Le piano à bretelle, by Paul BERNA Editions G. P. Paris Bibliothèque Rouge et Or Septembre 1956
Présentation de l’Editeur
On retrouve dans ce roman de Paul Berna les dix garnements de la bande à Gaby, qui furent les héros du CHEVAL SANS TÊTE, Grand Prix de Littérature du Salon de l’enfance 1955. Gaby et ses camarades ont décidément une façon peu banale de s’amuser. Le cheval-sans-tête ayant été « désintégré » dans une dernière descente mémorable, on cherche un autre jeu, « une autre affaire » précise Marion, conseillère de la bande. Et l’affaire vient toute seule pour ainsi dire, parce que les Dix n’ont pas les yeux dans leur poche et que rien ne peut leur échapper. Cela commence très simplement : quelqu’un demande un chien à Marion, pour rendre service à un infirme. Marion le donne et, quelques jours plus tard, elle a la surprise de reconnaître l’animal au coin d’une rue, attaché au pliant d’un aveugle. Le plus bizarre, c’est qu’entre temps ce chien jaune a changé de couleur : il est devenu du plus beau noir. « Pourquoi? » se demandent Gaby et ses amis. Et ils commencent à tourner d’un peu plus près autour de cet aveugle qui sillonne le quartier en jouant toujours la même complainte déchirante sur son piano à bretelle, autrement dit son accordéon.
« Pourquoi «? vous demanderez-vous avec autant de curiosité. Ouvrez ce livre et suivez les dix gosses de la bande à Gaby dans leur deuxième enquête. Ils n’ont rien perdu de leur gentillesse ni de leur drôlerie, et ils démontrent avec éclat coment on peut s’amuser follement tout en secourant le plus malheureux des hommes.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : ÉDITIONS G. P.,
80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)
GRAND PRIX LITTÉRAIRE DU SALON DE L’ENFANCE 1955
est le cent septième de la
BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR
C.O.L. 11.082 Dépôt légal n° 483
il a été achevé d’ imprimer
pour les
EDITIONS G.P. A PARIS
en Septembre 1956
Sur les presses de
LA PHOLITH
L. DELAPORTE
ILLUSTRATIONS DE PIERRE DEHAY
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
– Désintégré, qu’il a été le cheval… p. 11
Il fallut remonter à la queue-leu-leu jusqu’au remblai. p. 25
Marion traversa lentement la chaussée. p. 57
Il se mit à taper dans le ballon. p. 71
Marion avança encore sur la pointe des pieds. p. 97
Fernand prit son crayon rouge. p. 109
– Ma rue est là, derrière, annonça Bonbon. p. 131
Ils vinrent se grouper autour du banc pour écouter Marion. p. 143
– Tobie! appela-t-il d’une voix tremblante. p. 155
Un feu de Bengale du plus beau ver illumina la rue. p. 181
Copyright 1956 by Editions G.P. – Paris
Reliure : Reliée sur cartonnage Pelline ivoire, dos orné, plat décoré au balancier.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto à double volets avec texte.
PRINTED IN FRANCE
Livre épuisé chez l’Editeur
EXTRAIT Le piano à bretelle, by Paul BERNA page 27

– Attention! dit Juan-l’Espagnol. Cette rue des Estaffiers n’est pas un coin de tout repos, tu ne vas pas t’y aventurer seule.Je taccompagnerai là-bas avec Zidore et Fernand. Nous verrons un peu quel genre de type est ce M. Théo. Après tout, il y a peut-être quelque chose à faire de ce côté, on ne sait jamais… Qu’est-ce que tu en dis, Gaby?
– Il ne faut rien négliger, répondit le grand d’un air évasif. Allez-y si ça vous chante. On se retrouvera à onze heures sur la place du Marché, comme tous les jeudis.
L’heure du retour avait sonné. Il fallut remonter à la queue-leu-leu jusqu’au remblai, par les rails du Decauville, en se poussant les uns les autres aux plus mauvais endroits. Fifi, le petit chien de Marion, sautillait en tête. Gaby marchait le dernier, arc-bouté contre le gros Tatave; il avait l’air de pousser toute la file. Le soleil déclinant s’empourprait en plongeant derrière un horizon brumeux. Au loin, sur l’étendue géométrique du Triage, les trains glissaient à toute allure dans un tintamarre saccadé, assourdissant, qui remplissait les oreilles comme le grondement d’une mer en furie.
En repassant par la place Théodore-Branque, Juan-l’Espagnol et Criquet Lariqué laissèrent tomber les autres pour regagner leur logis du Faubourg-Bacchus. Le reste de la bande se dispersa sur la place du Marché. Marion et Fernand continuèrent seuls vers la rue des Petits-Pauvres. Tout d’abord, les deux enfants marchèrent en silence, Fifi caracolant sur leurs talons.
– Il m’est arrivé une drôle d’histoire cet après-midi, souffla Fernand au bout d’un moment.
– Pourquoi n’en as-tu rien dit tout à l’heure? demanda Marion étonnée.
– Les autres se seraient moqués de moi, dit Fernand. Et puis chacun était trop heureux de faire mousser sa propre histoire.
– Ce n’est pas une raison. Raconte un peu…
– Voilà! dit Fernand. Je me suis apercu depuis quelque temps que tous les gens du pays n’ont pas pour nous le même regard tendre. Il y en a certainement qui ne nous portent pas dans leur cœur. A cause de quoi? Je n’en sais rien du tout… Est-ce que tu connais ce gros pâté de maisons qui fait l’angle de la rue César-Santini et de la rue du Chemin-de-fer? C’est là…
Marion, écouta en silence, impressionnée par l’accent dramatique qui animait le récit de son camarade.
A quatre heures, Fernand sort de l’école comme tout le monde et s »en va seul, d’un pas nonchalant, jusqu’à la place Théodore-Branque. Personne dans le square. Il a remarqué que les camions de l’entreprise Boll aert ne rentrent pas au garage avant six heures ou six heures et demie, ce qui lui laisse une marge de temps appréciable. Il continue, les mains dans les poches, en poussant un caillou du pied, jusqu’au coin de la rue César-Santini. Un petit coup d’œil dans les deux ans. La rue est calme, peu passante. Ses maisons neuves, très espacées, avec de belles cours et des jardins bien feuillus, abritent l’aristocratie charcutière et les notables de Louvigny-Triage. Le n° 43 se distingue dans l’alignement par son étendue et la hauteur de sa façade sans fenêtres. De loin, Fernand s’assure que la porte du garage est bien ouverte et qu’on ne voit à l’horizon aucun de ces gros gaillards rébarbatifs, en combinaison graisseuse, qui sont les piliers de l’entreprise Bollaert.
Toujours en flânant, il remonte dans cette direction par le trottoir d’en face, pour plus de prudence. La voiture de M. Bollaert, une vieille Renault toujours boueuse, est rangée entre la porte extérieure du bureau et le portail d’une attière-cour que Fernand n’a jamais vue ouverte. Il avance encore, et, comme la rue reste parfaitement déserte, il change de trottoir et s’approche à pas lents du garage. Les quatre éléphants rouges de l’écurie Bollaert sont de sortie pour le moment, et le long hangar vitré apparaît sans eux beaucoup plus vaste. Il s’en échappe une lourde odeur de gas-oil et de vieux caoutchouc qui offense l’odorat de Fernand.
Il s’arrête près du seuil, le dos collé au mur, et regarde longuement à l’intérieur. Pas un chat. Il n’y a là rien de suspect à première vue. Le mystère n’est pas dans ce grand local au sol maculé d’huile, mais plutôt dans le silence qui enveloppe le garage, ses dépendances et la maison d’habitation contiguë. Il leur manque cette agitation, ce menu tapage domestique, qui émanent généralement d’une entreprise prospère. Pourtant, la maison Bollaert a la réputation de travailler « à pleins bras »
Fernand voudrait bien faire un saut jusqu’au magasin-atelier dont la petite porte s’ouvre au fond du garage. Mais, là, il se mettrait en faute. Or, n’est-ce pas déjà une faute que de regarder de cette façon chez des gens qui ne vous ont rien fait? Fernand laisse la question sans réponse et s’enhardit jusqu’à faire quelques pas dans le garage.
De là, on voit mieux l’intérieur ténébreux du magasin où s’alignent une douzaine de grandes caisses oblongues, fermées par des rubnas de métal. Fernand se sent devenir malade de curiosité. Il avance encore un peu vers le fond, franchit le seuil sur la pointe des pieds, tourne la tête à droite et à gauche comme un petit animal fureteur…
Clac! Si légèrement qu’il ait frôlé le battant de fer, celui-ci s’est rabattu sur lui avec la force d’une trappe à gibier, en tonnant comme un coup de canon dans le silence du garage. Fernand n’ose plus bouger. Il entend un pas lourd se rapprocher sur le sol en ciment du garage.
– Nous le tenons, dit une voix enrouée qui doit être celle d’un des frères Pierce. Un beau petit lapin!
Ils sont deux à rire. L’autre doit être M. Bollaert. Fernand frappe timidement contre le panneau.
– Ouvrez-moi, dit-il d’un ton suppliant.
– Tout à l’heure, répond l’homme sans s’émouvoir. Je vais d’abord te garder un peu au frais pour t’apprendre à pénétrer chez les gens sans permission…
Il s’éloigne en riant. Fernand se résigne à prendre la chose en patience… Jusqu’à quand? Ce n’est pas drôle. Le contenu des caisses ne l’intéresse même plus. Pour un peu, il fondrait en larmes. Si les autres le voyaient dans ce trou, comme un rat pris au piège!
Au bout de cinq minutes, l’homme revient sans se presser, tend l’oreille et, n’entendant rien, ouvre la porte d’un mouvement brusque. C’est le chauffeur James Pierce. Il doit être plus vieux que son frère de quelques années, car une mèche de poil blanc dépasse de sa casquette avachie.
Fernand sort en baissant la tête, sans souffler mot. M. Bollaert s’est campé sur le seuil du bureau pour voir passer le délinquant.
– Qu’est-ce que tu cherches chez nous? lui demande-t-il d’un air menaçant. Je t’ai vu venir du bout de la rue, avec ton petit air de n’y pas toucher, gros malin!
– Je voulais regarder les camions d’un peu plus près, répond Fernand à tout hasard. Les camions m’intéressent beaucoup…
Les deux hommes s’esclaffent.
– Voyez-vous ça! s’écrie le chauffeur en attrapant Fernand à pleine main par le col de son blouson. Le capot d’un de nos Berliet ne tiendrait pas dans ce réduit où tu t’es fait pincer… File! et la prochaine fois que je te surprendrai dans notre rue, je te passerai une de ces corrections qui te dégoûtera pour toujours des transports routiers…
Il traîne le gamin jusqu’à la porte et le met dehors d’un bon coup de botte. Fernand, suant de honte, remonte en courant, sans se retournir, jusqu’à la rue du Remblai…
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è) cent septième de la BIBLIOTHÈQUE ROUGE ET OR |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | Dépôt légal n° 483 |
| Language | Français |
| Paperback | 191 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 380 g |
| Dimensions | 150 x 205 x 15 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
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Du même Auteur
| Paul BERNA | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Berna Né à Lyon, Jean Sabran, de son nom complet Edmond Marie Jean Sabran, commence ses études à Lyon avant de rejoindre Fribourg et le Collège de la Villa St Jean puis Toulon et Aix-en-Provence pour le baccalauréat. En 1928, il fait son service militaire à Châlons-sur-Marne[2]. LIRE LA SUITE |
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Illustrations
Pierre DEHAY
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