101% Original
Lowest Price
Free Shipping

Millionnaires en herbe by Paul BERNA Editions G. P. Paris Bibliothèque Rouge et Or Souveraine 1959

Présentation de l’Editeur


Les turbulents gamins de Port-Biou sont d’une folle audace, et la « quête » qu’ils entreprennent en secret n’est pas sans noblesse. Ils se sont jurés de gagner un million en deux mois pour sauver leurs vieux amis du village, qu’on a menacés d’expropriation! Chacun y met du sien et, bientôt grâce à leur ingéniosité, à leur esprit de sacrifice, à l’utilisation intelligente de leurs dons personnels, cet effort de solidarité donne des résultats surprenants : leur chère cagnotte, qu’ils ont surnommée le Saint-Frusquin, s’arrondit peu à peu jusqu’à former un total impressionnant. Mais les jours filent très vite et le chiffre faditique est loin d’être atteint. A vingt-quatre heures de l’échéance, il manque encore 200.000 francs. Où et comment les trouver? Est-ce qu’on ne peut pas compter sur un petit miracle, quand on s’est déjà donné tant de mal pour une si belle cause?
  Les coups de théâtre s’enchaînent dans le rire et l’émotion, et la moralité pourrait s’exprimer par ce mot de la fin: « Il ne faut jamais rien gagner, jamais rien donner, sans y ajouter un peu de cette monnaie que personne ne voit, mais qui fait réellement le prix de toute chose : deux sous de cœur pour un million de francs! »

22 personnes consultent ce site en ce moment
  • Check Mark Estimated Delivery : Up to 4 business days
  • Check Mark Free Shipping & Returns : On all orders over $200
  • Visa Card
  • MasterCard
  • American Express
  • Discover Card
  • PayPal
  • Apple Pay
Guaranteed Safe And Secure Checkout

FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Grand Prix de littérature du Salon de l’Enfance 1955

Edition :   ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9e)

est le cent vingt-cinquième de la
BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR

Série Souveraine

C.O.L. 11.0282   PHOTOGRAVURE CLICHÉS UNION   DEPOT LEGAL N° 556

il a été achevé d’ imprimer
en Juillet 1959 pour les
ÉDITIONS G.P. A PARIS
sur les presses de
G. Maillet et Cie
à Saint-Ouen

ILLUSTRATIONS DE G. DE SAINTE-CROIX
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Il tira de sa trompe une sonnerie chevrotante.   p. 15
Il appuya sa menace…   p. 69
Il se mit à griffonner avec une vélocité prodigieuse.   p. 141
– Tiens bon, Philippe! soufflèrent les autres.   p. 163

© Copyright 1958 by Éditions G.P., Paris

Reliure :   Pelline ivoire, dos orné, plat décoré au balancier.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto à double volets avec texte.

PRINTED IN FRANCE

Livre épuisé chez l’Editeur.

EXTRAIT   Millionnaires en herbe, by Paul BERNA   page 12


Millionnaires en herbe by Paul BERNA

  – Il faut y aller tout de suite! s’écria Miqué en secouant ses cheveux de paille claire. J’ai pris le lasso, il pourra nous servir…
  Elle tenait, enroulés sous son bras, quinze mètres de corde à linge terminés par une boucle savante. Les « chiens » s’énervaient, prenaient le vent en retroussant leurs babines sur des crocs menaçants.
  – Où sont les autres? demanda Charloun.
  Il recensa les présents. Manquaient le Rouqui, Coucoulin et Rosette, toujours les mêmes. Mais on ne pouvait plus attendre.
  – Le Rouqui doit être sur la cale, nous le ramasserons en passant, décida Charloun. Coucoulin et sa sœur nous rejoindront sur le terrain… En avant!
  Il souffla un rude coup dans sa trompe de receveur, les « chiens » aboyèrent à mort et toute la bande s’ébranla du même élan. Mme Amoretti, qui surveillait le complot du haut de sa fenêtre, poussa doucement les contrevents et déversa sur le trottoir le contenu d’une bassine d’eau tenue en réserve depuis cinq jours La cataracte manqua de peu les trublions, mais s’écrassa sur l’échine d’un innocent chat noir qui passait par là. Le matou poussa un miaulement désespéré et plongea comme l’éclair dans un soupiral.
  La meute, riant aux larmes, arriva devant le plan incliné de la cale. Le Rouqui était bien là, caché dans l’ombre d’une grosse barque qui reposait sur son chantier; il regardait avec intérêt les hommes du bord gratter la coque matelassée de varechs. L’arrivée de la meute le laissa froid. Charloun lui lança deux petits coups de trompe en guise de semonce, puis :
  – tu es sourd? lui cria-t-il. Le cerf est en train de s’égosiller dans les bruyères de la Pointe. Ce n’est pas le moment de bader sur le port…
  Le Rouqui prit un air étonné, mais ne bougea pas.
  – Je veux bien y aller, dit-il enfin, mais pas comme piqueur. C’est beaucoup plus marrant de faire le chien…
  Charloun, les poings sur les hanches, admonesta le récalcitrant :
  – Encore des histoires! Si chacun se met à poser ses conditions, il n’y a plus de jeu possible. « Je veux ci, je veux ça, et patati et patata! » Tu ne veux pas faire le cerf par-dessus le marché, non?
  – Ce ne serait pas une mauvaise idée, dit Miqué en riant. On pourrait chasser n’importe qund, même les jours où Piston n’est pas en train…
  – Le Rouqui n’a qu’à permuter avec un des chiens de service, proposa Rigolo pour arranger les choses.
  La petite Norine leva la main : ses courtes jambes faisaient merveille dans la poursuite rapprochée du cerf, mais elle tenait à ménager sa robe fraîche, bien repassée par sa blanchisseuse de mère. La chevelure ardente du Rouqui flamboya brusquement en plein soleil. Il remonta en courant le plan incliné et sauta sur le quai.
  – Dépêchons, fit Charloun. Rigolo en avant pour débrouiller la piste, Norine à côté de moi, les chiens derrière Miqué! Et ménagez votre voix pour l’hallali…
  Il tira de sa trompe une sonnerie chevrotante qui voulait singer le « bien-aller ». Toute la chasse partit ventre à terre en direction de la pinède.
  Coucoulin et sa sœur Rosette, petits-enfants du notaire de Port-Biou, habitaient dans le haut village une villa neuve qui abritait les bureaux de l’étude. Malgré le vent déchaîné qui faisait un bruit de ressac dans les pins de la colline, ils entendirent nettement les appels du cerf et les généreux coups de trompe distribués dans les ruelles du port. La folie de Charloun était contagieuse, aucun de ses fidèles n’avait jamais regretté de se compromettre avec lui dans les pires mésaventures. Le mince Coucoulin – ses amis prononçaient : Coucoulîne, à la provençale – referma doucement son album de timbres, cligna de l’œil à Rosette et se glissa à pas de loup jusqu’au coin de la pergola. Ce n’était qu’un jeu d’éluder les avis bêlants de la mamette, les recommandations sourcilleuses de Maître Cabassole, mais il leur fallait tromper la surveillance hypocrite de M. Toussaint, le premier clerc, qui se donnait abusivement des droits sur les enfants de la maison.
  Aucun bruit, aucun mouvement sous les stores baissés de l’étude.
  – Ils m’ont l’air de roupiller pour de bon, chuchota Coucoulin. Filons par derrière, Maria et la cuisinière ne diront rien…
  Ils se laissèrent glisser par-dessus la balustrade, passèrent à quatre pattes sous les deux baies vitrées de l’étude et firent en silence le tour de la villa. Un temps de galop par la rue Rompi-Cuou les mena jusqu’au port.
  Charloun les vit arriver, hors d’haleine, au moment où sa meute s’engageait sur la grande avenue du lotissement.
  – Vous ne serez pas de trop, leur dit-il avec satisfaction. Vous ne savez pas où le cerf est allé s’empêtrer? En plein dans les taillis de la Pointe!
  – Il peut numéroter ses abattis! ajouta Rigolo.
  Tout le monde s’était armé solidement en prévision de la curée, même les « chiens » qui brandissaient des gourdins à tuer un bœuf. Coucoulin arracha deux tuteurs de gros bambou, un pour lui, un pour sa sœur, dans les lauriers-roses du rond-point. L’équipage au complet se remit en marche dans l’ordre prescrit. Ils étaient onze en tout, dont sept garçons et quatre filles endurantes, sur lesquelles on pouvait compter. Un douzième compagnon sautait, ruait et galopait à côté d’eux sans se faire voir : le mistral, qui soufflait en bourrasque depuis deux jours sur la côte varoise. Où que ce fût, on ne pouvait mettre le nez dehors sans être empoigné par ce vent malin qui vous mettait la tête à l’envers, « Le mistral les rend fous », disaient les mamans de Port-Biou, en voyant leurs enfants saisis d’une bougeotte diabolique, ou manigançant en secret des coups pendables.
  Il affolait aussi bien le cerf, dont la plainte avait pris dans le lointain des intonations déchirantes.
  – Ecoutez-le! cria Rigolo en se retournant vers les autres. Il est en train de se payer notre tête…
  Ils arrivèrent en groupe devant la partie déboisée du promontoire. Là, les avenues fleuries du lotissement se perdaient dans un maquis sauvage qui descendait en grandes vagues jusqu’aux roches rouges de la Pointe Espagnole. Les cystes, les lentisques et les arbousiers y croissaient en épais taillis sous des pins très espacés. Par endroits, des bruyères arborescentes, hautes de deux à trois mètres, formaient un petit sous-bois ténébreux où les cigales ennemies du vent s’étaient réfugiées, menant un tapage assourdissant. Cette étendue broussailleuse était sillonnée en tous sens par un lacis de sentiers tortueux qui en faisait un merveilleux terrain de cache-cache.
  Charloun hésita avant de faire découpler les limiers. Jusqu’ici, on avait coursé le cerf dans la campagnette vallonnée qui surplombait le village, où le réseau des haies imposait nombre de servitudes, tant au gibier qu’à ses poursuivants. C’était la première fois qu’il s’égarait dans ce maquis familier aux enfants, mais il avait pour lui l’avantage du couvert et de l’étendue, qui lui permettait de brouiller les voies plus facilement et de se garder au large.
  Miqué tendit l’oreille un instant, pour bien repérer l’endroit où l’animal avait fait son « fort ». Autour d’elle, les « chiens » haletaient, tirant sur une laisse imaginaire.
  – Laisse-moi faire, dit-elle à Charloun. Nous allons le déloger de son trou en quatrième vitesse. Vous autres, vous n’avez qu’à lui barrer le chemin du lotissement et la descente qui mène à la grande plage. Si la trouille ne lui a pas coupé les pattes, il filera d’un trait par l’un ou par l’autre.
  Charloun secoua la tête : il se méfiait de ses zèbres.
  – Trop facile! Qu’il arrive au petit trot, sans se méfier, vous le matraquerez comme un mouton et la chasse sera finie. Non! non! non! je ne veux pas qu’on me l’assassine, il faut lui laisser sa chance… Tout le monde suivra de près, dans le même ordre qu’à la campagnette.
 


Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)   cent vingt-cinquième de la   BIBLIOTHÈQUE ROUGE ET OR
  Série Souveraine.
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal DEPOT LEGAL N° 556
Language Français
Paperback 187 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 399 g
Dimensions 150 x 205 x 15 mm

LIENS   UTILES
FORUM   LIVRES D’ENFANTS Rouge et Or, auteurs, titre, séries.
Paul Berna : Millionnaires en herbe   Mar 31 Mai 2011 – 17:17   par Phoebe
FORUM   LIVRES D’ENFANTS Une communication sur Paul Berna.
Dim 20 Jan 2019 – 18:50.   par philippa

 

Du même Auteur

Paul BERNA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Berna

Né à Lyon, Jean Sabran, de son nom complet Edmond Marie Jean Sabran, commence ses études à Lyon avant de rejoindre Fribourg et le Collège de la Villa St Jean puis Toulon et Aix-en-Provence pour le baccalauréat. En 1928, il fait son service militaire à Châlons-sur-Marne[2]. LIRE LA SUITE

Du même Auteur

LA PORTE DES ÉTOILES
LE CONTINENT DU CIEL
LE CHEVAL SANS TÊTE
Grand Prix de Littérature du Salon de l'Enfance 1955
LE PIANO A BRETELLE
LE CARREFOUR DE LA PIE
LE KANGOUROU VOLANT
MILLIONNAIRE EN HERBE
LES PÈLERINS DE CHIBERTA
LE CHAMPION Grand Prix de Littérature pour la Jeunesse de la Fédération des Associations
de parents d'élèves des lycées et collèges français (La Voix des Parents)
LA GRANDE ALERTE
LE BOUT DU MONDE
LA PISTE DU SOUVENIR
LE TÉMOIGNAGE DU CHAT NOIR

Dans la même série (Sinet)
LE COMMISSAIRE SINET
ET LE MYSTÈRE DE L'AUTOROUTE SUD
LE COMMISSAIRE SINET
ET LE MYSTÈRE DES POISSONS ROUGES

Illustrations

Gaston DE SAINTE-CROIX

Commentaires

Il n'y a pas encore de reviews.

Soyez le premier à commenter “Millionnaires en herbe by Paul BERNA Editions G. P. Paris Bibliothèque Rouge et Or Souveraine 1959”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Shipping policy

At our Company, we understand the importance of timely delivery. We offer a variety of shipping options to suit your needs, including standard, expedited, and express shipping. Our dedicated team works diligently to process and dispatch your orders promptly, aiming to deliver them to your doorstep within the estimated timeframe.

We strive to provide fast and reliable shipping to our customers. Here’s everything you need to know about our shipping process:

  • Dispatch: Within 24 Hours
  • Free shipping across all products on a minimum purchase of $99.
  • International delivery time 5 to 7 business days
  • Cash on delivery might be available
  • Easy 30 days returns and exchanges

Please note that delivery times are estimates and may vary depending on factors such as product availability, destination, and carrier delay

Returns policy

We want you to be completely satisfied with your purchase from our website. If for any reason you are not entirely happy with your order, we’re here to help. Certain exclusions and conditions may apply, so we encourage you to review our detailed return policy for more information. Rest assured, our goal is to ensure your complete satisfaction with every purchase you make from our website

  1. Returned items must be unused, undamaged, and in the same condition as received.
  2. Original tags, labels, and packaging must be intact and included with the returned item.
  3. Proof of purchase, such as your order confirmation or receipt, is required for all returns.