Le cheval sans tête, by Paul BERNA Editions G.P. PARIS Bibliothèque rouge et or Souveraine Dépôt légal 1961
Présentation de l’Editeur
Imaginez qu’un jour, en pleine rue, quelque mauvais garçon vous arrache votre plus beau jouet : que feriez-vous? C’est le problème qui se pose aux dix gosses de la « Bande des moins de 12 ans » que dirige Gaby avec une belle aurorité. Ils n’ont pour s’amuser qu’un vieux cheval à trois roues mais sans tête qui fait l’enchantement de leurs heures de loisir. Le malheur est que cette pauvre mécanique intéresse plusieurs inconnus, et que ceux-ci finissent par s’en emparer d’une manière qui n’est pas jolie du tout. Mais comment, direz-vous, un vieux cheval tout rouillé peut-il intéresser à ce point des gaillards qui ont passé l’âge de monter dessus? Ce cheval a-t-il son secret et vaudrait-il plus qu’il n’en a l’air? Voilà justement les questions quitracassent Gaby, Fernand, Marion la fille aux chiens et tous les autres de la bande. Et puisque la police se moque de cette affaire et ne veut pas en entendre parler, nos petits détectives se débrouilleront tout seuls.
Sur ce thème policier fertile en situations fort émouvantes ou comiques, Paul BERNA met en scène une bande de gosses aux prises avec une demi-douzaine de mauvais garçons. Quelle leçon les jeunes lecteurs peuvent-ils tirer d’un pareil sujet? C’est là que Paul BERNA a innové en subordonnant tout le mécanisme d’une intrigue policière à la seule volonté de ses petits héros. Leurs qualités de cœur et d’esprit, leur gentillesse et leur spontanéité sont exaltées dans cet ouvrage follement amusant qui est en quelque sorte le roman de la solidarité enfantine où les meilleurs sentiments sont mis en lumière pour le triomphe des innocents et la confusion des malfaiteurs ridiculisés.
L’illustration de Jean RESCHOFSKY a magistralement campé les héros de cette histoire qui passionnera tous les jeunes, garçons et filles, à partir de dix ans.
Le Jury du GRAND PRIX LITTÉRAIRE DU SALON DE L’ENFANCE composé de 10 écoliers de moins de 14 ans, sélectionnés par les Directions de l’Enseignement Public et Privé, ne s’y est pas trompé et parmi près de 200 manuscrits il a choisi “ LE CHEVAL SANS TÊTE ” par 9 voix sur 10 comme étant le plus dynamique, le plus vrai, le plus sain.
G. F. à partir de 10 ans
DIX joyeux gamins, dix « moineaux » de la banlieue parisienne, vous convient à participer à leurs aventures, fantaisies, bonne humeur, franchise, santé et joie de vivre, ce sont LES DIX DE LA BANDE A GABY.
Ils vous sont présentés dans LE CHEVAL SANS TÊTE (Grand Prix de Littérature du Salon de l’Enfance 1955)
Vous les retrouverez dans LE PIANO A BRETELLE et LE BOUT DU MONDE
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
GRAND PRIX LITTERAIRE DU SALON DE L’ENFANCE 1955.
Edition : ÉDITIONS G. P. – 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)
Numéro de référence : 538
GRAND PRIX LITTERAIRE DU SALON DE L’ENFANCE 1955.
est le quatre-vingt neuvième de la
BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR
Série » Souveraine »
Dépôt légal n° 435 – 2e trimestre 1961 Parution Mai 1961
il a été achevé d’ imprimer
pour les
Éditions G.P. à Paris
Sur les presses
G. Maillet et Cie
à Saint-Ouen
Photogravure S. T. O.
ILLUSTRATIONS DE JEAN RESCHOFSKY
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
Tatave a fait un de ces vols planés. p. 11
Marion poussa un coup de sifflet suraigu. p. 23
Marion connaissait le coin… p. 31
La bande surgit bientôt du virage. p. 57
Le grand Gaby se baladait avec une tête de cochon… p. 111
Il s’étala de tout son long avec un bruit superbe. p. 127
Les chiens sautèrent sur les chasseurs d’images. p. 155
Cinq minutes suffisent pour mettre les sacs à l’abri p. 177
Gaby fit un vol plané par-dessus la poussette. p. 185
© Copyright 1955 by Editions G.P. – Paris
Reliure : Pelline ivoire, dos orné, plat décoré au balancier.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto à double volets avec texte.
PRINTED IN FRANCE
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Le cheval sans tête, by Paul BERNA page 30
Marion logeait avec sa mère tout au bout de la rue des Petits-Pauvres, dans une maison d’angle très délabrée qui s’ouvrait sur le chemin de la Vache Noire. On n’avait jamais su exactement d’où cette voie semi-campagnarde tirait son nom. D’après Marion, qui l’avait sous les yeux matin et soir, la Vache Noire ne pouvait être que cette locomotive abandonnée qui se rouillait depuis trente ans sur une ancienne voie de garage, au milieu du Clos Pecqueux. On avait enlevé successivement tous les rails; il n’en restait qu’une portée à demi enterrée dans la glaise pour soutenir l’antique machine, qui dominait fièrement ces mornes dépendances ferroviaires. Brun rouge au grand soleil d’été, aussi insolite dans la prairie qu’un hippopotame dans un champ de pâquerettes, la Vache Noire ne devenait réellement noire que sous la pluie; sa silhouette funèbre s’érigeait alors d’une façon menaçante contre l’horizon blafard. La nuit, pendant les tempêtes d’automne et d’hiver, le vent d’ouest tirait de sa vieille chaudière crevée des meuglements plaintifs qui faisaient hurler à la mort les douze pensionnaires de la petite Marion.
Le lendemain soir, après l’école, Gaby emmena les plus costauds de la bande jusqu’aux terrains vagues de l’entrepôt César-Aravant. Il y avait là de vieux wagons en bois démantelés, des tas de ferraille pourrie par la rouille, des traverses à demi calcinées, des rails tordus, un vrai dépotoir! Marion connaissait le coin; elle guida ses amis vers le gisement des bouteilles vides, qui s’étendait le long du dernier wagon. Les bouteilles étaient rangées sur trois rangs, presque soudées les unes aux autres, dans une fosse que la terre meuble et l’herbe envahissante avaient fini par combler.
En faisant la chaîne, ils eurent vite entassé une cinquantaine de bouteilles dans la voiture d’enfant prêtée par Berthe Gédéon. Ceci fait, Gaby prit le chemin du Faubourg-Bacchus avec Zidore et Fernand, tous trois se relayant pour trimballer la poussette. Tatave, boiteux et faiblard, s’était esquivé avec les filles.
Le père Zigon tomba des nues en voyant pénétrer les trois gosses et leur chargement dans sa cabane en planches. Il ne se rappelait déjà plus rien. Son palace à bouteilles ne contenait pas que des litres vides, et il avait dû pinter sérieusement dans l’intervalle.
Les trois gosses revinrent en faisant un détour par la gare pour agrémenter la promenade.
– Le cheval ne vaut pas grand’chose, remarqua Gaby d’une voix mélancolique. Ce n’est qu’une vilaine carcasse en carton, trois roues et quelques tringles. Pourtant, on se sent tout démuni depuis hier… Tu crois que ton père tiendra sa promesse?
– En tout cas, il est parti ce matin avec le cheval, répondit Fernand. M. Rossi le retapera certainement, il est outillé pour ça. Nous n’avons plus qu’à attendre, mais il ne faut pas trop compter dessus pour dimanche.
– Qu’est-ce qu’on va faire! gémit Zidore effondré.
– L’Eden passe un grand film de cow-boys en couleurs, annonça Fernand. Mélie a vu les photos en allant à l’école… Sensationnel!
– Une tournée de ciné coûte vraiment trop cher, soupira Gaby. Juan et le négro n’ont jamais un sou; ce n’est pas leur faute, mais il faut bien payer pour eux… Et puis, la caisse est vide.
– Marion arrangera ça, dit Fernand.
Il y avait beaucoup de monde au Café Parisien. En passant, Gaby jeta un coup d’oeil à travers les glaces.
– Ce n’est pas souvent qu’on voit Roublot traîner par ici en dehors de la foire du jeudi, dit-il soudain à ses amis. Venez voir…
Le camelot était assis dans le fond de la salle, devant deux malabars en canadienne fourrée qui lui parlaient de tout près, le buste penché par-dessus la table. Leurs chapeaux se touchaient presque; ils devaient se raconter quelque chose de passionnant
Fernand se retourna en entendant claquer derrière lui le pas d’un promeneur pressé. Le trench-coat vert bouteille de l’inspecteur Sinet entra brusquement dans la lumière ardente du café. Zidore et Gaby se poussèrent du coude : Sinet portait sur la pommette gauche une bande de sparadrap rose vif qui tranchait drôlement sur son teint terreux. Il ne vit pas les gosses et ne s’intéressa pas davantage aux consommateurs du Café Parisien. Sa silhouette s’éclipsa rapidement dans l’ombre.
– Il a ramassé un fameux marron, ricana Gaby. Et ce n’est pas vieux…
– Il avait l’air tout content de lui, remarqua Zidore avec étonnement.
– Tu te rappelles, hier soir? ajouta Gaby. Il suivait un type entre la gare et le square de la Libération. Il s’est passé quelque chose là-bas… Mais quoi?
M.Douin rentra vers huit heures, les mains vides. Fernand n’attendait rien, mais il regarda son père avec de grands yeux, sans oser souffler mot. Le brave homme secoua la tête:
– Je n’ai pas revu M. Rossi en partant, dit-il avec un air de s’excuser. Il nous fait la réparation pour rien, et je ne peux tout de même pas lui demander d’aller plus vite…
Il plut à torrents toute la journée
du samedi. Après l’école, Fernand quitta les autres et regagna directement la rue des Petits-Pauvres, car on ne pouvait rien faire d’intéressant avec ce temps de chien.
Marion n’était pas avec lui; elle courait encore de rue en rue sous son ciré ruisselant, pour réunir les cinq cents francs que le cinéma du dimanche dévorait à la bande. Tout le monde ayant raclé ses poches, elle en avait récolté deux cent-cinquante au départ et s’était juré de trouver le reste avant la nuit.
Personne ne croyait au miracle: il n’y aurait pas plus de cheval que de cinéma.
– Pourquoi ne vendrait-on pas la cache aux bouteilles? avait suggéré Tatave. Le père Zigon ne demanderait pas mieux que d’enlever tout le lot…
– Il y a des choses qu’on ne peut pas vendre, avait répliqué Marion d’un air mauvais. Ces bouteilles appartiennent à tout le monde. Si j’ai mis le nez dessus, cela ne veut pas dire qu’on peut en disposer n’importe comment. A quoi ça ressemblerait-il de bazarder au vieux toutes les bouteilles! Nous sommes des petits pauvres, je veux bien, mais pas des enfants de margoulins…
A six heures tapant, elle passa chez les Douin. A six heures tapant, elle passa chez les Douin. Fernand gardait la maison; sa mère venait de sortir, et il s’ennuyait à pleurer.
– J’ai les cinq cents francs, et même un peu plus, lui annonça Marion avec un sourire tranquille. J’espère que les autres seron contents; mais le ciné ne vaut pas le cheval…
– Comment as-tu fait? demanda Fernand avec curiosité.
– Une vieille dame du Quartier-Neuf a complété la somme. Le vétérinaire de Louvigny-Cambrousse lui avait empoisonné son pékinois en le bourrant de médicaments; moi, je le lui ai retapé en deux jours avec une tisane d’herbes. D’habitude, je n’accepte rien pour les chiens, ça pourrait me gâter la main; mais cette fois-ci j’ai fait une exception à cause du cheval: on ne peut pas passer tout un dimanche à se regarder dans les yeux, pas vrai?
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è) quatre-vingt neuvième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE ET OR série Souveraine |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | Dépôt légal n° 435 – 2è trimestre 1961 |
| Language | Français |
| Paperback | 191 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 373 g |
| Dimensions | 150 x 205 x 15 mm |
| Paul BERNA | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Berna Né à Lyon, Jean Sabran, de son nom complet Edmond Marie Jean Sabran, commence ses études à Lyon avant de rejoindre Fribourg et le Collège de la Villa St Jean puis Toulon et Aix-en-Provence pour le baccalauréat. En 1928, il fait son service militaire à Châlons-sur-Marne[2]. LIRE LA SUITE |
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Jean RESCHOFSKY
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