Les patins d’argent by P.-J. STAHL Hachette Bibliothèque verte 1954
Présentation de l’Editeur
EN Hollande, au pays des belles courses en patins sur canaux gelés de longs mois durant…
Un ouvrier, – dont les deux enfants, Hans et sa sœur Gretel, sont les héros de cette si originale histoire, – ensevelit, au matin du jour où un accident lui fera perdre la raison, toute sa fortune (mille florins) au pied d’un saule. Le soir du même jour, avant l’accident, il reçoit un grave message à transmettre… Et il n’a plus sa tête à lui! Ah! s’il pouvait guérir pour s’acquitter de cette mission, et rendre aux siens, qu’a appauvrir sa maladie, la fortune ensevelie…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
BIBLIOTHÈQUE VERTE
LES PATINS D’ARGENT
DE M. MAPES DODGE
HISTOIRE D’UNE FAMILLE HOLLANDAISE
ET D’UNE BANDE D’ÉCOLIERS
adapté de l’Anglais
par P.-J. STAHL
(Hetzel – 1875)
ILLUSTRATIONS DE A. PÉCOUD
Noir & blanc pleine page hors texte annotées.
TOUS SEMBLAIENT PLEINS DE VIVACITÉ… page 19
QUELQUEFOIS, A SOUPER, NOUS PARLIONS… page 35
RYCHIE, HILDA ET KATRINKA ÉTAIENT AMIES. page 75
LES JEUNES GENS ÉTAIENT AFFAMÉ… page 105
« RAFF! RAFF! MON AMI, PARLEZ-MOI. » page 149
MME VAN HOLP, LA MÊME DE PETER… page 179
MAINTENANT, RAFF, VOICI VOTRE CHAISE… page 203
LA HOLLANDE EST FAITE EXPRÈS POUR LE PATINAGE… page 219
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette, 1931.
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris – Coulommiers
– 9761 – 10 – 1954 –
– Dépôt légal 2577 –
Reliure : Cartonnée percaline verte.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs.
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Les patins d’argent, by P.-J. STAHL page 16
Il y avait là Hilda van Gleck avec ses riches fourrures et son ample casaque de velours, et tout près une jolie paysanne, Anne Bowman, couverte d’une jaquette en gros drap écarlate et d’une jupe bleue assez courte pour laisser apercevoir avec avantage ses bas de laine faits à la maison. Venait ensuite la fière Rychie Korbes, dont le père mynheer van Korbes, était l’un des hommes importants d’Amsterdam. On remarquait, empressés autour de cette jeune beauté, Karl Shummel, les deux frères Peter et Ludwig van Holp, Jacob Poot et un très petit garçon se réjouissant de posséder le nom énorme de Voostenwalbert Shimmelpennick, suivis ou précédés eux-mêmes d’une vingtaine de garçons et de filles. Tous, depuis le premier jusqu’au dernier, semblaient pleins de vivacité et de folie.
Ils parcoururent le canal de haut en bas l’espace d’un demi-mille, avec toute la vitesse dont ils étaient susceptibles. Le plus léger partait souvent de dessous le nez même de quelque pompeux législateur ou médecin qui, les bras croisés, patinait sans se presser, vers la ville. Une chaîne de jeunes filles, se tenant par la main, se brisait parfois soudain à l’approche d’un gros et vieux bourgmestre, lequel, tenant sa canne à pomme d’or en guise de balancier, soufflait bruyamment tout en poursuivant aussi son chemin vers la ville. Ses patins étaient merveilleux à contempler avec leurscourroies magnifiques et leurs lames étincelantes, revenant en courbe sur le pied et terminés par des boules dorées. Il entrouvait ses petits yeux, si l’une des jeunes filles lui faisait par hasard la réverence, mais il n’osait reconnaître autrement sa politesse, de peur de perdre l’équilibre.
Il n’y avait pas seulement des chercheurs de plaisir ou des hommes graves et de haut rang sur le canal, il s’y trouvait aussi des ouvriers, aux yeux fatigués, qui se hâtaient de retourner à leurs ateliers ou à leurs factoreries. Des marchandes, leur paquet sur la tête, des colporteurs courbés sous le poids de leurs balles, des bateliers avec leurs cheveux incultes et leurs figures barbouillées, poursuivaient aussi le même chemin. Des prêtres, des pasteurs, à l’œil bienveillant, se hâtaient, courant peut-être au lit d’un mourant. Puis des groupes d’enfants, leur sac de cuir plein de livres suspendu à l’épaule, se dirigeant vers l’école lointaine. Tous étaient portés par des patins, à l’exception peut-être de quelque fermier bien emmitoufflé, dont la charette excentrique courait cahin-caha sur le bord du canal.
Nos jeunes garçons et nos jeunes filles se confondirent bientôt dans le va-et-vient de la foule, au milieu de ce mouvement incessant. Les plus jeunes parlaient tous à la fois à une jolie petite fille qu’ils avaient tirée du flot des patineurs qui coulait vers la ville.
« Oh! Katrinka! s’écrièrent-ils tout d’une haleine, avez-vous entendu parler de la course? Il faut que vous soyez des nôtres.
– Quelle course? fit Katrinka en riant. Ne parlez pas tous à la fois, je vous prie; il m’est impossible de vous comprendre. »
Ils s’arrêtèrent essoufflés, et regardèrent Rychie Korbes, qui était l’orateur accrédité de la bande.
« Mais, dit-elle, vous ne savez donc rien? Il doit y avoir une grande course aux patins pour le 20, jour anniversaire de la naissance de Mme van Gleck. On doit donner une magnifique paire de patins, de patins d’argent, s’il vous plaît, au meilleur patineur.
– Oui, reprirent en chœur une demi-douzaine de voix; de superbes patins d’argent avec des clochettes et des boucles.
– Qui a dit qu’il y aurait des clochettes? cria la petite voix du garçon au nom sans fin.
– C’est moi qui l’ai dit, master Voost, répliqua Rychie. Et vraiment ils en auront, des clochettes!
– Non; je suis sûr que non!
– Si fait; vous vous trompez.
– Je ne me trompe pas.
– Comment pouvez-vous affirmer une pareille chose? Je vous assure que ce doit être des flèches, t non des clochettes.
– Mynheer van Korbes a dit à ma mère que ce seraient des clochettes! »
Tout cela sortait à la fois de toutes les bouches. L’excitation était à son comble. Master Voostenwalbert Shimmelpennick essaya de terminer le débat par ces paroles, prononcées d’un ton péremptoire :
« Vous ne connaissez rien à l’affaire; i n’y aura pas l’ombre d’une clochette, il…
– Oh! oh! Ah! ah! »
Le chorus d’opinions contradictoires se fit entendre de nouveau :
« La paire de patins destinée aux filles aura des clochettes, dit tranquillement Hilda van Gleck, qui n’avait pas encore parlé, et il y aura une flèche gravée sur les côtés de celle destinée aux garçons.
– Là, je vous l’avais bien dit », s’écrièrent-ils presque tous.
Katrinka, étourdie de tous ces propos, les regardait avec des yeux étonnés.
« Qui sera admis à concourir? dit-elle.
– Nous tous, donc, répondit Rychie; ce sera si amusant! Il faut que vous en soyez aussi, Katrinka. Mais voici la cloche qui nous appelle. A l’école, maintenant. Nous reparlerons de tout cela à midi. Oh! vous vous joindrez à nous, cela va sans dire? »
Katrinka ne répondit pas à cette question, mais faisant une gracieuse pirouette : « N’entendez-vous pas le dernier coup de cloche? » dit-elle en riant. « Allons, attrapez-moi! » ajouta-t-elle coquettement.
Et elle partit comme un trait dans la direction de l’école, située à un demi-mille de là, sur les bords du canal. A ce défi, tous s’ébranlèrent pêle-mêle, mais ils s’efforcèrent en vain de rattraper la rieuse fille aux yeux brillants, dont les cheveux d’or flottaient au soleil. Elle jeta en arrière plus d’un coup d’œil de triomphe, tout en courant légèrement en avant.
Après la classe, à midi, nos jeunes écoliers s’éparpillèrent de nouveau sur le canal pour y jouir d’une heure d’exercice. Ils patinaient à peine depuis un instant, lorsque Karl Shummel dit à Hilda van Gleck d’un air moqueur : « Regardez donc le joli couple qui vient là-bas, sur la glace! Petits chiffonniers, va! Le roi lui-même a dû leur faire présent de leurs patins!
– Ce sont de patientes créatures, dit doucement Hilda. Cela a dû être une rude affaire que d’apprendre à patiner avec ces drôles de machines. Vous voyez que ce sont de pauvres paysans. Il est probable que le garçon a fait ses patins lui-même. »
Karl demeura un peu confus.
« Ils peuvent bien être patients. Mais quant à ce qui est de patiner, ils partent assez bien, c’est vrai, mais avec leurs misérables patins de bois ils doivent finir souvent par s’arrêter tout court! »
Hilda le quitta. Elle rejoignit un autre détachement de patineurs et, les ayant dépassés, elle s’arrêta à côté de notre amie Gretel, qui regardait les patineurs avec des yeux remplis d’admiration.
« Comment vous appelez-vous, petite fille? lui demanda Hilda.
– Gretel, mademoiselle, répondit l’enfant, saisie de respect à la vue des beaux atours de son de son interlocutrice, bien qu’elle fût à peu près du même âge qu’elle. Et mon frère s’appelle Hans.
– Hans est un garçon solide, dit gaiment Hilda. Loin d’avoir froid comme tant d’autres, il semble avoir un poêle caché dans la poitrine. Mais vous paraissez transie, vous, ma mignonne; vous devriez mieux vous vêtir. »
Gretl, qui portait sur elle toute sa garde-robe, essaya de rire, et répondit :
« Je ne suis pas déjà si petite, j’ai douze ans passés.
– Oh! je vous demande pardon; c’est que j’ai quatorze ans, voyez-vous, et je suis si grande pour mon âge que toutes les autres me semblent petites. Mais les unes grandissent vite, les autres lentement, et elles se rattrapent : vous me dépasserez peut-être un jour, mais c’est à la condition que vous vous vêtirez plus chaudement. Les petites filles qui grelottent ne grandissent jamais! »
Hans rougit, car il vit les yeux de sa sœur se remplir de larmes.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHEQUE VERTE |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt légal | – Dépôt légal 2577 – |
| Language | Français |
| Paperback | 256 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 220 g |
| Dimensions | 120 x 170 x 19 mm |
Du même Auteur
| HETZEL | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Jules_Hetzel Pierre-Jules Hetzel, né le 15 janvier 1814 à Chartres[1] et mort le 17 mars 1886 à Monte-Carlo[2], est un éditeur, écrivain, traducteur et homme politique français LIRE LA SUITE |
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Illustrations
A. PECOUD
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