ROBUR le conquérant, by Jules VERNE Le Livre de Poche Jules VERNE Dépôt légal 1966
Présentation de l’Editeur
Quel émoi dans Philadelphie! Dès les premières heures, on savait ce qui s’était passé la veille à la séance du Weldon-Institute : l’apparition d’un mystérieux personnage, un certain ingénieur nommé Robur – Robur le Conquérant! – la lutte qu’il semblait vouloir engager contre les ballonistes, puis sa disparition inexplicable. Mais ce fut bien une autre affaire, lorsque toute la ville apprit que le président et le secrétaire du club, eux aussi, avaient disparu! C’est à bord de « L’Albatros », une prodigieuse machine volante, que nous retrouverons Uncle Prudent et Phil Evans. Enlevés par Robur, ils vont, bien malgré eux, survoler le monde, vivre des aventures inouïes… Mais nos deux farouches ennemis des appareils « plus lourds que l’air » ne s’avouent pas vaincus et feront tout pour s’échapper… Robur le Conquérant, un roman prémonitoire où Jules VERNE envisage avec une précision et une intelligence remarquables toutes les possibilités futures de l’aviation.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : BIBLIOTHÈQUE
D’ÉDUCATION ET DE RÉCRÉATION
J. HETZEL ET Cie, 18 RUE JACOB
PARIS
LE LIVRE DE POCHE JULES VERNE – 4 rue de Galliéra, Paris.
roman paru en 1886
LES VOYAGES EXTRAORDINAIRES
COURONNÉS PAR L’ACADÉMIE FRANÇAISE
45 DESSINS PAR BENETT
BRODARD ET TAUPIN – IMPRIMEUR – RELIEUR
Paris-Coulommiers – France.
2091/2 – II – 1 – 1175 – Dépôt légal n° 5247, 1er trimestre 1966.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
© Librairie Hachette, 1966.
Reliure : Broché sur carton souple.
Photo Gaston Rebuffat
Prix neuf éditeur : 3 F (t.l.i)
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Robur le conquérant, by Jules VERNE page 74

Comme Uncle Prudent et Phil Evans sentaient la faim les aiguillonner vivement, ce n’était pas le cas de faire des cérémonies. Un repas n’engage à rien, et lorsque Robur les aurait remis à terre, ils comptaient bien reprendre vis-à-vis de lui leur entière liberté d’action.
Tous deux furent alors conduits vers le roufle de l’arrière, dans un petit « dining-room » Là se trouvait une table proprement servie, à laquelle ils devaient manger à part pendant le voyage. Pour plats, différentes conserves, et, entre autres, une sorte de pain, composé en parties égales de farine et de viande réduite en poudre, relevée d’un peu de lard, lequel, bouilli dans l’eau, donne un potage excellent; puis, des tranches de jambon frit, et du thé pour boisson.
De son côté, Frycollin n’avait pas été oublié. A l’avant, il
avait trouvé une forte soupe de ce pain. En vérité, il fallait qu’il eût belle faim pour manger, car ses mâchoires tremblaient de peur et auraient pu lui refuser tout service.
« Si ça cassait!… Si ça cassait! » répétait le malheureux Nègre.
De là, des transes continuelles. Qu’on y songe! Une chute de quinze cents mètres qui l’aurait réduit à l’état de pâtée!
Une heure après, Uncle Prudent et Phil Evans reparurent sur la plate-forme. Robur n’y était plus. A l’arrière, l’homme de barre, dans sa cage vitrée, l’œil fixé sur la boussole, suivait imperturbablement, sans une hésitation, la route donnée par l’ingénieur.
Quant au reste du personnel, le déjeuner le retenait probablement dans son poste. Seul, un aide-mécanicien, préposé à la surveillance des machines, se promenait d’un roufle à l’autre.
Cependant, si la vitesse de l’appareil était grande, les deux collègues n’en pouvaient juger qu’imparfaitement, bien que l’Albatros fût alors sorti de la zone des nuages et que le sol se montrât à quinze cents mètres au-dessus.
« C’est à n’y pas croire! dit Phil Evans.
– N’ y croyons pas, » répondit Uncle Prudent.
Ils allèrent alors se placer à l’avant et portèrent leurs regards vers l’horizon de l’ouest.
« Ah! une autre ville! dit Phil Evans.
– Pouvez-vous la reconnaître?
– Oui! Il me semble bien que c’est Montréal.
– Montréal?… Mais nous n’avons quitté Québec que depuis deux heures tout au plus!
– Cela prouve que cette machine se déplace avec une rapidité d’au moins vingt-cinq lieues à l’heure. »
En effet, c’était la vitesse de l’aéronef, et, si les passagers ne se sentaient pas incommodés, c’est qu’ils marchaient alors dans le sens du vent. Par un temps calme, cette vitesse les eût considérablement gênés, puisque c’est à peu près celle d’un express. Par vent contraire, il aurait été impossible de la supporter.
Phil Evans ne se trompait pas. Au-dessus de l’Albatros apparaissait Montréal, très reconnaissable au Victoria-Bridge, pont tubutaire jeté sur le Saint-Laurent comme le viaduc du railway sur la lagune de Venise. Puis, on distinguait ses larges rues, ses immenses magasins, les palais de ses banques, sa cathédrale, basilique récemment construite sur le modèle de Saint-Pierre de Rome, enfin le Mont-Royal, qui domine l’ensemble de la ville et dont on a fait un parc magnifique. Il était heureux que Phil Evans eût déjà visité les principales villes du Canada. Il put ainsi en reconnaître quelques-unes sans questionner Robur. Après Montréal, vers une heure et demie du soir, ils passèrent sur Ottawa, dont les chutes, vues de haut, ressemblaient à une vaste chaudière en ébullition qui débordait en bouillonnements de l’effet le plus grandiose.
« Voilà le palais du Parlement, » dit Phil Evans.
Et il montrait une sorte de joujou de Nuremberg, planté sur une colline. Ce joujou, avec son architecture polychrome, ressemblait au Parliament-House de Londres, comme la cathédrale de Montréal ressemblait à Saint-Pierre de Rome. Mais peu importait, il n’était pas contestable que ce fut Ottawa.
Bientôt cette cité ne tarda pas à se rapetisser à l’horizon et ne forma plus qu’une tache lumineuse sur le sol.
Il était deux heures à peu près, lorsque Robur reparut. Son contremaître, Tom Turner, l’accompagnait. Il ne lui dit que trois mots. Celui-ci les transmit aux deux aides, postés dans les roufles de l’avant et de l’arrière. Sur un signe, le timonier modifia la direction de l’Albatros, de manière à porter de deux degrés au sud-ouest. En même temps, Uncle Prudent et Phil Evans purent constater qu’une vitesse plus grande venait d’être imprimée aux propulseurs de l’aéronef.
En réalité, cette vitesse aurait pu être doublée encore et dépasser tout ce qu’on a obtenu jusqu’ici des plus rapides engins de locomotion terrestre.
Qu’on en juge! Les torpilleurs peuvent faire vingt-deux nœuds ou quarante kilomètres à l’heure; les trains sur les railways anglais et français, cent; les bateaux à patins sur les rivières glacées des Etats-Unis, cent quinze; une machine, construite dans les ateliers de Patterson, à roue d’engrenage, en a fait cent trente sur la ligne du lac Erié, et une autre locomotive, entre Trenton et Jersey, cent trente-sept.
Or, l’Albatros, avec le maximum de puissance de ses propulseurs, pouvait se lancer à raison de deux cents kilomètres à l’heure, soit près de cinquante mètres par seconde.
Eh bien, cette vitesse est celle de l’ouragan qui déracine les arbres, celle d’un certain coup de vent qui, pendant l’orage du 21 septembre 1881, à Cahors, se déplaça à raison de cent quatre-vingt-quatorze kilomètres. C’est la vitesse moyenne du pigeon voyageur, laquelle n’est dépassée que par le vol de l’hirondelle ordinaire (67 mètres à la seconde), et par celui du martinet (89 mètres).
En un mot, ainsi que l’avait dit Robur, l’Albatros, en développant toute la force de ses hélices, eût pu faire le tour du monde en deux cents heures, c’est-à-dire en moins de huit jours!
Que le globe possédât à cette époque quatre cent cinquante mille kilomètres de voies ferrées – soit onze fois le tour de la terre à l’Equateur – peu lui importait, à cette machine volante! N’avait-elle pas pour point d’appui tout l’air de l’espace?
Est-il besoin de l’ajouter, maintenant? Ce phénomène dont l’apparition avait tant intrigué le public des deux mondes, c’était l’aéronef de l’ingénieur. Cette trompette qui jetait ses éclatantes fanfares au milieu des airs, c’était celle du contremaître Tom Turner. Ce pavillon, planté sur les principaux monuments de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique, c’était le pavillon de Robur-le-Conquérant et de son Albatros.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | LE LIVRE DE POCHE JULES VERNE |
| Dépôt Légal | 2091/2 – II – 1 – 1175 Dépôt légal n° 5247, 1er trimestre 1966. |
| Language | Français |
| Paperback | 250 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 180 g |
| Dimensions | 110 x 165 x 16 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
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| ŒUVRES Jules VERNE | Bibliographie. Editeurs : Hachette, Le LIvre de Poche. |
| Robur le Conquérant | https://fr.wikipedia.org/wiki/Robur-le-Conqurant Le roman paraît d'abord en feuilleton dans le Journal des débats politiques et littéraires, du 29 juin au 18 août 1886[1], puis en volume la même année chez Hetzel. LIRE LA SUITE |
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