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Les amis de Blanche-Epine by Lucie RAUZIER-FONTAYNE Hachette Idéal-Bibliothèque n°221 Dépôt légal 1962

Présentation de l’Editeur


« IL faut vendre Blanche-Épine! »
  A cette idée, Cécile, Denis, Nicolas et Annette sont désespérés. Blanche-Épine, la vieille ferme perdue dans la montagne, c’est leur maison, c’est là qu’ils sont nés, qu’ils ont grandi… Comment pourraient-ils y vivre, maintenant qu’ils n’ont plus leurs parents? Ils vont devoir se séparer, abandonner la chère maison…
  Non. Ils sont jeunes, mais courageux et tenaces, et ils ont de bons amis. Ils transformeront Blanche-Épine en refuge pour skieurs. Ils montreront qu’ils sont capables de ne pas être une charge pour les autres, et la vie continuera, fraternelle, à Blanche-Épine.

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

Collection : Idéal-Bibliothèque

Numéro de référence : 221

ILLUSTRATIONS D’ Albert CHAZELLE
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

« Joli temps pour les Esquimaux… »   p. 9
« Paix! Paix! Qu’est-ce qui te prend, Sergent? » fit Denis.   p. 21
« Que j’aime le feu de bois! »   p. 29
« Des truites dans la rivière et… »   page 49
« C’est très triste pour des skis, tu ne trouves pas? »   p. 61
« Sortez! » C’est ce qu’on verra, madame Poux! »   p. 69
Le retour à Blanche-Épine fut moins facile que la descente au village.   p. 72 & 73
« Papa et maman seraient contents de nous voir tous les quatre dans leur maison. »   p. 85
« Ils sont à croquer » cria Catherine.   p. 93
Denis, les yeux dilatés, considérait intensément l’ombre fuyante.   p. 121
« Regarde! fit-il. Hier au soir il n’y avait rien sur cette table, n’est-ce pas? »   p. 129
Une tête émergea de l’ombre. p. 136 & 137
« Antoine! Antoine! c’était donc toi ? Que fais-tu là et comment… »   p. 141
« Est-ce que tu aurais… volé? Non, ce n’est pas possible!   p. 161

57505- I – 1 – 4564. Dépôt légal n° 3472.   1er trimestre 1962

Imprimé en France par Brodard-Taupin, Imprimeur – Rlieur.   Coulommiers – Paris.

© Librairie Hachette, 1962.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond. fers spéciaux.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Présentation sous jaquette à double volets avec texte, illustrée couleurs recto & verso
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Les amis de Blanche-Epine, by Lucie RAUZIER-FONTAYNE page 56


DEUX FAMEUX CADEAUX!
Les amis de Blanche-Epine by Lucie RAUZIER-FONTAYNE

  CÉCILE n’avait pas besoin de s’inquiéter. Le lendemain matin, à la même heure que la semaine précédente, les skieurs apparurent au loin, sans René, cette fois, car ils connaissaient bien le chemin, maintenant.
  « Ils ont l’air joliment chargés! » remarqua Denis, qui, debout devant la fenêtre, guettait leur arrivée.
  Ils finirent cependant par atteindre Blanche-Épine et firent, dans la cuisine, une joyeuse et bruyante entrée.
  « Ouf! s’écria Paul, je ne suis pas fâché de poser mon chargement!
  – Ni moi! dit Viviane. Les bretelles du sac m’ont scié les épaules! »
  Ses camarades déposèrent également leurs fardeaux avec des soupirs de soulagement.
  « Nous avons apporté une quantité de choses pour notre refuge, expliqua Bertrand. Mais, avant de vous les montrer, nous sommes impatients de voir où en sont les travaux. »
  Toute la bande poussa des exclamations admiratives en entrant dans la grande salle terminée, et Bertrand remarqua :
  « Il ne reste plus qu’à l’installer; les filles pourront s’en occuper pendant que nous nous attaquerons à la bergerie. Vous n’avez pas perdu votre temps! » ajouta-t-il en se tournant vers les enfants.
  Mais ceux-ci jetaient, sur les sacs de montagne, des regards si intrigués, qu’on ne les fit pas attendre plus longuement. On sortit toutes sortes de trésors qui s’amoncelèrent devznt eux : nappes de nylon pour les tables, rideaux à carreaux pour les fenêtres, toile de jute, destinée à la confection des paillasses, piles d’assiettes et gobelets multicolores, en plastique, couverts en aluminium.
  « Il ne reste plus qu’à l’installer; les filles pourront s’en occuper pendant que nous nous attaquerons à la bergerie. Vous n’avez pas perdu votre temps! » ajouta-t-il en se tournant vers les enfants.
  Mais ceux-ci jetaient, sur les sacs de montagne, des regards si intrigués, qu’on ne les fit pas attendre plus longuement. On sortit toutes sortes de trésors qui s’amoncelèrent devant eux : nappes de nylon pour les tables, rideaux à carreaux pour les fenêtres, toile de jute, destinée à la confection des paillasses, piles d’assiettes et gobelets multicolores, en plastique, couverts en aluminium.
  « Il manque encore bien des choses, dit Viviane, mais nous nous monterons peu à peu. Ce sont nos parents qui offrent tout cela : ils continuent à s’intéresser tellement à vous et à la réussite de vos projets! »
  Éperdue de reconnaissance, Cécile contemplait ces présents qui évoquaient la sollicitude et l’amitié de gens encore inconnus.
  « Mais nous? Que pourrons-nous faire pour les remercier? demanda-t-elle.
  – Recevez-les, lorsqu’ils viendront voir le refuge, comme vous nous avez reçus, et je vous assure qu’ils se trouveront amplement récompensés de ce qu’ils font pour vous », répondit Viviane avec sa gentillesse habituelle.
  Le repas de midi fut vite expédié. René vint, au début de l’après-midi, et les jeunes gens entreprirent aussitôt, avecson aide et celle de Denis et de Nicolas, la rude tâche de nettoyer la bergerie, pendant que Cécile et les jeunes filles tiraient devant la fenêtre la vieille machine à coudre et commençaient à confectionner les paillasses et les rideaux.
  Un peu plus tard, devant le portail de la bergerie, grand ouvert sur la cour, malgré le froid très vif, les garçons s’arrêtèrent un instant «pour souffler », disaient-ils, car la besogne qu’ils prétendaient terminer avant la nuit n’était pas de tout repos. Balayer le fumier desséché qui couvrait le dallage de pierre, avant de laver ce dernier, à grand renfort de balais brosses et de savon noir, débarrasser les murs et la voûte des toiles d’araignées, si vieilles que la poussière les alourdissait et les rendait semblables à de lourds haillons de drap, nettoyer les vitres des petites fenêtres et poser celles qui manquaient, tout cela ne se faisait pas sans peine.
  Les skis de toute la bande étaient dressés contre le mur et Bertrand observa Denis qui caressait, du bout des doigts, leur bois lisse et dur, en soupirant, l’air si mélancolique et si rêveur, que le jeune homme, intrigué, l’interpella :
  « A quoi penses-tu, Denis? »
  Le garçon hocha la tête.
  « Je pense que si j’avais la chance de pouvoir me servir de skis, comme vous, j’irais au village apporter le lait à la fromagerie et faire des commissions pour Cécile. Et, surtout, je retournerais plus régulièrement à l’école, où j’ai bien peur d’être en train de perdre ma place de second. C’est cela qui me fait souvent gros cœur, lorsque j’y pense, Oh! j’ai des skis bien sûr, mais pas de chaussures ou, plutôt, je n’entre plus dans les miennes : c’est bien dommage! »
  Bertrand eut un demi-sourire.
  « En effet mon pauvre vieux, c’est désolant que tu te trouves sans souliers. Mais, au fait? Pourquoi n’en aurais-tu pas d’autre? »
  Denis le regarda, tout étonné.
  « Vous plaisantez! C’est bien trop cher, dit-il.
  – Il n’est nullement question d’en acheter », reprit Bertrand en souriant tout à fait cette fois. Puis il appela :
  « Paul! Toi qui te vantes d’avoir le pied mignon, fais donc essayer l’une de tes chaussures à Denis.
  – Pourquoi donc? demanda Paul.
  – Comme ça… pour voir.
  – Je ne comprends pas où tu veux en venir, mais si cela peut te faire plaisir… tiens! attrape, Denis! » cria Paul en se déchaussant et en jetant son lourd soulier au jeune garçon.
  Denis mit la chaussure dont Bertrand tâta le bout.
  « Vous plaisantez! C’est bien trop cher, dit-il.
  – Il n’est nullement question d’en acheter », reprit Bertrand en souriant tout à fait cette fois. Puis il appela :
  « Paul! Toi qui te vantes d’avoir le pied mignon, fais donc essayer l’une de tes chaussures à Denis.
  – Pourquoi donc? demanda Paul.
 – Comme ça… pour voir.
  – Je ne comprends pas où tu veux en venir, mais si cela peut te faire plaisir… tiens! attrape, Denis! » cria Paul en se déchaussant et en jetant son lourd soulier au jeune garçon.
  Denis mit la chaussure dont Bertrand tâta le bout.
  « C’est bien ce que je pensais : à peine trop grands, murmura-t-il.
  – Et alors? fit Paul, me diras-tu…
  – Alors, serais-tu d’accord pour apporter à Denis les souliers qui t’allaient encore, il y a deux ans?
  – Pourquoi pas? Ils sont en bon état et je serai ravi s’ils peuvent être utiles à quelqu’un.
  – Mais… mais, fit Denis, tout ému, vous voulez me les prêter, à moi?
  – Non, pas te les prêter : te les donner. Que veux-tu que j’en fasse? Tu les auras la semaine prochaine.
  – Oh! Bertrand! Oh! Paul! Vous êtes…
  – De chic types, c’est entendu! fit Bertrand en riant.
  – Bravo! Denis! Tu vas pouvoir faire la liaison entre Blanche-Epine et le village : vous ne serez plus isolés », dit Viviane qui venait d’entrer, avec les autres filles, pour « inspecter » le travail de leurs camarades. « Mais, ajouta-t-elle, je vois un gamin à qui tu parais faire bien envie, n’est-ce pas, Nicolas? »
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   IDEAL-BIBLIOTHEQUE
Numéro de Référence 221
Dépôt Légal   Dépôt légal n° 3472.   1er trimestre 1962.
Language Français
Paperback 190 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 350 g
Dimensions 150 x 205 x 15 mm

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LIENS   UTILES
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.

 

Du même Auteur

Lucie RAUZIER-FONTAYNE

https://www.facebook.com/anne.picard.7549
Lucie Rauzier-Fontayne[1], née à Nîmes le 18 mars 1895 et morte à Alès le 14 août 1986, est une romancière française.
Elle a écrit de nombreux romans pour la jeunesse après avoir publié des récits d'inspiration protestante et huguenote. Entre 1953 et 1977, elle a publié chez Hachette plus d'une vingtaine de romans, qui rencontrent un grand succès et sont
traduits à l'étrange LIRE LA SUITE

Illustrations

Albert CHAZELLE

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