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Les Locataires de la Maison Jaune, by Kate Douglas WIGGIN Hachette Bibliothèque de la Jeunesse 1941

Présentation de l’Editeur


  « MAMAN j’ai une idée! » dit Nancy un soir. Nancy a toujours des idées en quantités, et celle-la était particulièrement bonne: il s’agissait de louer la Maison Jaune…
  C’était au bord d’une rivière, une maison abandonnée, où la famille Carey avait, au cours d’une excursion, passé de si heureux moments qu’avant de la quitter elle avait planté un rosier, en guise de remerciement.
  L’idée de Nancy se réalisera: à l’ombre de ces murs hospitaliers se dérouleront les jours heureux de quatre enfants et de leur mère dont la tendresse, le courage et l’humour communicatifs gagneront tout le voisinage.

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   Hachette

BIBLIOTHEQUE DE LA JEUNESSE

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
– 321 – 5 – 1491 –

Copyright by Librairie HACHETTE, Paris,
1926.
Tous droits de reproduction, de traduc-
tion et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Brochée sur couverture papier fort.

Livre épuisé chez l’Editeur.

EXTRAIT   Les Locataires de la Maison Jaune by, Kate DOUGLAS WIGGIN   p 110


LA MAISON DES LORDS

  Les enfants Carey l’avaient découverte par hasard. Leurs courses les menaient toujours dans la rue principale du village, à la maisonnette de Popham qui était au bout du sentier conduisant à la rivière, au bureau de poste, à la boutique de Bill Harmon, à la maison du Colonel Wheeler ou à la gare.
  Un après-midi, Nancy et Kathleen se promenaient sur la route en quête de nouveaux horizons quand elles aperçurent au loin, dans un creux de terrain, une triste maison grise presque entièrement entourée de cèdres; un bouquet de peupliers à sa gauche ne faisait qu’accentuer la mélancolie du paysage et sans la grande nappe d’eau toute proche, couverte de nénuphars, l’aspect général du lieu eût été inexprimablement lugubre.
  Nancy demanda à M. POpham qui habitait la maison grise, derrière les cèdres et quand il leur eut répondu que c’était un certain M. Henry Lord, ses deux enfants et sa femme de charge, les Carey prirent l’habitude d’appeler cet endroit la Maison des Lords. (1)
  « Vous ne verrez jamais le bout de leur nez, dit M. POpham; Henry Lord n’a pas, que je sache, mis les pieds dans le village depuis des années, et les enfants n’ont jamais encore été en classe; ils ont un professeur qui vient de Portland le mardi et le vendredi, et le reste du temps ils travaillent seuls. Henry est un vrai ermite, pareil à ceux qui vivent dans les huttes sur les montagnes et, vu la manière dont il élève ses enfants, ils deviendront aussi bizarres que lui.
  – La mère est donc morte? » demanda Mme Carey.
  « Oui, depuis quatre ans; et c’est tant mieux pour elle. Le monde est drôlement fait… (ce qui ne veut pas dire que je saurais en fabriquer un meilleur; quand je vois des gens se plaindre, je leur dis: « Voyons, si on vous donnait tous les matériaux nécessaires, pourriez-vous construire un monde plus réussi que celui-ci? à plus forte raison, si vous étiez obligé de fournir les matériaux vous-même comme l’a fait le Seigneur. Je voudrais bien vous y voir! ») Qu’est-ce que je disais? que le monde était drôlement fait: on boucle les voleurs, les assassins, ceux qui battent leurs femmes (j’ai toujours pensé que ceux-là ne méritaient qu’une petite réprimande car il y a des chances pour qu’ils aient été poussés à bout), ceux qui troublent l’ordre et bien d’autres; et pourtant la loi ne trouve rien à redire à un homme comme Hen Lord. (J’ai été à l’école avec lui et je l’appellerai Hen chaque fois que ça me plaira, bien qu’il ait été professeur dans un collège et qu’il prétende être docteur – que le diable l’emporte!)
  – Docteur en quoi? demanda Mme Carey.
  – Est-ce que je sais! En tout cas, je n’aurais pas confiance en lui, même pour soigner un chat.
  – On n’est pas forcément docteur en médecine, interrompit Gilbert; mon grand-père Alexander Carey était docteur en droit.
  – Qu’a fait M. Lord pour se rendre si impopulaire? demanda Mme Carey.
  – Ce qu’il a fait? C’est-à-dire que depuis qu’il est au monde il n’a rien fait de ce qu’il devait faire. Il obéit au commandement: « Tu ne feras point. » Voilà ce qu’il fait, Hen Lord! Il a négligé sa femme, il l’a glacée jusqu’au sang et elle est morte de terreur, pauvre petite créature! Il a abandonné sa situation et il s’est enfermé avec sa famille dans ce tombeau de maison pour pouvoir étudier dans ses livres. Mon garçon connaît son fils et je vous certifie que l’existence qu’il fait mener à ses enfants donne la chair de poule. Un jour que j’en aurai le couage, il faudra que j’aille mettre le feu à sa maison et si j’ai la chance de pincerHen dedans, personne, dans le village, ne portera son deuil; mais jusqu’à présent je n’ai pas pu obtenir de Maria la permission de devenir incendiaire: elle dit que je lui manquerais trop pendant que je serais en prison; l’été, elle a besoin de moi pour travailler et l’hiver elle n’aurait plus personne à rabrouer si j’étais bouclé! »
  M. Popham n’exagérait pas, au contraire, dans ses récits sur la famille Lord. Henry Lord, ayant à son actif le titre de docteur ès sciences, avait été professeur de zoologie dans un collège de la Nouvelle-Angleterre, mais avait donné sa démission pour pouvoir écrire une série de manuels scientifiques. Il avait toujours été irritable, froid, indifférent et l’était devenu davantage encore à mesure que les années passaient. Si, au lieu d’être pâle et timide, sa femme avait été un petit tyran rose et espiègle, les choses eussent peut-être été modifiées; quoi qu’il en soit, les enfants n’avaient d’autres souvenirs que celui de paroles et de reproches amers du côté de leur père, de tristes regards et de larmes du côté de leur mère. Un jour vint où la pauvre petite ombre de femme se laissa languissamment glisser à la tombe et où une certaine Mme Bangs, aux yeux gris et au menton ferme, vint tenir la maison.
  – Il est impossible d’imaginer une créature plus isolée que l’était Olive Lord à seize ans. Elle était toute menue pour son âge, avait un petit visage pâle et allongé, un menton pointu, des sourcils très marqués et d’une belle courbe, une forêt de cheveux noirs en désordre. Rien ne l’intéressait, hormis son jeune frère Cyril, délicat et timide (qui vivait dans une terreur continuelle de leur père), et une passion dévorante qu’elle avait pour le dessin. A dix ans, elle dessinait le chien, le chat, la poule, les poussins, et coloriait ses dessins avec des couleurs que lui donnait sa mère; tout ce qui frappait en elle le sens de la beauté était immédiatement transféré sur la toile ou sur le papier. Pendant les années qui avaient précédé la mort de sa mère elle avait pris des leçons avec un professeur de Portland, mais elle les avait prises en cachette de son père, et sa mère les payait avec l’argent attribué aux dépenses du ménage, car un des plus graves défauts de M. Lord était une extrême parcimonie, équivalant presque à de l’avarice.
 

  1. The House of Lords, c’est le nom anglais de la Chambre des Lords du Parlement britannique.

 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   BIBLIOTHEQUE DE LA JEUNESSE
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal Néant
Language Français
Paperback 248 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 180 g
Dimensions 115 x 160 x 20 mm

LIENS   UTILES
HACHETTE   BIBLIOTHÈQUE DE LA JEUNESSE Liste ouvrages.
Kate Douglas WIGGIN

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kate_Douglas_Wiggin

Kate Douglas Wiggin, née Kate Douglas Smith le 28 septembre 1856 à Philadelphie dans l'État de la Pennsylvanie et morte le 24 août 1923 à Harrow dans la banlieue de Londres, est une enseignante, pédagogue, essayiste et romancière américaine notamment connue par le son roman Rebecca du ruisseau ensoleillé (Rebecca of Sunnybrook Farm, 1903), adapté plusieurs fois au théâtre puis au cinéma LIRE LA SUITE

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