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Une ville flottante, by Jules VERNE Hachette Bibliothèque verte 1947

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHÈQUE VERTE

ILLUSTRATIONS DE G. DUTRAC
Couleurs pleines pages hors – texte. annotées

UN PIGNON DE LA MACHINE AYANT CASSÉ…   page 27
C’ÉTAIT UN TROIS-MATS, RASÉ DE SA NATURE…   page 55
« CE SILLAGE EST VRAIMENT MAGNIFIQUE… »   page 69
LA VITESSE DU NAVIRE NE S’ÉTAIT PAS ACCRUE.   91.
FABIAN RETOMBA, PRESQUE AGENOUILLÉ.   page 103
LES HOURRAS ÉCLATAIENT DE TOUTES PARTS!   page 111
« TENEZ-VOUS CE SOUFFLET POUR REÇU? »   page 133
« ALLEZ, MESSIEURS », DIT LE CAPITAINE CORSICAN.   page 159

– Dépôt légal n° 4811 –

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
– 6429 – 7 – 1947 –

Copyright by Librairie Hachette, Paris 1943
Tous droits de traduction, de repro-
duction réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage en percaline verte.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs.

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Une ville flottante, by Jules VERNE   page : 155


Une ville flottante by Jules VERNE

  L’orage était formé. La lutte des éléments allait commencer. Une épaisse voûte de nuages de teinte uniforme s’arrondissait au-dessus de nous. L’atmosphère offrait un aspect colonneux. La nature voulait évidemment justifier les pressentiments du docteur Pitferge. Le steam-ship ralentissait peu à peu sa marche. Les roues ne donnaient plus que trois ou quatre tours à la minute. Par les soupapes entrouvertes s’échappaient des tourbillons de vapeur blanche. Les chaînes des ancres étaient parées. A la corne d’artimon flottait le pavillon britannique. Le capitaine Anderson avait pris toutes ses dispositions pour le mouillage. Du haut du tambour de tribord, le pilote, d’un signe de la main, faisait évoluer le steam-ship dans les étroites passes. Mais le reflux renvoyait déjà, et la barre qui coupe l’embouchure de l’Hudson ne pouvait plus être franchie par le Great-Eastern. Force était d’attendre la pleine mer du lendemain. Un jour encore!
  A cinq heures moins le quart, sur un ordre du pilote, les ancres furent envoyées par le fond. Les chaînes coururent à travers les écubiers avec un fracas comparable à celui du tonnerre. Je crus même, un instant, que l’orage commençait. Lorsque les pattes eurent mordu le sable, le steam-ship évita sous la poussée du jusant et demeura immobile. Pas une seule ondulation ne dénivelait la mer. Le Great-Eastern n’était plus qu’un îlot.
  En ce moment, la trompette du steward retentit pour la dernière fois. Elle appelait les passagers au dîner d’adieu. La Société des Affréteurs allait prodiguer le champagne à ses hôtes. Pas un n’eût voulu manquer à l’appel. Un quart d’heure après, les salons regorgeaient de convives, et le pont était désert.
  Sept personnes, toutefois, devaient laisser leur place inoccupée, les deux adversaires dont la vie allait se jouer dans un duel, et les quatre témoins et le docteur qui les assistaient. L’heure de cette rencontre était bien choisie. Le lieu du combat également. Personne sur le pont. Les passagers étaient descendus aux « dining-rooms », les matelots dans leur poste, les officiers à leur cantine particulière. Plus un seul timonier à l’arrière, le steam-ship étant immobile sur ses ancres.
  A cinq heures dix minutes, le docteur et moi, nous fûmes rejoints par Fabian et le capitaine Corsican. Je n’avais pas vu Fabian depuis la scène du jeu. Il me parut triste, mais extrêmement calme. Cette rencontre ne le préoccupait pas. Ses pensées étaient ailleurs, et ses regards inquiets cherchaient toujours Ellen. Il se contenta de me tendre la main sans prononcer une parole.
  « Harris Drake n’est pas encore arrivé? me demanda le czapitaine Corsican.
  – Pas encore, répondis-je.
  – Allons à l’arrière. C’est là le lieu du rendez-vous. »
  Fabian, le capitaine Corsican et moi, nous suivîmes le grand roufle. Le ciel s’obscurcissait. De sourds grondements roulaient à l’horizon. C’était comme une basse continue sur laquelle se détachaient vivement les hourras et les « hips » qui s’échappaient des salons. Quelques éclairs éloignés scarifiaient l’épaisse voûte de nuages. L’électricité, violemment tendue, saturait l’atmosphère.
  A cinq heures vingt minutes, Harry Drake et ses deux témoins arrivèrent. Ces messieurs nous saluèrent, et leur salut fut strictement rendu. Drake ne prononça pas un seul mot. Sa figure marquait cependant une animation mal contenue. Il jeta sur Fabian un regard de haine. Fabian, appuyé contre le caillebotis, ne le vit même pas. Il était perdu dans une contemplation profonde, et il semblait ne pas songer encore au rôle qu’il avait à jouer dans ce drame.
  Cependant, le capitaine Corsican s’adressant au Yankee, l’un des témoins de Drake, lui demanda les épées. Celui-ci les présenta. C’étaient des épées de combat, dont la coquille pleine protège entièrement la main qui les tient. Corsican les prit, les fit plier, les mesura et en laissa choisir une au Yankee. Harry Drake, pendant ces préparatifs, avait jeté son chapeau, ôté son habit, dégrafé sa chemise, retourné ses manchettes. Puis il saisit l’épée. Je vis alors qu’il était gaucher. Avantage incontestable pour lui, habitué à tirer avec des droitiers.
  Fabian n’avait pas encore quitté sa place. On eût cru que ces préparatifs ne le regardaient pas. Le capitaine Corsican s’avança, le toucha de la main, et lui présenta l’épée. Fabian regarda ce fer qui étincelait, et il sembla que toute sa mémoire lui revenait en ce moment.
  Il prit l’épée d’une main ferme:
  « C’est juste, murmura-t-il. Je me souviens! »
  Puis il se placa devant Harry Drake, qui tomba aussitôt en garde. Dans cet espace restreint, rompre était presque impossible. Celui des deux adversaires qui se fût acculé aux parois eût été fort mal pris. Il fallait pour ainsi dire se battre sur place.
  « Allez, messieurs », dit le capitaine Corsican.
  Les épées s’engagèrent aussitôt. Dès les premiers froissements du fer, quelques rapides « une, deux », portés de part et d’autre, certains dégagements et des ripostes du « tac au tac » me prouvèrent que Fabian et Drake devaient être à peu près d’égale force. J’augurai bien de Fabian; il était froid, maître de lui, sans colère, presque indifférent au combat, moins ému certainement que ses propres témoins. Harry Drake, au contraire, le regardait d’un œil injecté; ses dents apparaissaient sous sa lèvre à demi relevée; sa tête était ramassée dans ses épaules, et sa physionomie offrait les symptômes d’une haine violente, qui ne lui laissait pas tout son sang-froid. Il était venu là pour tuer, et il voulait tuer.
  Après un premier engagement qui dura quelques minutes, les épées s’abaissèrent. Aucun des adversaires n’avait été touché. Une simple éraflure se dessinait sur la manche de Fabian. Drake et lui se reposaient, et Drake essuyait la sueur qui inondait son visage.
  L’orage se déchaînait alors dans toute sa fureur. Les roulements du tonnerre ne discontinuaient pas, et de violents fracas s’en détachaient par instants. L’électricité se développait avec une intensité telle, que les épées s’empanachaient d’une aigrette lumineuse, comme des paratonnerres azu milieu de nuages orageux.
  Après quelques moments de repos, le capitaine Corsican donna de nouveau le signal de reprise. Fabian et Harry Drake retombèrent en garde.
  Cette reprise fut beaucoup plus animée que la première, Fabian se défendant avec un calme étonnant, Drake attaquant avec rage. Plusieurs fois, après un coup furieux, j’attendis une riposte de Fabian qui ne fut même pas essayée.
  Tout d’un coup, sur un dégagement en tierce, Drake se fendit. Je crus que Fabian était touché en pleine poitrine. Mais il avait rompu, et sur ce coup porté trop bas, parant quinte, il avait frappé l’épée de Harry d’un coup sec. Celui-ci se releva en se couvrant par un rapide demi-cercle, tandis que les éclairs déchiraient la nue au-dessus de nos têtes.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   BIBLIOTHEQUE VERTE percaline
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal – Dépôt légal 4811 –
Language Français
Paperback 191 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 160 g
Dimensions 120 x 170 x 15 mm

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Vint mille lieues sous les mers. Le Tour du Monde en 80 jours suivi de : Le Rayon-Vert. Voyage au centre de la terre suivi de : Les Indes noires.
Les enfants du capitaine Grant. L’île mystérieux. La Jangada.
Deux ans de vacances. Cinq semaines en ballon suivi de : Une ville flottante. Le chateau des Carpathes suivi de : Le sectret de Wilhelm Storitz.
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Le phare du bout du monde suivi de : Le Chancellor. Voyages et aventures du capitaine Hatteras. De la Terre à la Lune, suivi de : Autour de la Lune.
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Illustrations

G DUTRIAC

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