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Le Mouron Rouge, by Baronne ORCZY Hachette Idéal-Bibliothèque Dépôt légal 1958

Présentation de l’Editeur


QUI donc était le Mouron Rouge? Un mystérieux aventurier qui, d’Angleterre, s’était juré d’arracher à la guillotine le plus d’aristocrates possible. Ses exploits intriguaient le monde entier… et agaçaient passablement le gouvernement français. Celui-ci dépêcha donc Chauvelin outre-Manche avec mission de capturer cet ennemi du régime.
 
  Une fois en Grande-Bretagne, Chauvelin n’est pas long à trouver une piste : celle du jeune Andrew qui, découvre-t-il, doit rencontrer le Mouron Rouge au bal de Lord Grenville. Il suffira de suivre Andrew ce soir-là. Et qui pourrait le faire plus facilement que la charmante Marguerite Blakeney? Marguerite est une actrice française mariée depuis peu avec le très beau et très stupide Sir Percy Blakeney. Elle a en France un frère chéri mais en grand danger de périr sous le couteau de la guillotine. Chauvelin offre à Marguerite la vie de ce frère contre un peu d’espionnage…
 
  Et Marguerite doit accepter. Lorsque Chauvelin quite à l’aube les salons de Lord Grenville, il prévient la jeune femme que sa mission est presque terminée.Qui a-t-il donc rencontré au rendez-vous qu’elle a pu lui indiquer? Il lui a dit être resté tout le temps seul, si l’on excepte la compagnie peu distrayante de Sir Percy profondément endormi…
 
  Sur quelle piste Marguerite a-t-elle lancé Chauvelin? Angoissée, elle le devine trop tard. Comment avertir l’invisible personnage du danger qui le guette?
Chauvelin va-t-il le démasquer et le prendre au piège?…

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   Hachette

Idéal-Bibliothèque   numéro de référence : 98

TRADUCTION DE MARCEL HENRIOT-BOURGONGNE

ILLUSTRATIONS DE PAUL DURAND
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

« Mon petit-fils a la petite vérole. »   p. 11
« Vivent vos yeux noirs qui voient si clair!»   p. 19
Le « Mouron Rouge » travaille dans l’ombre.   p. 27
« Un duel, monsieur », bégaya le vicomte.   p. 39
« Mais Sir Percy t’aimait, Margot. »   p. 47
Tout se déroula dans l’espace de deux ou trois secondes.   p. 67
« Si vous m’aidez utilement ce soir, citoyenne… »   p 75
Les yeux fermés, avec un ronflement tranquille.   p. 97
Marguerite s’aperçut que les chevaux avaient franchi la grille.   p. 104 & 105
Un tournant de la route le fit bientôt disparaître.   p. 119
« » Percy était parti pour Calais   p. 127
« Eh! vous disiez quelque chose, monsieur? ».   p. 152 & 153
La rosse efflanquée du juif n’allait guère vite.   p. 157
Il l’enleva aussi doucement qu’il aurait fait d’une plume.   p. 187

III – 527   Dépôt légal : 326 –   4e trim. 1958

IMPRIME EN BELGIQUE
PAR LA S. I. R. E. C,.   LIEGE

L’ÉDITION ORIGINALE DE CE ROMAN, DONT LE TEXTE
A ÉTÉ SPÉCIALEMENT CONDENSÉ POUR LES LECTEURS
D’IDÉAL-BIBLIOTHEQUE EST PUBLIÉE PAR LES ÉDITIONS
NELSON, 25, RUE HENRI BARBUSSE, PARIS (5°)

© É dition Nelson, 1965
et LIBRAIRIE Hachette, 1965

Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Présentation sous jaquette à double volets avec texte illustrée couleurs.
Imprimé en Belgique
par la S. I. R. E. C., Liège

Livre épuisé chez l’éditeur

EXTRAIT   Le Mouron rouge, by Baronne ORCZY   page 07


LA BARRIÈRE DE NEUILLY
Le Mouron Rouge by Baronne ORCZY

  UNE foule grouillante, bruissante et houleuse d’êtres qui n’ont d’humain que le nom, car à les voir et les entendre, ils ne paraissent que des créatures féroces, animées par de grossières passions et par des appétits de vengeance et de haine. L’heure : quelques minutes avant le coucher du soleil; et le lieu : la barrière de Neuilly.
  Pendant presque tout le jour, la guillotine avait été occupée à sa tâche hideuse. Mais il y avait maintenant pour le peuple d’autres spectacles plus intéressants à voir, un peu avant la fermeture définitive des portes.
  La foule quitta en hâte la place de Grève, et se dirigea vers les différentes barrières.
  Tout aristocrate était un traître, tous ses ancêtres l’avaient été avant lui : pendant deux cents ans, le peuple était mort de faim pour entretenir une cour débauchée dans une prodigalité extravagante; et maintenant les descendants de ceux qui avaient aidé à rendre cette cour si brillante avaient à se cacher pour échapper à la mort, à s’enfuir s’ils voulaient éviter la vengeance tardive du peuple.
  Oui, ils cherchaient à se cacher, ils cherchaient à s’enfuir; de là le plaisir! Chaque après-midi avant la fermeture des portes, lorsque les voitures des maraîchers s’en allaient en processions par les diverses barrières, il y avait quelques fous d’aristos qui tentaient de s’échapper des griffes des révolutionnaire. Sous différents déguisements, sous divers prétextes, ils essayaient de se glisser à travers les portes si bien gardées par les soldats citoyens de la République.
  Mais ils étaient presque toujours pincés aux barrières. Le sergent Bibot surtout, à la barrière de Neuilly, avait un flair extraordinaire pour reconnaître un aristo sous le plus parfait déguisement. C’est alors que le jeu commençait. Bibot regardait sa proie comme un chat regarde une souris, il jouait avec elle pendant un bon quart d’heure quelquefois, faisait semblant d’être trompé par l’apparence, par la perruque et les autres arrangements d’acteurs qui cachaient l’identité d’un noble comte ou d’une marquise.
  Parfois, Bibot laissait sa proie franchir la porte, lui permettant de croire pendant deux minutes que réellement elle s’était évadée de Paris, et que même elle pourrait atteindre en sûreté la côte anglaise : il laissait le pauvre malheureux marcher dix mètres vers la campagne et, alors, il envoyait après lui deux hommes pour le ramener démasqué.
  Il n’y avait rien d’étonnant à ce que, par cette belle soirée, autour de la porte de Bibot, la foule fût impatiente et excitée. Dans ces derniers temps la besogne avait été dure, les maudits aristos commençaient à être terrifiés et cherchaient de leur mieux à se glisser hors de Paris.
  Aujourd’hui tous les sergents qui commandaient aux différentes portes avaient reçu des ordres spéciaux. Récemment, un grand nombre de ci-devant avaient réussi à se sauver de France et à gagner l’Angleterre. L’opinion publique en était étrangement surexcitée. Le sergent Grospierre avait été condamné à mort pour avoir, à la porte Nord, laissé filer sous ses yeux toute une famille de ci-devant.
  On assurait que ces évasions étaient organisées par une bande d’Anglais, dont la témérité était sans égale et qui, par pure manie de se mêler de ce qui ne les regardait pas, occupaient leurs loisirs à enlever à madame Guillotine ses victimes légales.
  Personne n’avait vu ces mystérieux Anglais; quant à leur chef, on n’en parlait jamais qu’avec un frisson superstitieux.
  Pendant la journée, le citoyen Fouquier-Tinville recevait de quelque source inconnue un bout de papier; quelquefois il le trouvait dans la poche de son manteau; d’autres fois, quelqu’un le lui tendait dans la foule, quand il se rendait à la séance. Le papier contenait toujours l’avis succinct que la bande d’Anglais intrigants était à l’œuvre et toujours il était signé d’une marque rouge : une petite fleur en forme d’étoile, celle que l’on appelle le « mouron rouge »
  Quelques heures après la réception de cet impertinent avis, on apprenait qu’un certain nombre de royalistes et d’aristocrates avaient réussi à gagner la côte et allaient chercher leur salut en Angleterre. Les gardes avaient été doublées aux portes, les sergents qui y commandaient avaient été menacés de mort, tandis que de généreuses récompenses avaient été promises à celui qui ferait prisonniers ces Anglais audacieux.
  Chacun pensait que Bibot aurait ce bonheur. Bibot laissait cette idée prendre racine dans l’esprit de tous. Aussi chaque jour venait-on le voir à la barrière de Neuilly, avec l’espoir d’être là quand il arrêterait quelque aristo fugitif, qui peut-être serait accompagné de l’Anglais mystérieux, le « mouron rouge. »
  « Bah! dit-il à son fidèle caporal, le citoyen Grospierre était un sot! Si j’avais été, moi, à la barrière de Clichy, la semaine dernière…
  – Comment est-ce arrivé, citoyen? demanda le caporal.
  – Grospierre était à la porte faisant bonne garde », commença Bibot avec emphase, pendant que la foule s’écrasait autour de lui pour écouter avidement son récit. « Les voitures franchissaient la grille, il y en avait une chargée de tonneaux et conduite par un vieil homme, avec un gamin à côté de lui. Grospierre était ivre, mais il se croyait très malin; il regarda dans les tonneaux, dans la plupart du moins, vit qu’ils étaient vides et laissa passer le chariot. Une demi-heure plus tard, arrive un capitaine de la garde accompagné d’une douzaine d’hommes. « ESt-ce qu’une voiture a passé? demanda-t-il hors d’haleine à Grospierre. – Oui, répond Grospierre, il y a moins d’une demi-heure. – Et vous les avez laissés passer! s’écrie le capitaine avec fureur; vous expierez cela sur la guillotine, citoyen-sergent; cette voiture cachait le ci-devant duc de Chalis et toute sa famille! – Quoi? éclata Grospierre ébahi. – Oui, et le conducteur n’était personne d’autre que ce maudit Anglais, le « Mouron Rouge. »

 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   IDEAL-BIBLIOTHEQUE
N° de Référence 98
Dépôt Légal III – 537   Dépôt légal : 326 –   4e trim. 1958
Language Français
Paperback 190 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 375 g
Dimensions 145 x 205 x 16 mm

LIENS   UTILES
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.

 

Du même Auteur

Baronne ORCZY

https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_Orczy

La baronne Emma (Emmuska) Orczy, née le 23 septembre 1865 à Tarnaörs, en Hongrie, et morte le 12 novembre 1947 à Henley-on-Thames, dans le South Oxfordshire, en Angleterre, est une romancière, dramaturge et artiste britannique d’origine hongroise. Elle est surtout connue pour sa série de romans mettant en scène le personnage du « Mouron rouge (Scarlet Pimpernel) ». LIRE LA SUITE

Illustrations

Paul DURAND

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