«FORMIDABLE! Le Sénégal! Formidable! » s’écrie le Tondu, jetant en l’air son béret, comme dans les grandes circonstances. Les Six Compagnons, invités à passer huit jours en Afrique, laissent éclater leur enthousiasme. Pourtant, à peine arrivés à destination, ils découvrent dans la nuit, grâce à leur chien Kafi, un piroguier inanimé. Le malheureux s’est rendu sur une petite île, au large de son village, et des inconnus l’ont assailli et menacé de mort au cas où il tenterait de revenir. Le voyage des Six Compagnonce de façon dramatique…
MrCHAVANOZ raccroche le téléphone et, le visage contracté, se tourne vers les Compagnons. « Voici exactement ce que j’ai entendu : votre fils René est en lieu sûr. Il rentrera vendredi. Surtout ne prévenez personne. Si la police s’en mêle, vous ne le reverrez plus. A bon entendeur, salut! » Les Six Compagnons sont abasourdis. René prisonnier?… C’est parce qu’ils lui ont demandé de suivre deux étranges skieurs de fond qu’il a disparu. Mais il y a Kafi, Kafi qui peut retrouver une piste même dans la neige la plus profonde. Les Compagnons décident de délivrer très vite leur ami pour déjouer les plans de ses ravisseurs.
Les Six compagnons ont un nouvel ami : Angelo, le jeune guitariste portugais qui chante dans une péniche-restaurant amarrée sur la Saône. Brusquement, Angelo disparaît, et le brave chien Kafi retrouve sa trace devant la vitrine d’une bijouterie cambriolée.
Le sympathique chanteur serait-il devenu un gangster? Mady et ses camarades n’arrivent pas à le croire. Kafi, suivant toujours la piste, flaire avec insistance la cale de la péniche. Alors Tidou se décide : « Si on plongeait dans la Saône pour examiner la coque? » propose-t-il.
ROXANE, Cyril et Reginald – les cousins de la vile dont la maison a été détruite par un incendie – s’installent à la ferme des Houx. Ils sont à quelques kilomètres des Tourelles, la ferme des cousins des champs : Jack, Jane et Suzanne. Heureusement pour eux! Car on ne s’improvise pas fermier. Il y a un travail fou : des animaux à soigner, une maison à diriger, des braconniers à surveiller… au moindre relâchement, c’est la catastrophe : le bétail dépérit, les domestiques s’en vont, rien ne va plus dans la ferme. Mais il en faudrait davantage pour décourager six cousins bien décidés
à réussir!
C’EST décidé Oui-Oui va partir en vacances! Pour changer un peu, le petit chauffeur de taxi a l’idée de quitter le Pays des Jouets… à pied. Vive la liberté! Pour commencer, il va explorer le Bois des Lutins, où l’on trouve de si jolies fleurs. De joiles fleurs, oui, mais aussi de drôles de voyous! Prends garde à toi, Oui-Oui!
Très cher enfant, tu es encore trop petit pour être le petit JACQUES des VACANCES, mais tu seras, j’en suis sûre, ausi bon, aussi aimable, aussi généreux et aussi brave que lui. Plus tard, sois excellent comme PAUL, et, plus tard encore, sois vaillant, dévoué, chrétien comme M. DE ROSBOURG. C’est le voeu de ta grand-mère, qui t’aime et qui te bénit.
Dans ce livre, qui fait suite aux Petites filles modèles, nous retrouvons Camille et Madeleine, toujours si sages, la pétulante Marguerite de Rosbourg, et enfin la si sympathique Sophie. Leurs trois cousins arrivent à Fleurville pour passer les vacances avec elles. Aucun ne se doute encore que leur vie va être bouleversée d’une manière aussi imprévue que merveilleuse…
F. G. de 6 à 10 ans
A MON PETIT-FILS
JACQUES DE PITRAY
Très cher enfant, tu es encore trop petit pour être le petit JACQUES des VACANCES, mais tu seras, j’en suis sûre, ausi bon, aussi aimable, aussi généreux et aussi brave que lui. Plus tard, sois excellent comme PAUL, et, plus tard encore, sois vaillant, dévoué, chrétien comme M. DE ROSBOURG. C’est le voeu de ta grand-mère, qui t’aime et qui te bénit.
CES admirables récits sont tous devenus célèbres :
“ La Chèvre de Monsieur Seguin ”, “ L’Arlésienne ”, “ La Mule du Pape ”, “ Le Curé de Cucugnan ”, “ Le Sous-Préfet aux Champs ”…
Fidèles reflets de la poèsie et de la bonne humeur de notre Midi, ils sont un incomparable mélange de malice, d’émotion et de verve. Daudet sympathise avec les humbles, avec les bêtes, avec les plantes. Chaque phrase n’est pas seulement merveilleusement ouvrée, elle est “ vécue ” et profondément sentie. Chaque récit est un petit chef-d’œuvre.
CES admirables récits sont tous devenus célèbres : “ La Chèvre de Monsieur Seguin ”, “ L’Arlésienne ”, “ La Mule du Pape ”, “ Le Curé de Cucugnan ”, “ Le Sous-Préfet aux Champs ”… Fidèles reflets de la poèsie et de la bonne humeur de notre Midi, ils sont un incomparable mélange de malice, d’émotion et de verve. Daudet sympathise avec les humbles, avec les bêtes, avec les plantes. Chaque phrase n’est pas seulement merveilleusement ouvrée, elle est “ vécue ” et profondément sentie. Chaque récit est un petit chef-d’œuvre.
Les premières « Lettres de mon moulin » ont paru, vers 1866, dans un journal parisien où ces chroniques provençales, signées tout d’abord d’un double pseudonyme emprunté à Balzac : « Marie et Gaston » (Gaston désignait Paul Arène), étonnèrent délicieusement. Ensuite Alphonse Daudet resta seul à « moudre des petites histoires » qui devaient, en 1869, être recueillies pour constituer un volume. L’ouvrage se vendit alors « péniblement », selon le terme employé par l’auteur, qui n’en proclamait pas moins : « C’est encore là mon livre préféré non pas du point de vue littéraire mais parce qu’il me rappelle les plus belles heures de ma jeunesse, rires fous, ivresses sans remords, des visages et des aspects amis que je ne reverrai plus jamais. » Ces contes sont aujourd’hui célèbres à travers le monde et suscident chez nous un intérêt charmé qui se renouvelle à charge génération. Impossible d’analyser brièvement un tel livre. Il nous suffira d’en rappeler quelques fragments qui lui valurent de passer à la postérité. « La chèvre de M. Seguin », qui aimait trop la liberté et devait se livrer ainsi au loup, petit apologue d’une signification toujours actuelle; « L’Arlésienne », qui devait devenir par la suite un grand drame et inspirer le compositeur Bizet; « La mule du Pape » et le coup de pied qu’elle garda sept ans pour se venger d’un vil petit intrigant, Tistet Védène; « Le curé de Cucugnan » et son joli prêche, et l’heureux résultat qui s’ensuivit; « Le sous-préfet aux champs » devenu symbole de l’alliance entre l’administration et la poésie; « Les trois messes basses » ou comment le chapelain de Trinquelage pécha par gourmandise un soir de Noël. L’oeuvre entière est égale à ces morceaux désormais classiques. Il en émane un parfum de terroir provençal qui ne s’évanouira jamais, du moins tant que durera la littérature.
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