Histoire d’un âne et de deux jeunes filles by P.-J. STAHL Hachette Nouvelle Bibliothèque rose n° 71 Dép. lég. 64
Présentation de l’Editeur
C’EST un âne d’aussi bon caractère que peut l’être un âne et il répond aux noms sucessifs de Criquet, de Charlot et enfin de Jacquot. Il connaît d’abord des années de vrai bonheur auprès de Rose, sa gentille petite maîtresse.
Puis un méchant saltimbanque, Maître Job, le vole, et c’est une période de dures épreuves, adoucies simplement par la compatissante bonté de Palmyre, fillette volée comme lui…
Jacquot retrouvera-t-il un jour ses premiers maîtres?
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
NOUVELE BIBLIOTHÈQUE ROSE
ILLUSTRATIONS DE MARIANNE CLOUZOT
J’eus ma part de champagne. page 32
« Que dirait ta mère? » page 64
« Qu’est-ce que Charlot a donc? » page 96
Notre vie nous sembla dure tant qu’il fallut courir de village en village. page 128
Thomas! C’était le vieux Thomas. page 160
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur – Relieur
Paris – Coulommiers
03.062 – IV – 8 – 1533
Dép. lég. 2279 – 3e tr. 64
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
© Librairie Hachette, 1935.
Impr. Hachette, – 10 1935
Reliure : Cartonnée pellicule illustrée couleurs in recto.
Imprimé en France
par Lienhart & Cie – Clamart .
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Histoire d’âne et de deux jeunes filles, by P.-J. STAHL page 61
JE TREMBLAIS comme une feuille, incapable de faire un mouvement; cependant j’allais essayer de lui obéir, tout en me disant qu’un Loup devait pouvoir courir plus vite qu’un Ane, et qu’il aurait bientôt fait de nous rattraper, quand un bruit de branches m’arrêta court. Un autre animal, dont je ne pus deviner d’abord l’espèce, descendait avec une agilité singulière du haut du grand arbre au pied duquel le Loup devait être posté. Surpris comme nous par l’agitation des feuilles, l’animal aux yeux jaunes et aux dents aiguës sauta avec un grognement menaçant au beau milieu de notre sentier, nous barrant ainsi le passage. Ma maîtresse se cramponna à sa selle et, tirant sur la bride, s’efforça de me faire rebrousser chemin, mais j’étais pétrifié. La queue entre les jambes, la tête basse, j’avais fermé les yeux pour ne rien voir de ce qui allait arriver. Je fus tiré de ma cruelle angoisse en entendant une voix encore enfantine dire en riant : « N’ayez donc pas peur, mam’selle! c’est pas un Loup, c’est Tom; il ne vous fera pas de mal; il n’est pas méchant. »
Grâce au Ciel, le Loup n’était qu’un Chien, et le grimpeur, un enfant de sept ou huit ans, le fils du berger, qui venait de dénicher un nid de Pinsons. « Quoi, c’est toi, l’Ecureuil! s’écria ma maîtresse; quelle peur tu m’as faite! »
Le petit Pierre avait mérité ce surnom d’Ecureuil par l’aptitude qu’il avait à grimper dans les arbres. Ma maîtresse, rassurée, se mit à rire de l’épouvante subite qui nous avait saisis elle et moi. J’étais honteux de moi-même. Quoi! me disais-je, pour sauver ta maîtresse, pour te sauver toi-même, Charlot, tu n’a pas même su trouver des jambes. Et je me rappelais avec confusion une histoire qu’on m’avait racontée de ma mère qui, se trouvant un soir dans la même position que nous, mais en face d’un vrai Loup, avait sauvé la vie de Mme Merton et la sienne, en cassant d’une ruade bien appliquée la mâchoire de leur agresseur.
L’Ecureuil, pris en flagrant délit d’école buissonnière, était encore plus embarrassé que nous. Pour se faire pardonner, il nous offrit de nous remettre dans notre chemin. Il portait dans sa casquette trois malheureux petits oisillons qui n’avaient pas encore de plumes. Emue par leurs cuics désespérés, ma maîtresse entreprit de décider notre petit conducteur à les remettre dans leur nid.
« Que dirait ta mère, lui dit-elle, si un jour en rentrant dans votre chaumière elle n’y trouvait plus ni toi ni ta petite sœur? Tu n’as sûrement jamais pensé à la peine de la maman-oiseau quand elle retrouvera son nid vide. Aussi, je suis certaine que tu vas maintenant te dépêcher de reporter ces trois petits Pinsons dans leur nid. »
Le bambin resta quelque temps pensif et hésitant. Puis, après s’être gratté l’oreille deux ou trois fois, il remonta avec une adresse extraordinaire sur le grand arbre, et replaça les trois petits oiseaux dans leur nid avant que la mère fût revenue.
« C’est bien, mon petit Pierre, ce que tu as fait là », lu dit ma maîtresse, lorsqu’il vint se remettre à notre disposition. Prenant alors une grosse pièce d’argent dans sa bourse, elle la lui donna en lui disant :
« Je vais te détourner de ta route, pour que tu nous remettes sur notre chemin, et toute peine mérite salaire. C’est pour cela que je te donne ces cinq francs. Tu prieras ta mère de ma part d’en employer une partie à t’acheter quelque chose qui te fasse bien plaisir. »
Nous revînmes promptement à la maison, où notre longue absence avait déjà jeté l’inquiétude. M. Merton, c’était le nom de notre maître, accompagné du vieux Thomas, s’apprêtait déjà à partir à notre recherche. Ma maîtresse lui raconta en riant les dangers imaginaires que nous avions courus et la peur très réelle qu’ils nous avaient causée.
« Je vois que la première campagne de Charlot n’est pas à son honneur, dit M. Merton. Mais j’espère qu’une autre fois il se montrera digne de sa mère. »
Puis, s’adressant à sa fille : « Tu n’as pas beaucoup réfléchi, ma Rose. Crois-tu que je te laisserais faire de pareilles promenades dans nos bois, s’il y avait danger d’y rencontrer des Loups? »
Nous étions quelquefois accompagnés dans nos courses par Mlle Thérèse, la jeune amie de ma maîtresse dont j’ai déjà parlé. Elle était plus posée qu’autrefois. Deux ans de pension avaient refait son éducation, que les gâteries de son père avaient comprise. Ses parents demeuraient dans une propriété assez voisine de l’habitation de M. Merton. Elle montait ordinairement un Ane, assez bon camarade d’ailleurs, mais plein de fatuité. Ce petit animal, moins jeune et cependant moins fort que moi, ne voulait jamais me céder le pas. Quand j’avais pris la tête, il n’était pas de ruse que Cascaret n’imaginât pour me dépasser. J’aurais compris qu’il restât au même rang que moi; mais il ne voulait pas admettre cela, et même dans les sentiers trop étroits pour que nous pussions y passer de front, il me poussait de côté jusqu’à ce qu’il eût atteint son but, au risque d’exposer sa maîtresse et la mienne à être égratignées en passant trop près des haies. Toutes les deux riaient de bon cœur de ce manège qui, sans qe pluu’il fût besoin de nous y exciter, nous maintenait au trot et même au galop pendant presque tout le temps de la promenade.
Une fois, après une de ces luttes, nous fîmes halte à l’entrée d’une ferme appartenant aux parents de Thérèse. C’était là que les deux amies devaient se séparer. Au moment de reprendre chacun notre route, apparut le fermier conduisant une voiture chargée de foin fraîchement coupé. Reconnaissant sa jeune maîtresse, il la pria de venir se reposer à la ferme. Rose et Thérèse mirent pied à terre. Cascaret et moi nous suivions. Nous eussions été aveugles, que la bonne odeur de la voiture qui nous précédait lentement eût suffi à nous maintenir dans la bonne voie. Ce râtelier ambulant était pour nous tenter. Cascaret s’en rapprochait de plus en plus et moi de même. Par lequel de nous deux fut donné le premier coup de dent, je ne saurais le dire; toujours est-il que nous oubliâmes bientôt l’un et l’autre notre rivalité dans un repas fraternel et copieux. Mais quand le fermier revint à son foin et qu’il le trouva fortement entamé, il s’écria :
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE NOUVELLE BIBLIOTHEQUE ROSE |
| Numéro de Référence | 71 |
| Dépôt Légal | Dép. lég. 2279 – 3e tr. 64 |
| Language | Français |
| Paperback | 189 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 182 g |
| Dimensions | 120 x 170 x 20 mm |
Du même Auteur
| HETZEL | https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Jules_Hetzel Pierre-Jules Hetzel, né le 15 janvier 1814 à Chartres[1] et mort le 17 mars 1886 à Monte-Carlo[2], est un éditeur, écrivain, traducteur et homme politique français. |
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