Le cheval sans tête, by Paul BERNA Editions G. P. Bibliothèque Rouge et Or 1955
Présentation de l’Editeur
Imaginez qu’un jour, en pleine rue, quelque mauvais garçon vous arrache votre plus beau jouet : que feriez-vous? C’est le problème qui se pose aux dix gosses de la « Bande des moins de 12 ans » que dirige Gaby avec une belle aurorité. Ils n’ont pour s’amuser qu’un vieux cheval à trois roues mais sans tête qui fait l’enchantement de leurs heures de loisir. Le malheur est que cette pauvre mécanique intéresse plusieurs inconnus, et que ceux-ci finissent par s’en emparer d’une manière qui n’est pas jolie du tout. Mais comment, direz-vous, un vieux cheval tout rouillé peut-il intéresser à ce point des gaillards qui ont passé l’âge de monter dessus? Ce cheval a-t-il son secret et vaudrait-il plus qu’il n’en a l’air? Voilà justement les questions qui tracassent Gaby, Fernand, Marion la fille aux chiens et tous les autres de la bande. Et puisque la police se moque de cette affaire et ne veut pas en entendre parler, nos petits détectives se débrouilleront tout seuls.
Sur ce thème policier fertile en situations fort émouvantes ou comiques, Paul BERNA met en scène une bande de gosses aux prises avec une demi-douzaine de mauvais garçons. Quelle leçon les jeunes lecteurs peuvent-ils tirer d’un pareil sujet? C’est là que Paul BERNA a innové en subordonnant tout le mécanisme d’une intrigue policière à la seule volonté de ses petits héros. Leurs qualités de cœur et d’esprit, leur gentillesse et leur spontanéité sont exaltées dans cet ouvrage follement amusant qui est en quelque sorte le roman de la solidarité enfantine où les meilleurs sentiments sont mis en lumière pour le triomphe des innocents et la confusion des malfaiteurs ridiculisés.
L’illustration de Pierre DEHAY a magistralement campé les héros de cette histoire qui passionnera tous les jeunes, garçons et filles, à partir de dix ans.
Le Jury du GRAND PRIX LITTÉRAIRE DU SALON DE L’ENFANCE composé de 10 écoliers de moins de 14 ans, sélectionnés par les Directions de l’Enseignement Public et Privé, ne s’y est pas trompé et parmi près de 200 manuscrits il a choisi “ LE CHEVAL SANS TÊTE ” par 9 voix sur 10 comme étant le plus dynamique, le plus vrai, le plus sain.
G. F. à partir de 10 ans
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
GRAND PRIX LITTERAIRE DU SALON DE L’ENFANCE 1955
Edition : ÉDITIONS G. P.,
80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)
est le quatre-vingt neuvième de la
BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR
C.OL. : 11.0282 Dépôt légal n° 435
il a été achevé d’ imprimer
pour les
EDITIONS G.P. A PARIS
en Juin 1955
Sur les presses de
la Photolith
L. Delaporte
Photogravure Clichés-Union
ILLUSTRATIONS DE PIERRE DEHAY
Plus de 60 en couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
Zidore Loche traînait par le guidon le malheureux cheval sans tête. p. 11
Roublot fit demi-tour et se carapata à toutes jambes. p. 23
Ils eurent vite entassé une cinquantaine de bouteilles… p. 31
Voleurs! criait-il, sales voleurs! p. 57
Les dix étaient là et regardaient Monsieur Roublot. p. 83
Le grand Gaby se baladait avec une tête de cochon… p. 111
Il s’étala de tout son long avec un bruit superbe. p. 127
Les chiens sautèrent sur les chasseurs d’images. p. 155
Cinq minutes suffisent pour mettre les sacs à l’abri p. 177
Gaby fit un vol plané par-dessus la poussette. p. 185
Copyright 1955 by Editions G.P. – Paris
Reliure : Pelline ivoire, dos orné, plat décoré au balancier.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte.
PRINTED IN FRANCE
Livre épuisé chez l’Editeur
EXTRAIT Le cheval sans tête, by Paul BERNA page 10

Gaby regarda machinalement autour de lui : outre la fille aux chiens, Fernand et Juan-l’Espagnol, il y avait là Berthe Gédéon et Criquet Lariqué, le petit négro du Faubourg-Bacchus.
Descendons toujours jusqu’à la rue Cécile, dit-il. On ne peut pas les laisser seuls; il y a peut-être du dégât…
En arrivant au carrefour, ils virent les autres qui débouchaient lentement du virage, sous le triste ciel de décembre. Zidore Loche traînait par le guidon le malheureux cheval-sans-tête qui ne roulait plus que sur deux roues. Tout rouge d’émotion, Tatave marchait à côté de lui en boitant un peu; il portait la troisième roue, la roue avant. Amélie Babiin, l’infirmière de la bande, fermait la marche en riant silencieusement, la bouche fendue jusqu’aux oreilles; de temps en temps, elle se retournait pour inspecter le fond de la rue des Petits-Pauvres, où quelqu’un s’époumonnait d’une voix chevrotante.
– Avec sa manie de freiner au mauvais moment, ça devait forcément lui arriver un jour!cria Zidore en approchant. Le vieux père Zigon remontait de la Nationale avec sa poussette à bouteilles. Tatave sortait du virage à ce moment-là. Moi, je ne bronche pas : il avait largement le temps de passer. Penses-tu! voilà mon Tatave qui freine à bloc avec ses deux pattes et rran! il rentre en plein dans la poussette!
Mélie jubilait. Sa figure maigriote était serrée par un fichu noir qui plaquait sa frange blonde bien peignée.
– Tatave a fait un de ces vols planés, il fallait voir ça! ajouta-t-elle. Il est passé comme un obus par-dessus les barbelés du Clos. Vrai! le père Zigon en est resté comme deux ronds de flan…
– Le vieux n’a pas de mal? demanda Gaby.
– Rien, mais on lui a cassé deux douzaines de bouteilles et il râle terriblement
– On lui en portera cinq douzaines demain soir, dit Marion. Il y en a tout plein dans un trou, derrière les vieux wagons de l’entrepôt. Personne ne connaît la cache…
Tatave avait une profonde coupure sous le genou gauche; le fond de son pantalon était toutplâtré de boue jaune.
– Bon sang de bon sang de bon sang de bon sang! répétait Tatave d’un air hébêté.
Il tendit piteusement la roue à Fernand, tandis que les autres se pressaient autour de Zidore pour ausculter le cheval-sans-tête.
Fifi, le chien préféré de Marion, flairait d’un nez méfiant la carcasse en carton et son ventre gris balafré de longues cicatrices.
– Ce coup-ci, il m’a l’air bien fichu! déclara Gaby consterné en se relevant. La fourche est cassée rasibus, les deux bouts sont restés sur la roue… Tu as fait du beau travail, Tatave!
Tatave baissa sa grosse tête rouge en reniflant.
L’accablement de la catastrophe les rendit tous muets un instant. Fernand en avait grods sur le coeur. Son cheval! il n’y en avait pas deux comme celui-là de Louvigny à Villeneuve Saint-Georges. Marion leva la main, la posa légèrement sur l’épaule de Fernand.
– Ton père nous l’arrangera peut-être, lui dit-elle à voix basse. Cette fois-ci encore…
– Je ne sais pas, répondit Fernand en secouant la tête. Une fourche cassée, tu te rends compte? c’est une grosse réparation!
Le petit Bonbon remontait de la rue Cécile en pleurant à chaudes larmes :
– C’est toujours pareil! hurlait-il. On casse le cheval, et moi je fais tintin pour mon second tour…
Le grand Gaby se pencha avec sollicitude sur le benjamin de la bande.
– Pleure pas, Bonbon! lui dit-il d’une voix bourrue. La prochaine fois, tu auras trois descentes au lieu de deux.
– Mon oeil! il n’y aura pas de prochaine fois, balbutia Bonbon suffoqué par les sanglots. Le cheval est en deux morceaux…
Tatave effondré rentrait le cou dans les épaules.
– Quand j’ai vu le vieux Zigon arriver sur la gauche, j’ai freiné sec! expliqua-t-il avec désespoir. Tout le monde en aurait fait autant.
– Mais oui! tu as freiné sec et tu es rentré dedans, c’était fatal! ricana Gaby. Il ne fallait pas freiner, mon pauvre vieux!
Tous les gosses se mirent à rigoler, sauf Marion et Fernand. Celui-ci prit la roue d’une main, le guidon de l’autre, et remonta lentement vers la maison des Douin en remorquant le cheval-sans-tête. Les autres suivirent à distance, les mains dans les poches, en discutant de l’accident.
Hormis les dix gosses et quelques chats qui se glissaient frileusement de porte en porte, il n’y avait personne dans la rue des Petits-Pauvres en cette brumeuse fin d’après-midi. Tous les hommes étaient sur les voies, aux entrepôts, dans les cabines d’aiguillage ou les ateliers. Les femmes faisaient des ménages au Quartier-Neuf ou flânaient à la foire du jeudi, qui se tenait sur la place de la Gare jusqu’à la chute du jour.
Fernand appuya soigneusement le cheval contre le mur du jardinet et se retourna vers ses amis.
– Je vais le laisser là pour le moment, leur dit-il. Comme ça, papa le verra en rentrant. S’il y a moyen de réparer la fourche, il s’y mettra tout de suite…
– Qu’est-ce qu’on fait maintenant? demanda Zidore aux autres. Il est à peine quatre heures.
– Nous pourrions faire le tour de la foire, proposa Gaby. Moi, je mangerai bien un morceau…
Ils se retournèrent vers Marion, qui était la trésorière de la bande. Elle fouilla dans les poches de son petit paletot, un vieux veston d’homme raccourci à sa taille. Elle portait là-dessous une jupette grise aussi courte qu’un tutu, d’où jaillissaient ses grandes guiboles, minces et droites comme deux bâtons.
– Nous avons juste de quoi payer une tournée de « polonais », dit-elle en recomptant ses pièces. Et encore, à la condition que Mme Macherel ne réclame pas les vingt francs de la dernière fois…
– On n’a qu’à lui envoyer quelqu’un d’autre, suggéra Gaby. Elle ne connaît pas le négro : il ne traîne jamais dans ce coin-là… Vas-y, Criquet; tu nous retrouveras devant la Gare.
Le négro tout content fila par la rue des Alliés en faisant sauter la monnaie dans le creux de sa main.
Avec ses vieux gâteaux, la boulangerie Macherel fabriquait une espèce de pudding affreusement noir et collant qui se débitait au prix de dix francs la tranche : les fameux « polonais ». C’était cher, mais cette nourriture très sucrée descendait comme du plomb dans l’estomac et vous l’endormait jusqu’à l’heure du dîner.
La bande à Gaby traversa lentement le Square de la Libération, un pan de gazon jauni encadré par les fusains déplumés. Gaby marchait en avant avec Zidore et Juan- l’Espagnol. Puis venaient Tatave, Fernand et le petit Bonbon, qui traînait rageusement les talons en écoutant son grand frère raconter pour la quatrième fois son coup de frein désastreux. Les trois filles marchaient en arrière, sautillant d’un pied sur l’autre, toujours rieuses malgré le froid noir et la mélancolie du jour finissant.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è) quatre-vingt neuvième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE ET OR |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | Dépôt légal n° 435 |
| Language | Français |
| Paperback | 191 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 320 g |
| Dimensions | 150 x 210 x 18 mm |
| Paul BERNA | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Berna Né à Lyon, Jean Sabran, de son nom complet Edmond Marie Jean Sabran, commence ses études à Lyon avant de rejoindre Fribourg et le Collège de la Villa St Jean puis Toulon et Aix-en-Provence pour le baccalauréat. En 1928, il fait son service militaire à Châlons-sur-Marne[2]. LIRE LA SUITE |
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