Les derniers hommes rouges, by Pierre MAEL Hachette Bibliothèque de la Jeunesse
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
BIBLIOTHEQUE DE LA JEUNESSE
ILLUSTRATIONS DE MICHEL JACQUOT
noir & blanc hors-texte annotées.
UN JEUNE HOMME DE RACE BLANCHE ET UN INDIEN CHEVAUCHAIENT CÔTE A CÔTE p. 9
L’INDIEN S’É TAIT MIS AU GOUVERNAIL p 61
LE CAVALIER LEVA SON FOUET SUR LE SERPENT p. 79
LA TROUPE COMPACTE DES BISONS S’AVANÇAIT p. 97
VERNANT AVAIT FRAPPÉ LE GRISSLY A LA NUQUE p. 143
TROIS INDIENS S’AVANCÈ RENT EN LEVANT LES MAINS p. 163
LE CHEF INDIEN SAISIT LA CHEVELURE DE MADELEINE p . 197
WAGHA-NA LEVA SA HACHE VERS L’OURS GRIS p. 227
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Coulommiers-Paris.
Livre épuisé chez l’ Editeur
Tous droits de reproduction, de traduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Copyright by Librairie Hachette 1939.
Reliure : Broché sur cartonnage souple.
EXTRAIT Les derniers hommes rouges page 76

Brusquement, l’animal, harassé, exaspéré, fut pris de colère. Il pointa les oreilles et partit à fond de train à travers la plaine, sans s’inquiéter autrement de Léopold qui, fou de terreur, bondissait de la croupe à l’encolure et qui, finalement, sans autre souci de sa dignité d’écuyer, avait lâché la bride pour se mieux accrocher à la crinière du cheval.
Cet attachement du cavalier pour sa monture n’empêcha point la séparation violente et définitive. Un dernier écart du mustang désarçonna l’aventureux Sourbin et l’envoya fort rudement mesurer de toute sa longueur le sol rugueux et caillouteux sur lequel il venait de fournir cette course périlleuse.
Le malheureux demeura quelques instants sans connaissance. Puis il se releva, meurtri, courbé en deux, s’efforçant de regagner la caravane, de laquelle deux hommes s’étaient détachés à toute bride pour lui porter secours.
Mais, hélas! ce n’était là qu’une partie des épreuves de Léopold.
Il était exposé à un danger bien autrement redoutable.
Ce qui avait effrayé le cheval, l’arrêtant court au point de déterminer le choc inattendu qui avait fait vider les arçons au cousin de Madeleine, c’était la vue, à quelque deux cents mètres en avant de lui, d’un reptile de grande taille, long de trois mètres cinquante, au corps d’un gris rougeâtre, qui, ramassé sur lui-même, se balançait sur ses derniers anneaux, tel qu’un ressort tout prêt à se détendre.
C’était précisément un de ces serpents-fouets dont il venait d’être parlé, et dont Joe O’Connor avait annoncé la rencontre. Le terrible ophidien est compté parmi les plus venimeux de son ordre, et sa morsure tue un homme ou un cheval en moins de deux heures.
L’infortuné Sourbin avait eu pourtant la chance de tomber à point nommé.
Car le reptile ne s’était lové que pour résister à une attaque. En effet, le serpent-fouet, qui emprunte son nom à la faculté redoutable qu’il possède de bondir sur son adversaire, est, par bonheur, rarement agressif. Celui-ci avait vu venir le cheval emporté et, tout de suite, s’était mis en état de défense. Si bien que, la bête écartée et Léopold à terre, le serpent avait repris sa course à travers la prairie, sans songer aucunement à une mauvaise action.
Malheureusement pour lui, en cette occurence, Léopold avait recouvré ses sens trop tôt.
Le fouet n’était plus qu’à une centaine de mètres du Français lorsque celui-ci, se relevant péniblement, essaya de battre en retraite vers ses compagnons de route.
Le reptile vit ce mouvement et s’en alarma. Il prit sur-le-champ l’offensive et se mit à ramper de toute sa vitesse vers son ennemi supposé. En quelques minutes, il eut réduit de moitié la distance qui le séparait de lui.
C’en était fait de Sourbin, qui, ne soupçonnant aucun danger, ne se hâtait guère de fuir. Comment l’aurait-il pu, d’ailleurs, après la violente commotion qui avait suivi cette chute tout à fait inattendue?
Déjà le hideux serpent dressait sa tête oblongue, aux yeux sanglants, placée au bout d’un cou long et frêle, et poussait des sifflements de colère, lorsque ces sifflements mêmes et la fort odeur de musc qu’il répandait avertirent Léopold Sourbin du menaçant voisinage qu’il subissait.
  Le cousin de Madeleine, pris d’une terreur irraisonnée, se mit à fuir aussi
vite que le lui permirent ses jambes endolories et courbaturées. Malheureusement, il ne pouvait l’emporter sur son formidable adversaire qui, d’une seule détente de sa queue, bandée comme un arc, franchissait cinq ou six mètres.
Sourbin était donc perdu, et rien ne l’eût arraché au danger, si les deux cavaliers détachés de la colonne n’eussent gagné de vitesse Déjà le reptile n’était plus qu’à dix pas de lui, lorsque l’un des hardis écuyers, enlevant sa bête d’un élan furieux, malgré ses résistances, passa comm en un vol entre le fuyard et le serpent. Son bras s’allongea armé du fouet à manche court qui sert aux cow-boys des prairies. La corde siffla, mordante et tranchante. Elle vint s’enrouler au cou du reptile, dont elle brisa net la colonne vertébrale.
Le monstre se tordit vainement, tandis que l’élan forcené du cheval traînait pendant quelque cent pas encore son corps détendu et flasque comme une couroie dépliée.
Alors Georges Vernant, car c’était lui, revint vers Sourbin et lui dit, en riant:
« Çà, mon cher compatriote, vous pouvez remercier Dieu; vous l’avez échappé belle.
– Je vous dois aussi quelques remerciements à vous-même, répliqua Léopold, moins reconnaissant du service rendu que dépité du rire avec lequel l’avait abordé son sauveur. Morbleu! Quelle poigne et quelle adresse! Tuer un serpent boa avec une ficelle. Ça ne se voit pas tous les jours, et, pour ma part…
– Peuh! répondit Vernant, c’est un exercice qui nous est familier au Mexique, d’où je viens. Et puis, ce n’est point un bon, ce serpent, c’est un fouet. De plus, ma ficelle est une bonne arme, car c’est aussi un fouet. Si bien que nous avons un dicton qui énonce cette particularité. Nous disons: « Il faut combattre le fouet par le fouet ».
Tout en parlant, Georges avait mis pied à terre et, très complaisamment, mettait son cheval à la disposition de Léopold pour le ramener vers la caravane, lorsqu’ils virent revenir Cheen-Buck, le second des deux cavaliers, ramenant par la bride la monture trop fringante qui avait si malencontreusement désarçonné son cavalier.
Sourbin se mit en selle tant bien que mal. Mais, en vérité, il n’avait pas brillante mine, ainsi monté.
Personne cependant ne railla sa mésaventure. Il n’entendit guère que ce propos goguenard de Joe O’Connor:
« Eh bien! Monsieur, quand je vous disais que nous ferions connaissance avec les bêtes de la patrie. »
Ce fut la seule allusion faite à ce déplorable accident.
Aussi bien, ne marcha-t-on pas fort longtemps ce jour-là.
Wagha-na avait donné l’ordre de tout préparer pour le prochain campement.
Ce campement, il était là, tout dressé au milieu de la plaine, attendant les voyageurs derrière un bouquet de bouleaux et de sapins, le seul qu’on rencontrât dans un rayon de dix-huit milles. A peine l’eut-on dépassé, que les cavaliers se trouvèrent en face d’un véritable village de bois, à carcasse de fer, dont chaque maison était surélevée sur une façon de pilotis formée de colonnes de fer creuses, afin de les isoler d’un sol dont Sourbin avait pu apprécier par lui-même le désagréable contact.
A peine la colonne se fut-elle démasquée que, brusquement, toutes les demeurent s’animèrent. Des hommes, des femmes, des enfants s’élancèrent hors des toits de ce village factice et vinrent, en courant, souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants.
Madeleine expliqua à Georges, à Sourbin, l’origine de cet établissement.
C’était un titre de plus à la reconnaissance des Canadiens envers Wagha-na, un de ces nombreux bienfaits qu’il avait généreusement prodigués au pays tout entier.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHEQUE DE LA JEUNESSE | Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | Néant |
| Language | Français |
| Paperback | 256 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 190 g |
| Dimensions | 115 x 160 x 20 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| HACHETTE BIBLIOTHÈQUE DE LA JEUNESSE | Liste ouvrages. |
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