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L’éclair qui effaçait tout by Philippe EBLY Hachette Bibliothèque verte Dépôt légal 1984

Présentation de l’Editeur


  « Regarde! Une région romaine précédée de cavaliers! s’écrie Serge. On doit tourner un film dans les environs!… »
  Serge et son compagnon Xolotl se dressent dans les hautes herbes, pour mieux voir…
  Mais ils n’aperçoivent ni caméras, ni metteur en scène… Et ces légionnaires aux faces rudes n’ont pas du tout l’air de figurants. Soudain, une atroce angoisse saisit les deux garçons. Le formidable éclair qui tout à l’heure a embrasé le ciel, leur aurait-il fait perdre la raison?
  « Non, non! murmure Serge, je ne me trompe pas! Ce sont de vrais légionnaires romains… L’éclair nous aurait-ils projetés deux mille ans en arrière? »

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

Les conquérants de l’impossible

BIBLIOTHÈQUE VERTE

ILLUSTRATIONS D’YVON LE GALL
Couleurs pleine page hors-texte, annotées et,
noir & blanc in texte.

Ce qu’ils voyaient, c’était une légion romaine   p. 32
« Je m’appelle Gaïus. »   p. 64
« Où as-tu été? »   p. 96
« Si je lui dis de te donner cents coups de fouets, il le fera. .   p. 160

Dépôt légal Imprimeur 1724 – 5 – Editeur 7733 – 1984.1

IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
7, bd Romain-Rolland – 92541 Montrouge – Usine de La Flèche, 72200.
20-01-3804-01

Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.
Dépôt : octobre 1972.

© Librairie Hachette 1972.

Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

HACHETTE, 79, BOULEVARD SAINT – GERMAIN, PARIS VIe

Reliure :   cartonnée pelliculée à dos carré, illustrée couleurs in recto.
Par Arias Crespo.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE

Livre épuisé chez l’éditeur.

EXTRAIT   L’éclair qui effaçait tout, by Philippe EBLY   page 64


L'éclair qui effaçait tout by Philippe EBLY

  En s’éveillant, Serge vit qu’il faisait jour. Xolotl dormait encore, mais il ouvrit les yeux au bout de quelques minutes.
  « Comment vas-tu? » demanda Serge.
  Xolotl se tâta le ventre avec précaution.
  « Bien, dit-il. C’est presque fini. »
  Il s’étira comme un chat, se leva et fit quelques pas pour se réchauffer.
  « Qu’est-ce qu’on fait? » demanda-t-il.
  Serge ne répondit pas tout de suite. Son estomac lui rappelait cruellement qu’il n’avait rien mangé depuis soixante heures. En outre, il avait mal à la tête.
  « Il faut absolument qu’on mange aujourd’hui… », dit-il
  Il était de mauvaise humeur. A ce moment, il détestait Rome de toutes ses forces. Il avait oublié son mouvement d’enthousiasme de la veille, quand il avait découvert le forum de Trajan…Les jours à venir lui semblaient très sombres, et il aurait donné n’importe quoi pour revenir au XXè siècle.
  « Tu vois, bougonna-t-il. Le vieux bonhomme nous avait flanqué la frousse en nous parlant des patrouilles… On a dormi bien tranquillement. Il n’est rien arrivé.
  – Heureusement… » dit Xolotl, à mi-voix.
  Il laissa passer quelques secondes, puis demanda à nouveau :
  « Qu’est-ce qu’on fait?
  – On recommence à chercher, bien sûr », répondit Serge.
  Ils se mirent en route comme la veille, en posant des questions, au hasard, aux gens qu’ils rencontraient. Mais, comme la veille, ils n’eurent aucun succès. Cela dura jusqu’à la fin de la matinée.
  « Zut! dit enfin Serge. Rien à faire. On m’a enseigné desb tas de choses sur Rome, mais ça ne nous sert à rien. On ne m’a jamais appris à gagner ma vie à Rome.
  – On pourrait changer de quartier, proposa Xolotl. Ce serait peut-être plus facile ailleurs. »
  Serge réfléchit pendant quelques instants.
  « Je ne crois pas, dit-il. Nous sommes à Suburre. C’est un quartier de petites gens. Ce ne serait pas mieux ailleurs. J’essaie encore ce bonhomme-ci. »
  Il s’approcha d’un homme qui semblait aimable, mais qui l’envoya promener sans ménagement. Assez déçu, Serge le regardait s’éloigner quand il entendit un rire joyeux derrière lui.
  « Toi, tu es sûrement fou dans ta tête!… Il faut vraiment être fou pour chercher du travail », dit une voix.
  Serge et Xolotl se retournèrent. Ils virent un jeune garçon de douze ou treize ans, vêtu d’une tunique déchirée qui avait été verte autrefois. Visiblement, ce garçon s’amusait beaucoup. L’idée qu’on pût chercher du travail lui semblait fort drôle.
  « Comment t’appelles-tu? demanda le garçon, riant toujours.
  – Sergius.
  – Et tu es Gaulois…
  – Comment le sais-tu? demanda Serge.
  – D’abord par ton accent. Ensuite, parce que seul un Gaulois est assez fou pour chercher du travail. »
  Serge faillit répondre assez rudement, mais il comprit que ce gamin pouvait leur être utile s’il acceptait de les aider.
  « Et toi, qui es-tu? demanda-t-il.
  – Je m’appelle Gaïus, répondit le garçon. Je suis le fils de Spurius, le cordonnier. Tout le monde me connaît, à Suburre. »
  Il montra Xolotl.
  « Le Numide est avec toi?
  – Oui, dit Serge. Il s’appelle Xolotl.
  – Drôle de nom! dit Gaïus qui n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait. Il veut travailler aussi?
  – Oui.
  – Oh! dit Gaïus. Ce sont deux fous qui voyagent ensemble. »
  Il se mit à rire à nouveau, et Serge perdit patience.
  « Nous, nous ne rigolons pas, dit-il. Nous avons besoin de trouver du travail. Il y a trois jours que nous ne mangeons plus.
  – Houhhhh! fit Gaïus. Il fallait le dire. Attends-moi! »
  Sans s’expliquer davantage, il partit en courant et disparut au coin de la rue. Vaguement étonnés, Serge et Xolotl se regardèrent.
  « Est-ce que ça vaut la peine de l’attendre? demanda Serge.
  – Oui, dit Xolotl. Il reviendra sûrement… »
  Quelques minutes plus tard, Gaïus leur apportait deux cuisses de lapin.
  « Voilà, dit-il. Ce sont des restes du dîner d’hier. Un de mes amis est cuisinier, tout près d’ici. »
  Pendant que Serge et Xolotl dévoraient la viande froide avec délices, Gaïus expliqua qu’il avait beaucoup d’amis à Suburre.
  « Fameux! dit Serge après avoir sucé les os consciencieusement. Merci, Gaïus. Nous avions très faim. Merci. »
  Gaïus eut un petit rire satisfait.
  « Tu veux toujours travailler? demanda-t-il.
  – Oui. Est-ce que ton père pourrait nous prendre? Il nous apprendrait son métier. Pourquoi pas?
  – Non, dit fièrement Gaïus. Il a déjà un apprenti. Moi.
  – Mais tu ne travailles pas, objecta Serge.
  – Pas d’importance, trancha Gaïus. L’apprenti, c’est moi. »
  Visiblement, cela mettait un terme à la discussion.
  « Tu pourrais nous trouver du travail? demanda Serge. Nous avons essayé partout, sans résultat. »
  Gaïus réfléchit longuement, les yeux fixés au sol, puis releva la tête.
  « Il y en a qui gagnent leur vie comme porteurs d’eau… »
  Il montra le sixième étage d’une insula, de l’autre côté de la rue.
  « Tu vois, les gens qui habitent là-haut? dit-il. Ces gens-là paient pour avoir de l’eau. Tu peux en prendre à la fontaine publique. Tout le monde peut en prendre. Si tu montes sept ou huit seaux jusqu’au sixième étage, on te donnera bien un as… »
  Serge n’hésita pas.
  « Ça peut se faire, dit-il courageusement.
  – As-tu un seau? demanda Gaïus. Tu ne peux pas porter l’eau dans le creux de tes mains. »
  Embarrassé, Serge chercha une solution.
  « Ceux qui achètent l’eau prêteront leur seau, dit-il.
  – Non, dit Gaïus. Ils ne sont pas fous. Ils seraient sûrs de ne plus le revoir. Ne sais-tu pas que Suburre est le quartier des voleurs? »
  Non, Serge ne le savait pas… Il regarda autour de lui. Ils étaient près d’un marchand de vin, et les amphores exposées sur la rue étaient toutes reliées par une longue chaîne qui empêchait qu’on les vole. Apparemment, dans ce quartier, tout le monde se méfiait de tout le monde.
  « Ne t’en fais pas, dit Gaïus. Moi, je vais te prêter un seau. Tu me le rendras ce soir. Suivez-moi tous les deux. »
  Il les précéda dans des rues étroites, puis disparut dans une insula. Serge vit que le rez-de-chaussée était divisé en petites boutiques modestes, et que l’une d’elles était occupée par un cordonnier.
 

Reproduction interdite
 


 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE     BIBLIOTHÈQUE VERTE   20.01.4110.06.1
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal Dépôt légal Imprimeur 1724 – 5 – Editeur 7733 – 1984.1
Language Français
Paperback 186 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 2.01.00.3579.8
EAN Code Barre 9 782010 035791
Item Weight 147 g
Dimensions 115 x 170 x 15 mm

Du même Auteur dans collection HACHETTE
BIBLIOTHÈQUE VERTE   Série «   Les conquérants de l’impossible »
  DESTINATION URUAPAN 1971   CELUI QUI REVENAIT DE LOIN 1972   L’ÉCLAIR QUI EFFAÇAIT TOUT 1972   L’ÉVADÉ DE L’AN II   POUR SAUVER LE DIAMANT NOIR 1973   … ET LES MARTIENS INVITÈRENT LES HOMMES   LE NAVIRE QUI REMONTAIT LE TEMPS 1974   LA VILLE QUI N’EXISTAIT PAS 1975   LA VOÛTE INVISIBLE.1976   L’ÎLE SURGIE DE LA MER.   LE ROBOT QUI VIVAIT SA VIE.   S.O.S. LÉONARD DE VINCI   LE NAUFRAGE DES ÉTOILES 1980   LE MATIN DES DINOSAURES   LA GRANDE PEUR DE L’AN 2117 1983   2159 LA FIN DES TEMPS TROUBLÉS 1985
Série «   deviens conquérant de l’impossible »   LA MONTAGNE AUX ROBOTS 1987
Série « Les évadés du temps. »   LES TROIS PORTES   LE VOYAGEUR DE L’AU-DELA 1978   VOLONTAIRES POUR L’INCONNU   UN FRÈRE AU FOND DES SIÈCLES   CHASSE AU TIGRE EN CORRÈZE.

LIENS   UTILES
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L’éclair qui effaçait tout (Philippe Ebly)   Jeu 2 Aoû 2007 – 10:26 –   par xoloti
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Disparition de Philippe Ebly   Lun 10 Mar 2026 – 15:52   par Invité
LISTE OUVRAGES Bibliographie   Philippe EBLY

 

Du même Auteur

Philippe EBLY

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_bly

Philippe Ébly, pseudonyme de Jacques Gouzou, né le 29 juillet 1920 à Paris et mort le 1er mars 2014 à Liège, est un écrivain belge francophone de romans pour la jeunesse, de science-fiction et de fantastique. Ses principales séries ont été traduites en espagnol et en allemand et, pour certains ouvrages, dans d'autres langues. Sa période la plus féconde s'étend de 1971 à 1988. LIRE LA SUITE

Illustrations

Yvon LE GALL

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