Millionnaires en herbe, by Paul BERNA HACHETTE Bibliothèque VERTE Dépôt légal 1977
Présentation de l’Editeur
«NOUS n’avons pas le droit de nous mêler des affaires des grandes personnes, dit Christian. Mais nous pouvons aider quelqu’un dans le besoin.
– Comment? demandèrent ses amis.
– En gagnant de l’argent pour des malheureux qui n’en ont presque pas. »
Le sort de braves gens menacés d’expropriation est en jeu…
Les jeunes garçons n’ont que très peu de temps pour réunir une somme énorme. L’entreprise est une vraie folie mais chacun va faire preuve de persévérence et d’ingéniosité.
Et voilà Christian et ses camarades qui se lancent dans une fantastique course au trésor.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
numéro : 20.5352.8
BIBLIOTHÈQUE VERTE
1149-5 – Dépôt légal n° 3890, 1er trimestre 1977.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
7, bd Romain-Rolland – Montrouge
Usine de La Flèche, le 24-02-1977.
20 – 01 – 5352 – 01
Premier tirage de ce titre dans la Collection Hachette n° 01 Bibliothèque VERTE.
Exemplaire original.
ILLUSTRATIONS DE DANIEL BILLON
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
noir & blanc in texte.
Les émotions de l’incendie avaient mis tout le monde à plat. p. 32
Dissimulés derrière les arbusiers du sous bois… p. 96
La bande s’installa à l’ombre sous le parapet de la jetée. p. 128
Le Rouqui et François s’embarquaient à l’aube sur le Lion des Mers. p. 160
© Librairie Hachette, 1977.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : Couverture pelliculée, à dos carré illustrée couleurs in recto.
BRODARD ET TAUPIN
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Millionnaires en herbe, by Paul BERNA page 53

M. Amoretti fit un geste désinvolte :
« Moi, je m’en lave les mains! »
Les Mohicans, indignés, se récrièrent bien haut.
Christian s’était glissé entre Cadusse et Césarine. Il dépassait les deux vieux d’une bonne tête.
« Combien demande exactement M. Castéran? » prononça-t-il d’une voix claire, qui domina le caquet irrité des vieillards.
M. Amoretti devint cramoisi :
« Il ne manquait plus que cet incendiaire dans la discussion! s’écria-t-il avec rage. Attends, vaurien! Je vais te faire avaler ta trompette, moi!… »
Le gros homme opéra un mouvement tournant pour prendre l’insolent à revers. Christian l’attendait; il esquiva de justesse le magistral coup de pied qui visait son séant, et piqua un sprint en sonnant l’hallali sur sa trompette. M. Amoretti le poursuivit férocement sur cent mètres, sans souci des rires qui saluaient cette curieuse performance, puis il abandonna la partie et regagna le village sur la Jeep des pompiers.
Christian retrouva Mireille et ses « chiens » dans les parages du rond-point. Quelques coups de trompette firent surgir les autres d’une allée voisine. Deux heures de chasse et les émotions de l’incendie avaient mis tout le monde à plat, mais le moral restait élevé et les commentaires allaient bon train.
« Qui a mis le feu aux cabanons de la Pointe? dit Marius au bout d’un moment. Il faudrait tirer cette histoire au clair.
– Est-ce que nous étions vraiment seuls dans la pinède? »
Christian interrogea d’abord les limiers, qui avaient vu les premières flammes détaler positivement sous leur nez. Aucun d’eux n’avait remarqué de mouvement suspect dans les taillis. Mireille montra pourtant quelque réticence.
– Combien étions-nous au départ? demanda-t-elle.
– Onze, comme d’habitude! répondit Charloun, avec étonnement. Le gros Doudou est un froussard : il n’ose plus venir avec nous depuis que Piston lui a mangé son chapeau…
Miqué laissa rire les autres, puis :
– J’ai fait toute la chasse en avant avec les cinq « chiens », dit-elle à Charloun. Toi, tu suivais avec Norine, Coucoulin, Rosette et Rigolo, ce qui fait cinq en tout. Eh bien! à un moment, il m’a semblé que vous étiez six.
– A quel moment?
– Pendant que nous montions vers la casemate. Il y avait quelqu’un d’autre avec vous, qui galopait un peu en arrière. Cela ne m’a pas framppée sur le moment. Je me suis retournée un peu plus tard, et vous étiez de nouveau cinq. L’autre avait disparu…
– C’était peut-être un des gosses de la grande plage, dit Rigolo. La prochaine fois, il faudra faire attention.
– Comment était-il habillé? demanda Charloun.
Miqué hésita :
– A cette distance, je n’ai rien remarqué de particulier. Un short et une chemisette, je suppose, comme tout le monde au bord de la mer.
Elle taisait quelque chose, mais sa réserve passa inaperçue, et l’on s’en tint finalement à l’opinion de Rigolo. Charloun avait déjà la tête ailleurs :
– Il m’est venu tout à l’heure une idée formidable dit-il en regardant ses complices avec des yeux brillants. For-mi-dable!
C’était le mot qui annonçait généralement chez lui la poussée d’une nouvelle extravagance. On le pressa de s’expliquer. Il fit le mystérieux :
– Pas encore! Tout ce que je peux vous dire, c’est que notre nouveau sport dépassera en émotions la chasse à courre. Mais l’affaire demande une mise au point soignée… J’espère que tout le monde en sera?
La question ne faisait pas de doute.
– A propos, et Piston? dit soudain Coucoulin.
Il fallait tout de même se soucier de l’âne loufoque. Charloun envoya aussitôt Rigolo et Sandrine s’informer dans la campagnette.
De la fenêtre de son bungalow, à cinquante mètres de là, Mlle Blanc regardait moutonner, au-dessus des lauriers-roses du rond-point, ce bouquet de têtes brunes et blondes où la chevelure du Rouqui jetait un éclair insolite.
Entre une soixantaine d’élèves, Charloun et ses amis étaient secrètement les préférés de l’institutrice, c’est-à-dire son plus gros souci. Ces onze-là possédaient en commun un privilège naturel qui valait à ses yeux tous les mérites : où que ce fût, ils ne s’ennuyaient jamais. Certes, hors de chez eux, ces enfants livrés à eux mêmes étaient capables du meilleur comme du pire. Mais Mlle Blanc intervenait avec discrétion à l’heure du choix. Elle se gardait bien de sermonner ses diables ou de contrarier la fantaisie désordonnée qui les animait. Un sourire lui suffisait. Chacun y lisait ouvertement que l’on peut s’amuser de tout s’il en découle pour finir quelque chose d’utile ou de bienfaisant, et que c’est en riant de cette façon qu’on devient meilleur.
Sandrine et Rigolo revinrent une demi-heure après, hilares, disant que Piston avait regagné le clos de M. Mazet au triple galop, qu’il semblait un peu abattu, mais qu’il se portait fort bien pour avoir traversé tant d’épreuves.
– Et le bout de sa queue n’est même pas roussi! ajouta Rigolo d’un air émerveillé.
L’après-midi tirait à sa fin, les belles ombres du soir envahissaient déjà le fond de la calanque.
– Retournons aux cabanons, suggéra Miqué. Nous pourrions toujours donner un coup de main aux Mohicans.
– C’est bien le moment! ricana Charloun. Rien qu’à voir nos figures mâchurées, les gens nous sauteraient dessus en criant au feu!… D’ailleurs, il y a mieux à faire pour les Mohicans.
Il regarda d’un air sombre les visages assemblés devant lui, et tendit brusquement sa main ouverte :
– Videz vos poches!
Filles et garçons s’exécutèrent sans protester, l’habitude de tout mettre en commun étant chez eux bien établie. Aux cent francs de Charloun s’ajoutèrent les cent francs de Sandrine et de Rigolo. Miqué en donna cinquante. Titin-les-yeux-doux, fils des épiciers Giacomini, et généralement le mieux muni des onze, aligna recta quatre pièces de cinquante francs. Frisquet donna cent sous, le Rouqui item.
– J’ai cinquante francs, dit Norine d’une voix confuse, mais c’est pour acheter le pain en rentrant à la maison.
On les lui laissa. Rosette n’avait rien, l’Ange non plus. Coucoulin, qui passait pour avare et n’était qu’économe, se fit un peu tirer l’oreille :
– J’ai cent francs, dit-il timidement, mais je les avais mis de côté pour ach…
– Donne! coupa Charloun, sans vouloir en entendre plus long.
Il fit le compte au milieu d’un silence recueilli. Personne, même pas Miqué, ne voyait encore où l’extravagant voulait en venir.
– Cinq cent soixante francs! dit-il enfin d’un air accablé. A nous tous, nous ne valons que cinq cent soixante francs, à peine le prix d’un kilo de bœuf! Quelle misère!
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHÈQUE VERTE numéro : 20.5352.8 |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | 1149 – 5 Dépôt légal n° 3890, 1er trimestre 1977. |
| Language | Français |
| Paperback | 187 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | 2 – 01 – 003736 – 9 |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 159 g |
| Dimensions | 115 x 165 x 15 |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Rouge et Or, auteurs, titre, séries. Paul Berna : Millionnaires en herbe Mar 31 Mai 2011 – 17:17 par Phoebe |
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Une communication sur Paul Berna. Dim 20 Jan 2019 – 18:50. par philippa |
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