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La promesse de Primerose by BONZON Hachette Idéal – Bibliothèque Dépôt légal 1957

Présentation de l’Editeur


POURQUOI Peter Peacock, enfant d’un misérable faubourg de Londres, est-Ilsi intrigué par la jaquette noire et le superbe haut-de-forme de son père? Pourquoi recherche-t-il, avec une telle passion, certain vieux manège de chevaux de bois, à l’enseigne du Poney-Volant, qui tournait, un soir, sur une place de faubourg? Pourquoi enfin Peter part-il un jour pour l’Écosse, sur les hautes terres du Nord?…
  L’Écosse, pays mystérieux où les brumes ont la densité de la nuit, où les vieux châteaux sont habités par des fantômes! C’est sur le dos d’un petit cheval des Shetland que Peter Peacock parcourra ses landes couvertes de bruyères, à la recherche de la fillette qui l’a un jour consolé d’un grand chagrin. Mais les brouillards et les revenants ne vont-ils pas se liguer contre lui?
  C’est dans ce cadre extraordinaire et merveilleux de la haute Écosse que Paul-Jacques Bonzon, peintre et conteur de talent, vous entraînera aujourd’hui dans ce nouveau roman où le mystère succède sans cesse au mystère.

A ma fille Isabelle

F. G. jusqu’à 14 ans

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

Collection : Idéal-Bibliothèque

ILLUSTRATIONS DE PAUL DURAND
Magnifiques illustrations en 4 Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.


« Sans cette maudite averse, je me serais fait une belle journée. »   p. 15
La place lui parut immense, magnifique.   p. 21
Elle saute sur une monture, s’assied en amazone…   p. 29
Il vit un homme s’avancer vers lui.   p. 51
La classe commença.   p. 59
… Une forme blanche apparaît.   p. 88 & 89
Peter dût se forcer pour manger et boire.   p. 97
Le petit cheval sortit de l’écurie en caracolant.   p. 105
Il s’avança de nouveau…   p. 115
Ce sont de vieux chevaux de bois…   p. 123
Son propriétaire reçoit Peter froidement.   p. 129
Il va sauver la fillette.   p. 136 & 137
Le château paraissait désert.   p. 165
Il se posta dans l’embrassure de la porte.   p. 173

Dépôt légal n° 5849  
2e trimestre 1957.

Imprimé en France
par Brodard-Taupin.  
Imprimeur-Relieur
Coulommiers-Paris
51554 – I – 6104

© Librairie Hachette, 1957
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
BRODARD-TAUPIN-RELIURE
Présentation sous couvre-livre en 4 couleurs, laqué, à double volets avec texte.
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris.

Livre épuisé chez l’Editeur.

EXTRAIT   La promesse de primerose, by Paul-Jacques BONZON page 24


LE PONEY-VOLANT
La promesse de Primerose by Paul Jacques BONZON

  L’HOMME au chapeau haut de forme est bien Arthur Peacock son père. Abrité par la marquise d’un magasin, il se tient immobile devant le dessin qui s’étale à ses pieds et que la pluie délave. Une main enfoncée dans la poche de sa jaquette, de l’autre il tient quelque chose de brillant qu’il agite aupassage des gens en répétant d’une voix éteinte :
  « Épingles!… les bonnes épingles!… »
  Il paraît las et triste, presque accablé. Peter se sent défaillir. Il a pourtant le courage de faire quelques pas pour ne pas être vu. Il a mal. Oh! oui, très mal. Les gamins de l’école ont donc dit vrai? Les dessins sur le trottoir rapportent-ils si peu que son père soit obligé de vendre des épingles comme le plus misérable mendiant? Le mot cruel des garçons de Poplar hurle à ses oreilles. « Mendiant!… ton père est un mendiant!… »
  Transi, effondré, il attend et regarde. Devant chaque passant Arthur Peacock a le même mouvement du bras et répète inlassablement :
  « Épingles!… les bonnes épingles!… »
  Par instants, Peter le voit jeter un regard vers son travail, son pauvre et patient travail que les pieds des passants effacent sans pitié. La nuit se fait maintenant complète et la pluie n’a pas cessé. Trempé, les cheveux plaqués sur le front, Peter attend il ne saurait dire quoi. Par moments il souhaite que son père l’aperçoive. Alors il courra vers lui, se jettera dans ses bras. A d’autres, au contraire, il redoute d’être vu. Que faire? Son cœur se déchire. Non, il ne faut pas que son père sache qu’il l’a vu. Peter a découvert un secret; il ne trahira pas son père.
  Enfin, au bout d’un moment, un moment qui paraît affreusement long à Peter, Arthur Peacock, regarde une dernière fois son dessin, fourre son paquet d’épingles dans sa poche, ramasse ses boîtes de craies et s’éloigne. Peter le suit des yeux aussi longtemps qu’il le peut. Alors il se précipite à travers la rue pour voir ce qui reste du dessin. Hélas! la pluie et les semelles l’ont ravagé. Malgré tout, Peter croit reconnaître des visages d’enfants, de trois enfants, le sien à lui Peter, et celui de ses deux frères… et ces trois visages, à cause des traînées de craie, ont l’air de pleurer. Peter se sent malheureux, très malheureux.
  » Il nous aime bien, pourtant », murmure-t-il doucement.
  Il reste là un moment avant de se décider à rentrer. Il ne veut pas arriver en même temps que son père. Non, personne ne saura ce qu’il a vu, même pas Mummy, elle aurait trop de chagrin.
  Le cœur lourd, il traverse la place. Les lumières vives qui tout à l’heure lui faisaient paraître la ville si belle sont devenues des épées de feu qui le menacent. Qu’est-il venu faire dans ce quartier?…
  Dans le métro il voudrait rester longtemps, longtemps et ne jamais arriver. Il est très tard. A son chagrin s’ajoute la crainte d’être grondé. Que dira-t-il en rentrant? Il faudra mentir. Il aime si peu le mensonge. Oh! pouvoir repousser l’instant où il ouvrira la porte, où se posera sur lui le regard interrogateur de sa mère. Pourra-t-il, froidement, inventer une histoire?…
  Pour le retarder, cet instant terrible, il quitte le « tube » deux ou trois stations avant la sienne. Il fera le reste du chemin à pied; il aura le temps de réfléchir.
  Il se trouve alors à Stepney, une place moins luxueuse, moins illuminée que celle d Piccadilly mais aussi animée. Sur les trottoirs se dressent les baraques d’une fête foraine de quartier : loteries, tirs, manèges. Il s’approche d’une loterie; la grande roue multicolore tourne lentement en cliquetant. Un homme bonimente en proposant des cartons numérotés. Il porte, comme son père, un chapeau haut de forme. Peter se sent honteux et s’éloigne.
  Il ne pense plus du tout à rentrer. Plutôt si, il y pense, mais la peur, l’embarras sont plus forts. Il erre longtemps devant les baraques et, finalement s’arrête, sans savoir pourquoi, devant un antique manège de chevaux de bois. Ce manège a pour enseigne Au Poney Volant. Sur le fronton figurent de petits chevaux ailés qui semblent bondir vers le ciel, mais la peinture est écaillée et le ciel bleu a des accros. Le manège tourne presque à vide au son d’une sorte d’orgue de Barbarie que les haut-parleurs des boutiques voisines couvrent de leur voix acide.
  Debout sur le manège, une sacoche de cuir fauve pendant jusque sur ses genoux, une fillette circule entre les chevaux cabrés, encaissant le prix de la tournée. Elle se déplace avec une aisance parfaite sur ce plateau mouvant. Par moments elle rejette en arrière, d’un joli mouvement de la tête, sa longue chevelure blonde qu’aucun ruban ne retient.
  Sans savoir pourquoi, Peter la suit dans tous ses mouvements. L’argent ramassé, elle saute sur une monture, s’assied en amazone et se laisse emporter au son de la musique. Puis, tout à coup, elle saisit le sifflet pendu à son cou, lance un appel strident. Le manège ralentit et s’arrête.
  La fillette se trouve juste en face de Peter.
  « Allons, un petit tour?… »
  Peter ecoue la tête.
  « Je n’ai pas un penny. »
  La fillette sourit.
  « Ça ne fait rien, la journée est presque finie… et la fête aussi. »
  Peter sourit à son tour pour remercier, mais ne se décide pas. Un nouveau coup de sifflet et les chevaux repartent, montant et descendant le long des barres de cuivre torsadées. Peter reste là, incapable de s’en aller. Parfois, au passage, la fillette lui sourit d’un air de dire : « Vraiment, tu as tort de n’être pas monté. »
  Le temps passe; il est tard, très tard. Peter ne sait plus très bien ce qu’il fait là, ni même où il est. La ronde du manège lui donne le vertige. Et voilà que, tout à coup, non seulement les chevaux de bois, mais les baraques environnantes, le sol, tout se met à tourner. Il vacille, essaie de se cramponner à quelque chose; ses mains ne rencontrent que le vide. Il s’abat sur le sol que sa tête heurte durement.
  … Quand il revient à lui, ses yeux cherchent en vain les chevaux du manège, ses oreilles n’entendent plus la musique.
  « Où suis-je? »
  Un petit visage se penche sur lui.
  « Mon Dieu! tu as très mal?…
  – Où suis-je?
  – Dans la roulotte du manège. Tu t’es blessé en tombant. Nous t’avons porté ici. Tu as une petite coupure au front; elle ne saigne déjà plus. »
  Peter promène de grands yeux étonnés autour de lui. Il a peine à se croire dans une roulotte. La pièce est toute petite mais propre, reluisante et il y fait si tiède.
  « Mon Dieu, s’écrie encore la fillette, pourquoi restais-tu ainsi planté devant le manège jusqu’à en avoir le vertige?
  – Je ne sais pas.
  – Pourquoi avais-tu l’air si triste?
  – Et que faisais-tu dehors, si tard?. » demande aussi une voix de femme.
  Peter ne répond pas. Il pleure.
  « Où habites-tu, insiste la femme, il faut rentrer chez toi, mon petit. »
  Peter secoue la tête.
  « Oh! non, je n’ose pas. »
  La fillette le regarde longuement, puis, à voix basse :
  « Tu ne veux pas me dire ce que tu as? »
  Il lève les yeux vers elle. La voix de la fillette est douce, son sourire très doux aussi.
  Il hésite. Comment dire son chagrin; est-ce que quelqu’un pourrait comprendre?
  « Raconte-moi, veux-tu? pourquoi n’oses-tu pas rentrer chez toi? »
  Alors à voix basse, il se met à parler et la fillette l’écoute sans l’interrompre. Il raconte son aventure à Piccadilly, parle de son père, puis, honteux, se cache la tête dans les mains.
  « Mon Dieu, soupire la fillette, c’est pour cela que tu as tant de peine? Les garçons de Poplar ne sont que des méchants. Comment t’appelles-tu?
  – Peter… Peter Peacock.
  – Écoute, Peter, je connais les artistes, mon père en était un. »
  Peter lève les yeux vers l’homme, assis au fond de la roulotte.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE Idéal Bibliothèque   numéro :
Numéro de Référence 130
Dépôt Légal Dépôt légal n° 5849   2e trimestre 1957.
Language Français
Paperback 189 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 368 g
Dimensions 145 x 205 x 18 mm

LIENS   UTILES
FORUM   LIVRES D’ENFANTS Livres d’Enfants : Le « Paul-Jacques Bonzon » du mois.
La promesse de Primerose   Jeu 29 Nov – 6:14   par Admin-Serge
LES AMIS DE   Paul Jacques BONZON Bibliographie Générale.
FORUM   LIVRES D’ENFANTS
Un article sur Paul-Jacques Bonzon dans une revue universitaire   Dim 21 Aoû – 16:17
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.

 

Du même Auteur

Paul Jacques BONZON

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Jacques_Bonzon
Paul-Jacques Bonzon, né le 31 août 1908 à Sainte-Marie-du-Mont (Manche) et mort le 24 septembre 1978 à Valence, est un écrivain français auteur de plus d'une centaine de livres, dont 88 romans pour la jeunesse, 11 pièces de théâtre et
une dizaine de livres scolaires. Ses romans ont été traduits en 18 langues. LIRE LA SUITE

Illustrations

Paul DURAND

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