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Le loup blanc, by Paul FEVAL Hachette Bibliohèque verte 1953

Présentation de l’Editeur


NICOLAS TREML DE LA TREMBLAYS, seigneur breton, a décidé d’aller venger sa chère Bretagne des exactions du régent Philippe d’Orléans en provoquant celui-ci en duel. Il sait que l’expédition lui sera fatale et confie la tutelle de son petit-fils Georges (dont il est l’unique soutien), ainsi que son château et son domaine à Hervé de Vaunoy.
  Maître des lieux, Vaunoy s’approprie tous les biens dont il avait la garde et se débarasse du petit Georges en le jetant dans un étang. Mais Jean Blanc, le demi-monstre qui vit au cœur de la forêt, est témoin du crime et sauve l’enfant… qui, bientôt, lui échappe et disparaît.
  Les années passent. Hervé de Vaunoy jouit de la fortune usurpée. Mais, quelques part, l’ombre de Georges vit et grandit, Georges qui, d’un instant à l’autre, peut venir réclamer son patrimoine et rétablir la justice…

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


EDITION :   Hachette

BIBLIOTHEQUE VERTE

ILLUSTRATIONS DE JEAN RESCHOFSKY
noir & blanc pleine page in texte annotées.

IL COMPTA CENT MILLE LIVRES TOURNOIS…   (p. 23.)
CE DISANT, M. DE LA TREMBLAYS DÉGAINA…   (p. 51.)
MARIE N’ETAIT PLUS QU’A QUELQUES PAS DE DIDIER…   p. 83
AU PREMIER APPEL, ILS SE LEVERENT.   (p. 143.)
VAUNOY AVAIT PLUS DE PEUR QUE DE MAL…   (p. 193.)
IL Y EUT UN COURT CLIQUETIS…   (p. 207.)
VAUNOY SE SENTIT SOULEVER DE TERRE…  (p. 225.)
« QUOI QUE TU FASSES, HERVE DE VAUNOY, TU ES VAINCU… »   (p. 253.)

– Dépôt légal 1737 –

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
– 9157 -5- 1953 –

Copyright 1953 Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   cartonnée éditeur en percaline verte.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte.

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Le loup blanc, by Paul FÉVAL   page 81


Le Loup blanc, by Paul FEVAL -image-50-150

  A cette époque, la reine des salons dans la capitale bretonne était Mlle Alix de Vaunoy de la Tremlays, noble créature dont le charmant visage était moins parfait que l’esprit, et dont l’esprit ne valait point encore le cœur. Didier l’avait vue au palais même du prince gouverneur qui, pendant son séjour dans la province, tenait une véritable cour. Il s’était senti attiré vers elle.
  Alix, de son côté, n’avait point dissimulé le plaisir que lui causait cette recherche. Le monde avait remarqué leur naissance et mutuelle sympathie.
  M. de Vaunoy seul semblait ne s’en point apercevoir ou y prêter volontairement les mains, ce qui surprenait fort chacun.
  On savait, en effet, que Vaunoy avait pour l’établissement de sa fille unique des prétentions fort élevées, et qui ne s’attaquaient à rien moins qu’à M. de Béchameil, marquis de Nointel, intendant royal de l’impôt et l’un des plus opulents financiers qui fussent alors en Europe.
  Nonobstant cela, Vaunoy, qui avait d’abord regardé le jeune officier de fortune avec un dédain tout particulier, l’attira bientôt chez lui et lui fit fête tout autant qu’aux héritiers des plus puissantes maisons.
  Si ce n’eût point été là une circonstance positivement insignifiante pour le public, on aurait pu remarquer que ce changement avait coïncidé avec l’acquisition que fit Vaunoy d’un certain Lapierre, valet du prince gouverneur.
  Mais il n’était point probable, en vérité, que cette révolution d’antichambre eût pu influer en rien sur la conduite ultérieure du riche maître de La Tremlays.
  Quoi qu’il en soit, un soir que Didier sortait de l’hôtel de Vaunoy, le cœur tout plein d’espérances, il fut attaqué dans la rue par trois estafiers qui le poussèrent rudement. Il n’avait que son épée de bal, mais il s’en servit comme il faut; les trois estafiers en furent pour leurs peines et les horions qu’ils reçurent.
  Didier, blessé, rentra au palais du gouvernement; l’affaire n’eut point de suite, parce que le comte de Toulouse quitta Rennes quelques jours après.
  Mais ce n’était pas là le seul souvenir du capitaine Didier. Il en avait un autre beaucoup plus humble, qui restait plus avant peut-être dans son cœur. C’était une blonde fille de la forêt dont nous avons déjà prononcé le nom.
  En ce moment encore, couché sur l’herbe et bercé par ses méditations, il ne songeait point à Mlle de Vaunoy, et c’était la pure et gracieuse image de Fleur-des-Genêts qui souriait au fond de sa pensée.
  Il rêvait, et ne s’en rendait point compte, à cette douce et chaste tendresse qui avait embelli quelques jours de sa vie quand il était encore presque adolescent. Les Loups, l’impôt, la bataille prochaine, rien de tout cela pour lui n’existait en ce moment. Les arbres de la vieille forêt lui parlaient de sa vision d’autrefois.
  « Si elle venait! » murmura-t-il en glissant son regard dans les sombres profondeurs des taillis.
  Ce qui pouvait lui venir le plus probablement, c’était la balle de quelque Loup, car il avait jeté sous lui son manteau, et les broderies de son uniforme brillaient maintenant sans voile.
  Mais il y a un Dieu pour les capitaines qui rêvent. Une voix douce et lointaine encore sembla répondre à son aspiration. Il tendit l’oreille. La voix approchait. Elle chantait la complainte d’Arthur de Bretagne.
  Didier écoutait avec délices cette voix et cette mélodie connues. A mesure que la voix approchait, les paroles devenaient plus distinctes. Fleur-des-Genêts chantait ce passage de la complainte populaire où Constance de Bretagne commence à désespérer de revoir son malheureux fils. Nous traduisons le patois des paysans d’Ile-et-Vilaine.
  Marie disait :
 

Elle attendait, car pauvre mère
  Longtemps espère.
Elle attendait, le cœur marri,
  Son fils chéri,
 

Elle mettait son âme entière
  Dans sa prière,
Et disait : « Rends-moi mon enfant!
  Dieu tout-puissant! »

 

  Marie n’était plus qu’à quelques pas de Didier, mais ils ne se voyaient point encore, tant le taillis était épais. Le capitaine retenait son souffle.
  Marie poursuivit, répétant, suivant l’usage, les deux derniers vers en guise de refrain :
 

Et disait : « Rends-moi mon enfant!
  Dieu tout-puissant!
Arthur! Arthur! Hélas! absence
  Brise espérance :
Le faible est au pouvoir du fort
  Jusqu’à la mort! »

 

  Le caractère de ce chant est une mélancolie tendre et si profonde que le ménétrier qui le dit à un rustique auditoire est certain d’avance d’un succès de larmes. Il semblait que la pauvre Marie rapportât à elle-même le sens des deux derniers vers, car le chant tomba de ses lèvres comme un harmonieux gémissement.
  « Fleur-des-Genêts! » murmura Didier.
  Elle entendit et perça d’un bond le fourré.
  Lorsqu’elle aperçut enfin le capitaine, ses genoux fléchirent; elle s’affaissa sur elle-même en levant ses grands yeux au ciel, et son coeur s’élança vers Dieu.
  Cette âme candide et virginale ignorait les artifices du mensonge; elle lui raconta ses craintes et ses espérances et combien elle avait prié pour son retour; ainsi se prolongea longtemps avec tout le charme et la naïveté de l’innocence, cet entretien touchant qui devait avoir une influence décisive sur leur destinée.
 


Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE     BIBLIOTHÈQUE VERTE
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal – Dépôt légal 1737 –
Language Français
Paperback 256 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 210 g
Dimensions 120 x 170 x 16 mm

LIENS   UTILES
FORUM   LIVRES D’ENFANTS Vos lectures, de l’adolescence à l’âge adulte.
Les grands écrivains   Sam 29 Aoû 2015 – 16:49   par Joyadamson
UNIFRANCE   Fims & Programmes Lagardère   Un long métrage de Jean-Pierre DECOURT.

 

Du même Auteur

Paul FEVAL

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Fval

Paul Féval est un écrivain français né le 29 septembre 1816 à Rennes[1] et mort le 7 mars 1887 dans le 7e arrondissement de Paris. LIRE LA SUITE

Illustrations

Jean RESCHOFSKI

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