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L’Auberge de l’Ange gardien, by Comtesse de SEGUR Librairie Charpentier Lecture et Loisir n° 139 Dépôt légal 1966

Présentation de l’Editeur


  «L‘Ange-Gardien » est une paisible auberge dans un village normand. Elle est tenue par deux sœurs et il ne s’y passe jamais rien jusqu’au jour où un voyageur y amène deux enfants abandonnés et affamés.
  A partir de ce moment là, les évènements se précipitent. L’arrivée du général Dourakine, une tentative d’assassinat, un vol et la miraculeuse rencontre du père de Jacques et de Paul sont les principaux épisodes de cette histoire écrite par la Comtesse de Ségur pour ses petits enfants.

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   LIBRAIRIE CHARPENTIER
PARIS

Lecture et loisir numéro :  139

ILLUSTRATIONS DE MATÉJA
Couleurs pleine page hors-texte.

Dépôt légal : 3e trimestre 1966.

– N° d’édit. 263. – N° d’imp. 1080. –

ACHEVÉ D’IMPRIMER LE
20 SEPTEMBRE 1969 SUR LES
PRESSES DE L’IMPRIMERIE
BUSSIÈRE, SAINT-AMAND (CHER)

Imprimé en France.

© by Librairie Charpentier, 1966.

Reliure :   Cartonnée;   illustrée couleurs in recto par Georges BRIENT

Livre épuisé chez l’ Editeur.

EXTRAIT   L’Auberge de l’Ange gardien, by Comtesse de SÉGUR   page 42


L'Auberge de l'Ange gardien, by Comtesse de SÉGUR

  IL y avait trois ans que Mme Blidot et sa sœur avaient les petits orphelins; elles s’y attachaient chaque jour davantage, et ils devenaient de plus en plus aimables et charmants. La tendresse de Jacques pour son frère excitait l’intérêt de tous ceux qui en étaient témoins. Paul aimait son frère avec la même affection; tous deux étaient tendrement attachés à Mme Blidot et à Elfy. Tous parlaient souvent avec amitié et reconnaissance du bon M. Moutier; depuis longtemps on n’en avait aucune nouvelle. Dans les premiers mois il était revenu à deux reprises passer avec Capitaine quelques jours à l’Ange-Gardien; il avait écrit plusieurs fois pour s’informer de ce qui s’y passait; Mme Blidot lui avait exactement et longuement répondu, elle avait appris qu’il quittait le pays pour s’engager; elle n’avait pas su d’autres détails. Pendant ce silence prolongé, la campagne de Crimée avait eu lieu; elle s’était terminée comme elle avait commencé, avec beaucoup de gloire et de lauriers; mais des deuils innombrables furent la conséquence nécessaire de ces immortelles victoires. Au village de l’Ange-Gardien, plus d’une famille pleurait un fils, un frère, un ami. Quelques-uns revenaient avec une jambe ou un bras de moins, ou des blessures qui les rendaient incapables de continuer leur service.
  Un matin, Jacques et Paul balayaient le devant de la porte de l’Ange-Gardien; Mme Blidot et Elfy préparaient le dîner, lorsqu’un homme, qui s’était approché sans bruit, arrêta doucement le balai de Paul. Celui-ci se retourna et se mit à crier :
  « Jacques, au secours! on me prend mon balai.»
  Jacques bondit vers son frère pour le défendre énergiquement, lorsqu’un regard jeté sur le prétendu voleur lui fit abandonner son balai; il se précipita dans les bras de l’homme en criant :
  « Maman! ma tante! M. Moutier, notre bon M. Moutier! »
  Mme Blidot et Elfy apparurent immédiatement et se trouvèrent en face de Moutier, qui laissa Jacques et Paul pour donner un cordial bonjour à ses deux amies. Ce fut un moment de grande joie. Tous parlaient à la fois et faisaient mille questions sans donner le temps d’y répondre. Enfin, Moutier parvint à faire comprendre pourquoi il n’avait plus donné de ses nouvelles.
  « Peu de temps après mon retour au pays, mes bonnes hôtesses, j’appris qu’il courait des bruits de guerre avec la Russie. Je n’avais jamais eu de rencontre avec les Russes, puisque nous étions en paix avec eux; je savais qu’ils se battaient bien, que c’étaient de braves soldats. J’avais fait mon temps, il est vrai, mais… un soldat reste toujours soldat. J’avais quelque chose dans le cœur qui me poussait à rejoindre mes anciens camarades; quand la guerre fut déclarée, je repris un engagement pour deux ans dans les zouaves, et je partis. Depuis ce jour, impossible d’écrire. Toujours en campagne, et quelle campagne! Au débarquer à Gallipoli, un choléra qui faillit m’emporter; à peine rétabli, des marches, des contre marches, une descente en Crimée, une bataille à Alma comme on n’en avait jamais vu; sans vanité, nous nous sommes tous battus comme des lions. Je ne parle pas des Anglais, qui, selon leur habitude, se sont trouvés en retard parce que leur rosbif et leur pouding n’étaient pas cuits. Mais nous autres, nous avons fait ce qu’aucun peuple au monde ne pourra refaire. Nous avons grimpé des rochers à pic sous une grêle de balles et de mitraille; nous avons chassé les Russes du plateau où ils s’étaient très joliment installés. Ces pauvres gens! Ah! j’en ris encore! En nous voyant escalader ces rochers et monter, monter toujours, ils nous ont pris pour des diables, et, après un échange de coups désespérés, ils se sont sauvés et ont couru si vite, que plus de moitié se sont échappés. Leur général, le prince Mentchikoff, qui était là pour voir comme on nous culbutait de dessus les rochers, a failli être pris. Il s’est sauvé, laissant sa voiture, ses effets, ses papiers et tout. – Après est venu le siège de Sébastopol: belle chose, ma foi! Belles batailles! bien attaqué, bien défendu. A Inkerman, au camp des Anglais, les Russes les ont rossés et en ont tué l’impossible, comme à Balaklava. Mais nous étions accourus, nous autres Français, et nous avons à notre tour fait une marmelade de ces pauvres Russes, qui se battaient comme des lions, il n’y a pas de reproches à leur faire; mais le moyen de résister à des Français bien commandés! Je passe sur les détails du siège, qui a été magnifique et terrible, et j’arrive à Malakoff, un de ces combats flambants où chaque soldat est un héros, et où chacun a mérité la croix et un grade. Là j’ai attrapé deux balles, une dans le bras gauche, qui est resté un peu raide, et une à travers le corps, qui a failli m’emporter et qui m’a fait réformer. Aussitôt guéri, aussitôt parti, avec l’idée de faire une reconnaissance du côté de l’Ange-Gardien. C’est que je n’avais oublié personne ici, ni les pauvres enfants, ni les bonnes et chères hôtesses. J’étais sûr de trouver un bon accueil; j’ai pensé que je pouvais bien venir pour quelques jours me remettre au service de Mlle Elfy, qui sait si bien commander. »
  Moutier sourit en disant ces mots. Mme Blidot rit bien franchement. Elfy rougit.
 
ELFY. – Comment, monsieur Moutier! Vous n’avez pas oublié mes niaiserie d’il y a trois ans? Je suis moins folle que je ne l’étais, et je ne me permettrais pas de vous commander comme je l’ai fait alors, quand je n’avais que dix-sept ans.
 
MOUTIER. – Tant pis, Mam’selle; il faudra que je devine, et je pourrai faire des sottises, croyant bien faire. Quant à oublier, je n’ai rien oublié de ce qui regarde le peu de jours que j’ai passés chez vous en trois temps, pas un mot, pas un geste; tout est resté gravé là,ajouta-t-il en montrant son cƏur. Et toi, mon pauvre petit Jacques, tu m’as eu bientôt reconnu; tu n’as pas hésité une minute.
 
JACQUES. – Comment ne vous aurais-je pas reconnu? J’ai pensé à vous; je vous ai embrassé tous les jours dans mon cƏur et j’ai toujours prié pour vous; car M. le curé m’a appris à prier, et moi je l’ai appris à Paul.
 
MOUTIER. – Et moi aussi, mon garçon, j’ai appris à prier comme je n’avais jamais fait auparavant; ce qui prouve qu’on apprend à tout âge et partout; c’est un bon Père Parabère, un jésuite, qui m’a montré comment on vit en bon chrétien. Un fameux jésuite, ce Père Parabère! Courageux comme un zouave, bon et tendre comme une sƏur de charité, pieux comme un saint, infatigable comme un Hercule.
 
JACQUES. – Où est-il ce bon père? Je voudrais le voir ou lui écrire.
 
MOUTIER,ému. – Parle-lui, mon ami; il t’entendra; car il est près du bon Dieu.
  – Qu’est-ce que vous avez là? dit Paul qui était près de Moutier et qui jouait avec sa croix d’honneur.
 
MOUTIER. – C’est une croix que j’ai gagnée à Malakoff.
 
ELFY.- Et vous ne nous le disiez pas? Vous l’avez pourtant bien gagnée certainement.
 
MOUTIER. – Mon Dieu, Mam’selle, pas plus que mes autres camarades; ils en ont fait tout autant que moi; seulement ils n’ont pas eu la chance comme moi.
 
ELFY. – Mais, pour que vous ayez eu la croix il faut que vous ayez fait quelque chose de plus que les autres.
 
MOUTIER. – Plus, non; mais voilà! C’est que j’ai eu la chance de rapporter au camp un drapeau et un général.
 
ELFY. – Comment, un général?
 
MOUTIER. – Oui; un pauvre vieux général russe blessé quin ne pouvait pas se tirer des cadavres et des débris de Malakoff. J’ai pu le sortir
de là comme le fort venait de sauter, et je l’ai rapporté dans le drapeau que j’avais pris; en nous en allant, comme j’approchais des nôtres, une diable de balle s’est logée dans mon bras; ce n’était rien; je pouvais encore marcher, lorsqu’une autre balle me traverse le corps; pour le coup je suis tombé me recommandant, moi et mon blessé à la Sainte Vierge et au bon Dieu; on nous a retrouvés; je ne sais ce qu’a dit ce général quand il a pu parler, mais toujours est-il que j’ai eu la croix et que j’ai été porté à l’ordre du jour. C’est le plus beau de mon affaire; j’avoue que j’ai eu un instant de gloriole, mais ça n’a pas duré, Dieu merci.
 


Rproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher LIBRAIRIE CHARPENTIER   LETURE ET LOISIR
Numéro de Référence 139
Dépôt Légal Dépôt légal : 3e trimestre 1966.
Language Français
Paperback 186 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 172 g
Dimensions 120 x 180 x 15 mm

LIENS   UTILES
FORUM   LIVRES D’ENFANTS Livres d’enfants – Discussions Générales
Collection Lecture et loisirs – Librairie Charpentier Paris   Ven 5 Avr 2013 – 7:53   par Griffon

LIBRAIRIE CHARPENTIER   LECTURE ET LOISIR.
Comtesse de SEGUR

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comtesse_de_Sgur

La comtesse de Ségur, Sophie Rostopchine[note 1] (en russe et selon l'onomastique russe Sofia Fiodorovna Rostoptchina[note 2]), née le 1er août 1799[2] à Saint-Pétersbourg et morte le 9 février 1874 à Paris, est une femme de lettres française d'origine russe, auteur de livres pour la jeunesse, notamment la trilogie de Sophie : Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles et Les Vacances, qui racontent les bourdes et les épreuves de Sophie de Réan, victime d'une marâtre, Mme Fichini, alors que ses cousines et amies sont à la fois raisonnables et dotées d'une mère aimante. LIRE LA SUITE

L'Auberge de l'Ange Gardien

https://fr.wikipedia.org/wiki/LAuberge_de_lAnge_gardien

L'Auberge de l'Ange gardien est un roman pour enfants écrit par la comtesse de Ségur en 1863, et dédicacé à ses petits-fils, Louis et Gaston de Malaret. Sa suite est Le Général Dourakine. LIRE LA SUITE

Illustrations

de MATEJA

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