Ben-Hur by Lewis WALLACE Hachette Idéal-Bibliothèque Dépôt légal 1962
Présentation de l’Editeur
DANS l’immense cirque d’Antioche, cent mille spectateurs crient d’une seule voix : « Ben-Hur! Ben-Hur! » Athlète accompli, Ben-Hur vient de gagner une dramatique course de chars contre le Romain Messala, responsable de ses malheurs.
Mais la joie de sa victoire est brève. Pour échapper à la vengeance des Romains, dont le joug écrase la Judée, Ben-Hur doit se réfugier dans le désert.
Comment est-il devenu ce héros vagabond et traqué, ce protecteur des faibles, cet adversaire acharné des représentants de César? Fils d’un prince de Jérusalem, beau et riche, il vivait heureux parmi les siens. Un jour, le hasard fit de lui, malgré son innocence, le responsable d’un attentat contre le puissant gouverneur Valerius Gratus.
Injustement condamné, Ben-Hur connaît, pendant trois ans, le supplice de ramer sur une galère. Cependant, il est la proie d’une idée fixe : il s’est juré de recouvrer sa liberté, d’arracher à la prison sa mère et sa sœur, et de délivrer son pays.
Pourquoi ne mènerait-il pas à bien cette tâche surhumaine? Trempé par les épreuves, soutenu par la pensée des êtres qu’il aime, il est désormais armé pour traverser les aventures les plus inattendues et aussi les plus périlleuses…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
Numéro de Référence : 86
TEXTE FRANÇAIS DE JEAN MURAY
Collection : Idéal-Bibliothèque
ILLUSTRATIONS DE FRANÇOIS BATET
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
« Voilà le coupable!. p. 21
Il semblait épuisé. p. 29
Sentant qu’on le regardait, le rameur leva la tête. p. 37
On se battait sur le pont. p. 49
« Nous sommes sauvés! ». p. 57
Ben-Hur venait de surgir à côté de son ennemi. p. 104 & 105
Son char s’écrassait contre la borne. p. 109
Ben-Hur le contraignit à se découvrir . p. 121
La vue, sur-le-champ, leur fut rendue. p. 151
Les deux vieillards firent non de la tête. p. 155
« Tirzah, regarde! ». p. 165
« Si je te porte secours, l’accepteras-tu? ». p. 173
Il trébuchait à chaque pas. p. 177
La panique fut brève et brutale. p. 184 & 185
V. 3705. Dépôt légal n° 5677, 2e trimestre 1962.
Imprimerie Nationale
de Monaco S.A.
© Librairie Hachette, 1955.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : Relié sur cartonnage à dos rond. fers spéciaux.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Présentation sous Jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte :
Imprimé en France
par J. Fournier – Montrouge.
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Ben-Hur, by Lewis WALLACE page 23

Aussi vite qu’ils le pouvaient, les deux jeunes gens descendirent l’escalier. Ils trouvèrent, pleine de soldats, la galerie qui cernait la cour. Ceux-ci, l’épée la main, exploraient les pièces donnannt sur la galerie. Dans un coin de la cour, plusieurs femmes, agenouillées sur le sol, se blottissaient les unes contre les autre et tendaient vers les légionnaires des mains suppliantes. Au centre de la cour, une femme était demeurée debout. Les vêtements déchirés, ses longs cheveux répandus sur ses épaules, elle luttait avec une volonté farouche pour échapper à un centurion de taille gigantesque. Et, en se débattant, elle poussait ces mêmes cris qui étaient parvenus jusqu’à la terrasse.
Ben-Hur s’élança vers elle :
« Mère! Mère! »
Comme il allait l’atteindre, il se sentit arrêté dans sa course par des mains brutales et il entendit une voix qui lui était familière, la voix de Messala :
« Voilà le coupable! »
D’un bloc, Ben-Hur se retourna et vit en effet, à quelques pas de lui, Messala très calme, le visage cependant crispé par un sourire sarcastique.
Le centurion, ayant achevé de maîtriser la mère de Ben-Hur, regarda celui que Messala désignait comme le coupable et demanda avec un accent étonné :
« Quoi? Ce serait ce jeune Juif qui a attenté à la vie de Valerius Gratus? »
Messala éclata de rire.
« Faut-il qu’un homme ait atteint la maturité ou la vieillesse pour oser commettre un attentat? répliqua-t-il. Crois-moi, le coupable se tient devant toi. Il déteste Rome et veut sa destruction. Son père est mort depuis longtemps. Il ne lui reste que sa mère et sa sœur. D’ailleurs, les voilà. Elles sont à ta merci, ajouta-t-il en montrant Tirzah et la mère de Ben-Hur. Tu as de la chance! D’un seul coup de filet, tu as raflé toute la famille des Hur! »
Bien qu’abasourdi par ce discours stupéfiant, Ben-Hur fit effort sur lui-même pour se persuader que tout n’était peut-être pas perdu et, oubliant que, la veille, il avait quitté Messala dans les plus mauvais termes :
« Voyons, lui dit-il, il est impossible que tu aies effacé de ta mémoire notre enfance, nos jeux, notre amitié, les heures agréables que nous avons si souvent passées ensemble! Sauve-nous, ou du moins sauve ma mère et ma sœur. Tu sais bien que je suis incapable d’avoir voulu tuer le procurateur! »
Mais, avec une dédaigneuse insolence, Messala fit la sourde oreille.
Il s’adressa au centurion.
« Je t’ai livré le coupable, dit-il. J’ai fait pour toi tout ce que je pouvais faire. Un dernier conseil : sois ferme! Maintenant, je vais de ce pas m’assurer que l’émeute est bien maîtrisée. Ensuite, j’irai prendre des nouvelles de Valerius Gratus. »
Et, avant des’éloigner dans la direction de la rue, il jeta, cette fois à l’intention de Ben-Hur :
« Souviens-toi de ce que je t’ai dit hier. Désormais nos rapports sont gouvernés par le seul Mars, dieu de la guerre! »
Le jeune Israélite avait l’impression qu’un abîme venait de s’ouvrir sous ses pieds. Il suivit Messala du regard jusqu’au moment où celui-ci s’engagea sous le couloir voûté conduisant à la porte. Lorsqu’il fut certain que le Romain ne se raviserait pas, il serra les mâchoires et murmura en levant vers le ciel des prunelles flamboyantes :
« Au jour que tu auras choisi toi-même, Seigneur Dieu, n’oublie pas que je veux être l’instrument de ta vengeance! »
Sur la cour pesait un silence tragique. Ben-Hur secoua la tête comme pour se débarrasser d’un cauchemar.
« Aie pitié de ma mère et de ma sœur, dit-il en s’avançant vers le centurion. Dieu t’en tiendra compte. »
Il y avait tant d’amertume et de désespoir dans la voix qui prononçait ces paroles, que le centurion parut ébranlé.
« C’est bien, dit-il enfin. Qu’on conduise ces femmes à la tour Antonia. Mais qu’il ne leur soit fait aucun mal. »
Il s’adressa ensuite aux légionnaires qui entouraient Ben-Hur.
« Quant à celui-ci, ajouta-t-il en leur montrant le jeune homme, liez-le avec des cordes solides et veillez sur lui. Je veux l’emmener moi-même. »
Ben-Hur se laissa ligoter. Il gardait la tête haute. Qui aurait pu deviner qu’une transformation extraordinaire venait de s’opérer en lui? Ce jeune homme, hier encore tendre et confiant, sentait s’allumer dans son être une force sauvage, une volonté de fer. L’amitié le trahissait. L’univers charmant où il avait vécu s’écroulait sous ses yeux. Des malheurs plus grands encore l’attendaient, se perdaient dans la brume de l’avenir. Aurait-il la force de les supporter, de les traverser et d’en sortir intact? Peut-être. Car, sans s’en rendre compte, il était passé, en une nuit et une matinée, des rêves de l’adolescence à l’énergie de la virilité.
Avec une émotion terrible, mais durement maîtrisée, il vit les soldats emmener sa mère et sa sœur, ainsi que les femmes à leur service, esclaves et domestiques. Ces dernières qui, presque toutes, étaient nées dans la maison des Hur, se débattaient et poussaient des cris plaintifs ou perçants.
Puis on dirigea vers la rue les chevaux et les bestiaux. Immobilisé par deux légionnaires, Ben-Hur assistait d’un œil sec et farouche à ce spectacle. Quand toutes les bêtes eurent gagné la rue, les soldats se précipitèrent dans les pièces du rez-de-chaussée et des étages. On les entendait briser, avec de gros éclats de rire, les meubles précieux, les miroirs, les sièges et les divans.
Ben-Hur comprit que ces destructions et ce pillage étaient exécutés sur l’ordre de Valerius Gratus. Le procurateur avait voulu que sa justice s’abattît comme la foudre et qu’elle servît d’exemple à ceux qui, de par la Judée, pouvaient songer à répéter le geste meurtrier dont il venait d’être victime.
Lorsque tout fut fini, les légionnaires entraînèrent Ben-Hur. La ruelle était silencieuse. Il y avait longtemps que le cortège de Valerius Gratus avait repris la route de la tour Antonia. Çà et là, quelques corps recroquevillés gisaient le long des maisons. Le soleil, tombant sur eux, éclairait leurs robes blanches tachées de sang.
L’un de ces corps se dressa soudain. C’était une femme dont les cheveux dépeignés cachaient le visage. Avant que les légionnaires pussent intervenir, elle se jeta aux pieds du prisonnier et lui pressa les genoux dans ses bras frémissants.
« Mon petit! » gémissait-elle.
Ben-Hur l’avait déjà reconnue.
« Amrah! dit-il. Je ne puis plus rien pour toi. Que le Seigneur te prenne sous sa protection! »
Elle voulut parler. Les mots s’étranglaient dans sa gorge. Comprenant qu’elle avait atteint les limites du désespoir, Ben-Hur se pencha vers elle et murmura :
« Ton devoir est de vivre, Amrah. Ma mère et ma sœur ne tarderont pas à revenir. Veille sur elles. D’autre part… »
Il ne put achever. Les légionnaires venaient de repousser la femme. Elle roula dans la poussière. Mais aussitôt, d’un bond, elle se leva et, avec la souplesse d’une bête, elle regagna la maison des Hur, franchit le porsche et disparut dans l’ombre de la voûte.
Les légionnaires voulurent se lancer à sa poursuite. D’un geste, le centurion les arrêta.
« Qu’elle en fasse à sa guise! dit-il. Elle mourra de faim à l’intérieur de cette maison, car nous allons sur-le-champ condamner la porte. »
Il désigna plusieurs de ses hommes pour accomplir cette besogne. Puis, avec les autres, il entraîna son prisonnier vers la tour Antonia, afin de le soumettre au jugement du procurateur.
Le lendemain, quelques légionnaires revinrent dans la ruelle où l’émeute avait eu lieu et s’arrêtèrent devant la porte déjà murée de la maison des Hur. Après y avoir apposé des scellés, ils y clouèrent un écriteau sur lequel on pouvait lire : Propriété impériale.
Attirés par le bruit des marteaux, des Israélites habitant le voisinage s’étaient glissés en silence sur leurs terrasses et regardaient avec tristesse cette scène qui semblait être le dernier acte d’un drame.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE IDEAL-BIBLIOTHEQUE |
| N° de Référence | 86 |
| Dépôt Légal | V. 3705 Dépôt légal n° 5677, 2e trimestre 1962 |
| Language | Français |
| Paperback | 188 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 369 g |
| Dimensions | 145 x 205 x 16 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Livres d’enfants : tous les auteurs pour enfants L’Antiquité dans les livres d’enfants Mer 23 Juin 2021 – 15:13 par Paxson. |
| COLLECTION | HACHETTE Idéal-Bibliothèque pelline ivoire. |
| Lewis WALLACE | https://fr.wikipedia.org/wiki/Lewis_Wallace Lewis Wallace, dit Lew Wallace, né aux États-Unis le 10 avril 1827 à Brookville dans l'Indiana et mort le 15 février 1905 à Crawfordsville (Indiana), a exercé plusieurs professions : avocat, juriste, diplomate, général de l'Armée de l'Union lors de la guerre de Sécession, gouverneur du territoire du Nouveau-Mexique de 1878 à 1881. De 1881 à 1885, il est ambassadeur des États-Unis dans l'Empire ottoman. Il est célèbre en tant qu'auteur du roman historique Ben-Hur, publié en 1880. |
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Illustrations
François BATET
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