Les six compagnons et le petit rat de l’opéra, by Paul Jacques BONZON Hachette Bibliothèque VERTE Dépôt Légal 1980
Présentation de l’Editeur
«NON, monsieur le commissaire, la découverte d’une valise verte au bord du Rhône ne signifie rien. Lyane n’a pas disparu pour toujours… Nous la retrouverons!
« Nous », ce sont les fameux Compagnons de la Croix-Rousse, les camarades de Lyane, la jeune danseuse qui prépare le concours des « petits rats » de l’Opéra. Ils ont décidé de reprendre les recherches.
Un accident au gouffre Mais saura-t-on jamais pourquoi Lyane a disparu? Enlèvement? Les indices sont rares : deux billets de cinéma trouvés dans la rue. Pour les six Compagnons, aidés de Mady et de leur fidèle chien Kafi au flair extraordinaire, c’est une passionnante énigme.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
BIBLIOTHÈQUE VERTE numéro : 20/2157/4
ILLUSTRATIONS D’ALBERT CHAZELLE
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc in texte.
« L’éclair du flash inonda la cour de lumière… » p. 32
« Vous ne me reverrez plus jamais. Adieu! Lyane. » p. 64
« Un avion pour le Canada? » p. 128
6506-5 – Dépôt légal n° 1693, 4e trimestre 1980.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
7, bd Romain-Rolland – Paris.
Usine de La Flèche, le 23-10-1980.
20 – 01 – 2157 – 15 Quinzième tirage dans la collection BIBLIOTHÈQUE VERTE
Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications
destinées à la jeunesse.
Dépôt : septembre 1965.
TOUS LES PERSONNAGES DE CE ROMAN
SONT FICTIFS
© Librairie Hachette 1965.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
HACHETTE, 79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, PARIS VI
Reliure : cartonnée pelliculée, à dos carré illustrée couleurs in recto.
Par Albert CHAZELLE
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Livre épuisé chez l’éditeur
EXTRAIT Les six compagnons et le petit rat de l’opéra, by Paul Jacques BONZON page 31

Toujours en courant, je remontai la rue de la Petite-Lune, où j’habitais, et grimpai quatre à quatre les cinq étages. Goûter achevé, leçons apprises, je redégringolai, avec mon inséparable Kafi, vers la Rampe des Pirates. Deux camarades étaient déjà là. Les trois autres, avec Mady, devaient nous rejoindre presque aussitôt.
Ensemble, nous descendîmes vers la rue des Capucins, proche de la place des Terreaux, et nous découvrimes l’école de danse. L’immeuble qui l’abritait était vétuste, mais curieux. C’était un de ces anciens hôtels particuliers, si nombreux dans ce quartier qui fut autrefois le cœur de la ville. Le porche franchi, une cour pavée offrait aux regards surpris de magnifiques fenêtres à meneaux, entourées de riches sculptures du plus bel effet.
« La salle d’attente se trouve à gauche », indiqua Mady.
Par une porte restée ouverte, on apercevait des femmes, assises sur des bancs, tricotant ou bavardant.
« Il y a trop de monde, dit Corget, restons dans la cour avec Kafi; il ne pleut presque plus. »
Le cours finissait à six heures et demie, notre attente ne fut pas longue. Bientôt, les
bruits rythmés qui s’échappaient de la salle de danse cessèrent, faisant place à un joyeux tumulte. Une porte s’ouvrit à grand fracas. Un essaim de jeunes danseuses, toutes blanches dans leurs tutus froufroutants, traversa la cour pour gagner le vestiaire, sautant sur les pavés mouillés pour ne pas salir leurs chaussons de satin. Combien étaient-elles? vingt? trente? davantage peut-être.
Ce tableau me frappa. Instinctivement, je saisis l’appareil que, pour la dernière fois, j’avais emporté. Un seul cliché restait à prendre avant la fin de la bobine. L’éclair du flash inonda la cour de lumière… suivi des cris de surprise des petites danseuses. Tout à ma photo, je n’avais pas pris le temps de reconnaître Lyane, mais Mady l’avait repérée, au milieu de cette nuée de mouettes.
« Venez! » s’écria-t-elle en s’élançant pour la rattraper.
La bande s’engouffra dans la salle d’attente, où l’irruption de Kafi effraya deux vieilles dames qui poussèrent de hauts cris.
« Lyane! appelait Mady; Lyane! Je suis revenue avec mes camarades; ils sont là! »
Au lieu de passer au vestiaire, comme les autres, la jeune danseuse s’approcha, rougissante, impressionnée par notre nombre. S’apercevant que le va-et-vient, dans la salle, nous gênait, Lyane dit vivement :
« Patientez quelques instants, mes camarades vont sortir. Nous pourrons alors rester ici. Un autre cours commence à huit heures. Entre-temps, la salle demeure vide. »
Bientôt, en effet, les dernières petites danseuses et leurs parents s’éloignèrent. Alors Mady présenta nos camarades à Lyane, tout intimidée devant tant de garçons… Nous l’étions encore plus qu’elle. C’était la première fois que nous approchions une petite ballerine en tenue, et nous étions impressionnés.
« Tu vois, fit Mady, les Compagnons de la Croix-Rousse, comme on les appelle, ont voulu te connaître.»
Elle sourit, d’un sourire triste qui nous frappa.
« Je vous remercie d’être venus, fit-elle, mais c’était inutile. Cette nuit, j’ai réfléchi; c’est la dernière fois que je viens au cours de danse. »
Mady ne put réprimer son étonnement.
« Comment? Lyane,… est-ce à cause de ton tutu et de tes chaussons?… Ne te souviens-tu pas de ce que nous t’avons dit hier soir? »
Elle secoua la tête.
« Ce serait inutile. Si quelqu’un est jaloux de moi, rien ne l’empêchera de recommencer.
– Tu as des soupçons précis? »
Elle eut un geste évasif.
« Cela n’a plus d’importance. »
Mady, désolée, insista :
« Voyons, Lyane, ce n’était probablement qu’un mouvement de mauvaise humeur de la part d’une camarade. Je suis sûre qu’à présent elle regrette son geste. »
Elle t ourna vers nous un regard anxieux.
« Quelqu’un me veut du mal. Je ne t’ai pas tout dit, Mady, dans la traboule. Avant-hier soir, en sortant d’ici, j’ai eu très peur. J’ai eu l’impression que quelqu’un me suivait. Heureusement, je n’étais pas seule. Une camarade qui habite près de chez moi m’accompagnait.
– Une femme.
– Si elle surveillait quelqu’un, ce n’était peut-être pas toi, mais ta camarade.
– Non. Tout à l’heure, en descendant vers la rue des Capucins, quelqu’un marchait encore derrière moi, à distance; un homme cette fois. Pourtant je n’étais pas avec la même camarade.
– Voyons, Lyane, tu te fais des idées. Pourquoi quelqu’un surveillerait-il tes allées et venues dans la rue? Quel rapport avec la danse?
– Justement, c’est ce qui m’inquiète… mais c’est fini, puisque je ne danserai plus. »
Elle baissa la tête. Deux larmes roulèrent sur ses joues. Mady tenta encore de la consoler, lui répétant qu’elle se faisait des idées et qu’elle ne devait pas tenir compte d’une petite jalousie passagère. Puis elle ajouta :
« Et cette décision de ne plus danser, tu l’as annoncée à tes parents? »
Elle tressaillit. Je compris que cette question l’embarrassait.
« Tu as peur d’être grondée? insista Mady. Ils ne sont pas gentils avec toi, tes parents?
– Oh! si, très gentils, au contraire, seulement… »
Elle resta en suspens, baissa à nouveau la tête et se reprit à pleurer. D’une voix à peine perceptible, elle murmura :
« Ce ne sont pas mes vrais parents. »
Cette fois, Mady n’osa pas relever la petite phrase. Il y eut un pénible silence. Enfin, Lyane reprit :
« J’ai perdu mes parents, il y a longtemps, dans un accident, quand je n’étais encore qu’une toute petite fille. J’ai été recueillie par un ménage sans enfants… Et puis, beaucoup plus tard, alors que ce ménage avait toujours désespéré d’avoir des enfants à lui, deux jumeaux sont arrivés, un garçon et une fille et, plus tard encore, une autre fille. Ainsi, nous sommes quatre à élever à présent, et mon père adoptif n’est pas riche. Sa santé est mauvaise, depuis quelque temps. Il doit souvent rester à la maison au lieu de travailler au magasin qui l’emploie comme vendeur.
– Pardonne-moi fit Mady, je ne savais pas tout cela. »
Puis, elle ajouta :
« Ainsi, ceux que tu appelles tes parents te font peut-être sentir, à présent, que tu n’es pas leur vraie fille? »
Elle protesta vivement :
« Oh! non, pas du tout. Ils m’aiment comme leurs propres enfants. Mais ils ont des ennuis d’argent. L’autre soir, je ne dormais pas; je les ai entendus qui faisaient leurs comptes, dans la cuisine. Ils se font du souci pour l’avenir. C’est aussi pour cela que j’ai décidé d’abandonner la danse. Ils n’auront plus à supporter le prix des leçons et plus tard, dès que je quitterai l’école, j’entrerai en apprentissage. Je souffre trop de les voir se priver à cause de moi. »
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHEQUE VERTE numéro : 20/2157/4 |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | 6506-5 – Dépôt légal n° 1693, 4e trimestre 1980. |
| Language | Français |
| Paperback | 187 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | 2 – 01 – 001826 – 8 |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 155 g |
| Dimensions | 115 x 165 x 18 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Les Six compagnons et le petit rat de l’opéra. Le « Six compagnons » du mois Mar 5 Fév 2008 – 15:36 par Admin-Serge. |
FORUM LIVRES D’ENFANTS | Un article sur Paul-Jacques Bonzon dans une revue universitaire Dim 21 Aoû – 16:17 |
| LES AMIS DE Paul Jacques BONZON | Bibliographie Générale. |
| BIBLIOGRAPHIE Paul Jacques BONZON | Liste Ouvrages Paul Jacques BONZON |
Du même Auteur Série Les Six Compagnons.
| Paul-Jacques BONZON | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Jacques_Bonzon Paul-Jacques Bonzon, né le 31 août 1908 à Sainte-Marie-du-Mont (Manche) et mort le 24 septembre 1978 à Valence, est un écrivain français auteur de plus d'une centaine de livres, dont 88 romans pour la jeunesse, 11 pièces de théâtre et une dizaine de livres scolaires. Ses romans ont été traduits en 18 langues. LIRE LA SUITE |
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