse, de science-fiction et de fantastique. Ses principales séries ont été traduites en espagnol et en allemand et, pour certains ouvrages, dans d'autres langues. Sa période la plus féconde s'étend de 1971 à 1988. LIRE LA SUITE |
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Illustrations
Yvon LE GALL
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