Contes, by ANDERSEN Hachette Idéal-bibliothèque Dépôt légal 1952
Présentation de l’Editeur
ON ne lit jamais les Contes d’Andersen sans émerveillement. Ils sont aussi pleins de gaieté et de fantaisie que ceux de Perrault ou de Grimm, mais ce que l’écrivain danois possède en propre, c’est une tendresse particulière, une note rêveuse qui le rend inoubliable.
Figurent, bien entendu, dans ce recueil: La Petite Sirène, La Petite Fille et les Allumettes, Le Rossignol et quelques récits qui sont parmi les plus célèbres du genre. On en découvre d’autres qui sont moins universellement connus; mais il faut tout lire chez Andersen. Les contes, en se suivant, se complètent admirablement. L’extravagant, le merveilleux côtoient l’humour et la mélancolie. Il y a, comme dans tout grand livre, du plaisir et de la sagesse pour tous les âges et toutes les humeurs. C’est cependant aux enfants que les contes d’Andersen apportent l’impression la plus profonde et la plus durable.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
Idéal-Bibliothèque
ILLUSTRATIONS DE M DUVERGIER
Magnifiques illustrations en 4 Couleurs pleine page hors-texte et,
et noir & blanc in texte non annotées.
– Dépôt légal n° 788
1er trimestre 1952.
IMPRIMÉ EN BELGIQUE
PAR LA S.I.R.E.C – LIEGE
LES CONTES D’ANDERSEN
PRÉSENTÉS DANS CETTE ÉDITION
ONT ÉTÉ TRADUITS DU DANOIS
PAR D. SOLDI
Copyright 1952 by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
Livre épuisé chez l’ Editeur
EXTRAIT CONTES d’ANDERSEN page 64

«Pourrai-je toujours rester ici? demanda-t-il.
– Cela dépend de toi, répondit la fée. Si tu ne te laisses pas séduire, comme Adam, par ce qui est défendu, tu pourras y demeurer éternellement.
– Je ne toucherai pas aux pommes de l’arbre de la science, dit le prince; il y a ici mille autres fruits aussi beaux qu’elles.
– Eprouve-toi toi-même, reprit la fée, et, si tu ne te sens pas assez fort, repars avec le Vent d’Est qui t’a amené. Il va nous quitter pour cent années. Toutes ces années-là, si tu restes, ne te paraîtront pas plus longues que cent heures; cela suffira bien pour la tentation et le pêché. Chaque soir, en te laissant, je te crierai: « Suis-moi! » Je te ferai signe de la main et tu devras rester en arrière; autrement tes désirs grandiraient à chaque pas. Tu visiteras la salle où se trouve l’arbre de la science; je dors sous ses branches parfumées, je t’appellerai, mais si tu t’approches, le Paradis s’englouttira sous la terre et tu l’auras perdu pour jamais. Le vent terrible du désert sifflera autour de ta tête; une pluie froide et piquante dégouttera de tes cheveux; la peine et la misère deviendront ton partage.
– Je reste », dit le prince.
Le vent d’Est l’embrassa et dit : « Sois fort, dans cent ans nous nous reverrons. Adieu, adieu. »
Puis il étendit ses larges ailes, qui brillaient comme les éclaires en automne, ou comme l’aurore boréale par un hiver rigoureux.
« Adieu, adieu » répétèrent toutes les fleurs et tous les arbres.
Des files de cigognes et de pélicans s’élevèrent dans les airs et accompagnèrent le Vent d’Est comme des rubans flottants, jusqu’aux limites du jardin.
« Nous allons commencer nos danses, dit la fée, et, à l’heure où le soleil se couche, je me pencherai vers toi et je te dirai : « Viens avec moi. » Prends bien garde de m’écouter! Tu subiras cette épreuve tous les soirs pendant cent ans; mais chaque jour tu deviendras plus fort pour résister à la tentation, et, à la fin, tu n’y penseras plus. Ce soir, c’est la première épreuve; te voilà averti. »
Et la fée le conduisit dans une grande salle construite avec des lis d’une blancheur transparente, les filaments jaunes de chaque fleur formaient une petite harpe d’or qui rendait des sons enchanteurs. Des jeunes filles belles et gracieuses, vêtues de crêpes onduleux, se livraient à la danse, et chantaient en même temps les délices de leur existence et toutes les merveilles du jardin du Paradis, qui doit fleurir éternellement.
Le soleil descendait à l’horizon et le ciel prenait une teinte d’or rougeâtre qui donnait aux lis l’éclat des roses.
Les jeunes filles présentèrent au pince un vin mousseux qu’il but avec délices. Le fond du salon s’ouvrit et l’arbre de la science se montra au jeune homme dans un tel éclat que ses yeux en furent éblouis.
Un chant doux et harmonieux comme la voix de sa mère se fit entendre, et il semblait dire : « Mon enfant, mon cher enfant! »
Alors la fée l’appela; et le prince vola vers elle oubliant sa promesse dès le premier soir. Cependant, en approchant de l’arbre, il eut un moment d’hésitation : mais il en triompha bien vite.
« Il n’y a pas de péché, se dit-il, à suivre la beauté pour l’admirer. J’ai encore assez d’empire sur moi pour ne pas enfreindre sa défense »
La fée tira à elle quelques branches de l’arbre et, un moment après, elle se trouva cachée entièrement.
« Je n’ai pas encore péché, dit le prince, et je n’ai pas l’intention de le faire. »
A ces mots, il écarta les branches. La fée dormait déjà, elle souriait en rêvant; mais, comme il se penchait vers elle, il vit des larmes dans ses yeux.
« Ne pleure pas à cause de moi, être admirable! souffla-t-il; ce n’est que maintenant que je comprends la félicité du Paradis! Elle coule dans mon sang, elle envahit ma pensée; je sens dans mon corps terrestre la force du chérubin et sa vie éternelle! Que la nuit pour moi soit éternelle désormais! Une minute comme celle-ci, c’est assez de bonheur. »
Et il essuya de ses baisers les larmes qui coulaient.
En ce moment, un coup de tonnerre effroyable éclata; tout s’écroula avec fracas; le prince vit la belle fée et le Paradis merveilleux s’enfoncer peu à peu dans une nuit épaisse, jusqu’à ce qu’enfin ils ne parurent plus que comme une petite étoile dans le lointain. Un froid mortel pénétra tous ses membres, il ferma les yeux et tomba par terre comme inanimé.
Une pluie froide qui mouillait son visage et un vent piquant qui sifflait autour de sa tête le rappelèrent à lui. « Qu’ai-je fait? s’écria-t-il en gémissant; j’ai péché comme Adam; pour moi comme pour lui le Paradis est perdu. »
Et, ouvrant les yeux, il vit au loin une étoile qui brillait comme la dernière lueur du Paradis englouti. C’était l’étoile du matin qui apparaissait dans le ciel. Puis, jetant ses regards autour de lui, il se trouva dans la grande forêt, près de la caverne des Vents, et vit leur vieille mère assise à son côté. Elle paraissait en colère et lui dit d’un ton menaçant :
« Quoi! déjà le premier soir! Je m’en doutais, si tu étais mon fils, je te mettrais dans le sac.
– Il y entrera! dit la Mort, une grande vieille femme encore vigoureuse, tenant à la main une faux et agitant sur ses épaules deux longues ailes noires. Il sera mis dans un cerceuil; mais le moment n’est pas venu. Qu’il voyage encore dans le monde pour expier son péché et devenir meilleur. Puis, lorsqu’il s’y attendra le moins, je reviendra le mettre dans une caisse noire que je placerai sur ma tête, pour le porter en volant jusqu’à l’étoile qui brille là-haut. Là aussi fleurit le jardin du Paradis et, si cet homme devient bon et pieux, il y entrera; mais si ses pensées sont mauvaises et son coeur corrumpu il tombera dans cette caisse plus bas que n’est tombé le Paradis et je n’irai le chercher qu’au bout de mille ans pour l’enfoncer encore plus bas ou pour le faire remonter vers la petite étoile. »
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE IDEAL-BIBLIOTHEQUE |
| Dépôt Légal | Dépôt légal Dépôt légal n° 788 1er trimestre 1952. |
| Language | Français |
| Paperback | 188 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 388 g |
| Dimensions | 145 x 205 x 16 mm |
| ANDERSEN | https://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Christian_Andersen Hans Christian Andersen, né le 2 avril 1805 à Odense et mort le 4 août 1875 à Copenhague[1], est un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, célèbre pour ses nouvelles et ses « contes de fées » LIRE LA SUITE |
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M. DUVERGIER
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