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MISTY Le poney de l’île sauvage by Marguerite HENRY Hachette Idéal- Bibliothèque n° 320 Dépôt légal 1967

Présentation de l’Editeur


  CACHÉS dans les dunes de l’île, Paul et sa sœur Jane regardent galoper les poneys sauvages. Qu’ils sont beaux! Bientôt va avoir lieu la grande battue annuelle; bientôt les poneys seront capturés. Paul et Jane rêvent d’en posséder un…
 
  Et le rêve est réalisé : la jolie petite pouliche Misty et sa mère, Fantôme, sont confiées à Paul et à Jane. Quelle joie! C’est le début d’une merveilleuse amitié entre les enfants et leurs compagnons à quatre pattes.
 
  Une amitié qui n’ira pas sans heurts : c’est parfois capricieux, un poney…

F. G.   au-delà de 10 ans

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   Hachette   numéro : 20/2882/7

IDÉAL – BIBLIOTHÈQUE   Numéro de Référence: 320

TEXTE FRANÇAIS DE JACQUES BRÉCARD

Dépôt légal : 5689. 1er trim. 1967.

Imprimé en France par Brodard-Taupin.   Imprimeur-Relieur.   Coulommiers-Paris.
3327/2

20-09-2882-01.

ILLUSTRATIONS DE FRANÇOIS BATET
Couleurs pleine page hors-texte annotées
couleurs et noir & blanc in texte.

Le voilier se mit à rouler et à tanguer.   p. 9
Paul et Jane se gardèrent de bouger   p. 23
Il en ressortit, galopant toujours.   p. 31
Paul vit le cheval de Maddox se cabrer.   p. 61
… une masse de queues et de crinières s’agitant dans le vent   p. 65
Il eut l’impression de galoper vers un mirage.   p. 69
Personne n’avait encore réussi à capturer la farouche jument   p. 72 & 73
Les étalons furent les premiers à se lancer dans la mer.   p. 81
La pluie tombait drue sur lui.   p. 113
Le garçon se rapprocha des hardes et les examina.   p. 120 & 121
« Misty me fait penser à une jeune fille qui se préparerait pour son premier bal! »   p. 149
« Crois-tu que Fantôme soit aussi heureuse que Misty? »   p. 157
« As-tu remarqué comme ils évitent de rester ensemble? »   p. 167
Fantôme arriva à sa hauteur.   p. 175

L’ÉDITION ORIGINALE EN LANGUE ANGLAISE
A ÉTÉ PUBLIRÉE AUX ÉTATS-UNIS
¨PAR LES ÉDITIONS RAND MCNALLY,
SOUS LE TITRE ;
MISTY OF CHINCOTEAGUE

© Rand McNally & Co, 1947

© Librairie Hachette, 19667.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Présentation sous jaquette à double volets illustrée couleurs recto & verso avec texte.
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris

Livre épuisé chez l’Editeur.

EXTRAIT   MISTY Le poney de l’île sauvage by Marguerite HENRY   page 20


JADIS
Misty le poney de l'île sauvage by Marguerite HENRY

  UN HENNISSEMENT sauvage et strident jaillit de la cale du galion espagnol. Ce n’était pas le cri d’un animal affamé, c’était un terrifiant coup de clairon sonnant l’alerte.
  Le capitaine du Santo Cristo arpentait la dunette.
  « Encore ce maudit étalon! » grommela-t-il entre ses dents, tout en continuant ses allées et venues, tantôt vers l’avant tantôt vers l’arrière.
  Soudain il s’arrêta net. Le vent! Il s’apaisait en même temps que le soleil plongeait dans les flots. Il cessait peu à peu de gonfler les voiles, qui commençaient à frémir et à battre les cordages. Comme sa voilure, le capitaine ne put s’empêcher de frissonner : il avait la chair de poule. Sans vent, il ne pourrait pas atteindre Panama. Or, s’il n’y arrivait pas, et cela au plus tôt, il allait certainement avoir de graves ennuis. En effet, l’heure ne tarderait guère à sonner où il ne pourrait plus maintenir en vie les poneys maures destinés au vice-roi du Pérou. Leur foin avait moisi et il ne restait presque plus d’eau potable dans les citernes. Et voici que survenait maintenant ce calme plat, infaillible signe avant-coureur d’une tempête!
  Le capitaine tira nerveusement sur sa barbe noire et rugueuse, comme si cela pouvait l’aider à réfléchir. Son visage prit une expression soucieuse, et il se dit à mi-voix :
  « Voyons, nous sommes juste à la latitude des plus mauvais grains. Quand le vent se met en colère dans ces parages, il est déchaîné. Il faut carguer une partie des voiles. »
  Ayant pris sa décision, il pressa le pas, mis ses mains en porte-voix et beugla ses ordres :
  « Ferlez les cacatois et les perroquets! Prenez trois ris dans les huniers! Ferlez les focs! »
  Ayant pris sa décision, il pressa le pas, mit ses mains en porte-voix et beugla ses ordres :
  « Ferlez les cacatois et les perroquets! Prenez trois ris dans les humiers! Ferlez les focs!»
  L’équipage s’affaira à la manœuvre. Accourus de tous côtés, les matelots se mirent fiévreusement au travail, d’un bout à l’autre du navire, pour exécuter les ordres.
  Tout en surveillant ses hommes, le capitaine songea au riche pays vers lequel il se dirigeait. Par la pensée, il se représenta la caravane des muletiers qui déjà devaient cheminer pour venir l’accueillir à son arrivée. Il se l’imagina, serpentant tout le long de la Route de l’Or, de Panama jusqu’au port de Puerto Bello. Il pouvait presque sentir au bout de ses doigts la surface dure et lisse des longots d’or que chaque mulet portait, soigneusement empaquetés sur son dos. A cette seule évocation, ses yeux se bridèrent et il prit un air cupide, en murmurant :
  De l’or! Dire que je vais échanger ces vingt poneys contre leur poids d’or! »
  Croisant les mains derrière son dos, il se remit à marcher, mais de bâbord à tribord cette fois, sans cesser de méditer à voix basse :
  « Le vice-roi du Pérou compte beaucoup sur les poneys, et il a bien raison. Sans poneys pour exploiter les mines, il n’y aura plus d’or. Il faut à tout prix garder les poneys vivants! fit-il en serrant les poings. Oui, il le faut
absolument! »
  Mais sa méditation fut soudain interrompue. Encore ce hennissement strident! Il emplit une fois de plus l’air de son appel sauvage. Levant un instant la tête vers le nid de pie, le capitaine scruta la vigie de son regard perçant, puis il observa de nouveau l’équipage : celui-ci donnait des signes visibles de frayeur.
  Pendant ce temps, au fond de la sombre cale du navire, un petit étalon bai frappait sans relâche, de ses sabots antérieurs, le plancher de sa salle.Ses fers à bord tranchant et aux talons resserrés faisaient parfois jaillir des étincelles, quand ils heurtaient une partie métallique du navire, et il sentait qu’autour de lui l’air était fortement chargé d’électricité. Ses naseaux se dilatèrent : l’humidité croissante de cette atmosphère électrique était un signal avertisseur de tempête, et il ne s’y trompait pas. Une sorte d’instinct secret lui faisait comprendre qu’il devait conduire ses juments sur la terre ferme, avant que la tempête éclatât. C’est pourquoi il essayait de s’évader, en se ruant contre la porte de sa stalle pour la défoncer avec son poitrail, et revenait sans cesse à la charge, ne s’interrompant que pour dresser bien haut la tête et hennir de toutes ses forces.
  Dans les stalles voisines et dans celles opposées à la sienne, dix-neuf têtes de poneys à petites oreilles pointues apparurent, inquiètes et curieuses. Dix-neuf paires d’yeux bruns se révulsèrent, montrant le blanc de leur cornée. Dix-neuf juments furent saisies de frayeur, à l’exemple de l’étalon, chef de leur petite famille. Et comme lui, elles tentèrent de s’échapper, tour à tour ruant, pointant et se jetant sur les portes des stalles.
  Mais bientôt les animaux ne s’agitèrent plus eux-mêmes, car ce fut la mer qui les bouscula en tous sens. Le voilier se mit à rouler et à tanguer sur des vagues de plus en plus grosses, jetant les poneys tantôt contre la porte ou les bat-flanc de leur stalle, tantôt contre la coque du vaisseau.
  Un vent froid s’engouffra en tourbillonnant par les écoutilles, sifflant, hurlant et couvrant la rude voix du capitaine. Seul le formidable grondement du tonnerre parvenait parfois à le dominer.
  Maintenant la mer était devenue un fauve, et le galion allait être sa proie. Elle le traqua sans répit et le fit dévier de sa route. Elle le frappa de coups énormes qui le faisaient rouler bord sur bord. Elle démolit sa mâture puis se servit des vergues comme de béliers pour défoncer sa coque. Elle arracha le gouvernail de son étambot et le jeta dans les flots. Elle brisa les nervures de la coque comme s’il s’agissait d’os fragiles, après quoi elle se rua en sifflant et crachant par les brèches.
  La violence des vagues balaya tout ce qui se trouvait devant elles. D’énormes paniers, remplis de galets servant de lest, furent lancés comme fétus d’un bout à l’autre de la cale, entre les deux rangées de stalles dont ils brisèrent plusieurs portes au passage.
  Tout à coup le galion entier frémit. De l’étrave à la dunette, on entendit un affreux raclement qui se prolongea pendant plusieurs minutes : le navire venait de heurter un récif. Puis, dans un fracas épouvantable, la coque éclata comme une noix. En une fraction de seconde, le capitaine, l’équipage et la cargaison vivante du voilier furent précipités dans les flots écumants.
  Tel le fauve qui ouvre sa gueule, la mer engloutit les hommes. Seul le capitaine réussit à remonter à la surface, ainsi que quinze de ses poneys. Il se débattit un instant, tout près de l’étalon dont il tenta d’attraper la queue, mais une grande vague l’en empêcha et l’emporta.
  L’étalon hennit pour encourager les juments, qui s’efforçaient de ne pas couler, luttant à la fois contre les flots et contre les épaves. Pendant de longues minutes ils se démenèrent désespérément, et juste au moment où leurs forces allaient les abandonner la tempête s’apaisa, aussi brusquement qu’elle s’était déchaînée.
  Le vent se calma et la mer n’eut plus l’air d’un fauve dévorant. Elle devint au contraire comme un petit chat qui se serait frotté aux jambes des poneys en les léchant. Puis vint le moment où leurs sabots touchèrent la terre ferme. Enfin ils furent capables de se tenir debout! Pas à pas et tout chancelants, ils se traînèrent sur la plage d’Assateague, cette île longue et sablonneuse qui protège les rivages de la Virginie et du Maryland, bien loin des mines du Pérou…
  Ils étaient épuisés, et leur robe imhibée d’eau de mer pesait lourd, mais ils étaient libres, libres, libres! Ils dressèrent la tête et reniflèrent le vent. Son odeur différait de celle des landes d’Espagne, mais elle était bonne! Ils aspirèrent à pleins poumons la senteur à la fois douce et piquante des pins, à laquelle se mêlait celle plus appétissante de l’herbe salée.
  La faim leur donnait des crampes d’estomac, et pourtant ils ne cherchèrent pas tout de suite à brouter. Ils commencèrent par secouer l’eau de leur robe, puis ils se roulèrent longuement dans le sable, tout heureux de sentir sous eux la terre ferme.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   IDÉAL BIBLIOTHÈQUE
Numéro de Référence 320
Dépôt Légal Dépôt légal : 5689. 1er trim. 1967.
Language Français
Paperback 186 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 352 g
Dimensions 150 x 205 x 15 mm

LIENS   UTILES
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.
Marguerite HENRY

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Henry
Marguerite Henry, née le 13 avril 1902 et morte le 26 novembre 1997, est une romancière américaine de littérature d'enfance et de jeunesse. Elle a écrit 59 ouvrages basés sur des histoires d'animaux,
particulièrement de chevaux. LIRE LA SUITE

Illustrations

François BATET

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