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Le Docteur DOLITTLE chez les peaux-rouges, by Hugh LOFTING Hachette Idéal-Bibliothèque N°344 Dépôt légal 1968

Présentation de l’Editeur


« QUE se passe-t-il? Il fait de plus en plus froid… »
 
  L’équipage de l’extravagant docteur DOLITTLE, échoué sur une île après un naufrage, se pose la question avec angoisse. Le docteur, lui, a compris : l’île des Singes-Araignées se déplace lentement vers le pôle Sud. Si les marsouins n’étaient pas là pour tirer les voyageurs d’embarras…
 
  Pauvre docteur Dolittle! Il n’est pas au bout de ses tribulations. Car l’île des Singes-Araignées lui réserve une surprise à laquelle il ne s’attendait certes
pas! Une merveilleuse surprise que beaucoup d’hommes regarderaient comme une chance inespérée, mais qui, pour un savant comme lui…
 
  Heureusement, même dans cette situation délicate, les animaux n’abandonnent pas leur grand ami Dolittle…

F. G.   jusqu’à 14 ans

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE   numéro : 20/3240/7

Collection : Idéal-Bibliothèque   Numéro de Référence : 344

TEXTE FRANÇAIS DE SUZANNE PAIRAULT

ILLUSTRATIONS ORIGINALES DE L’AUTEUR
Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Jim Bowie et le colonel Neill visitaient les ruines du couvent d’Alamo.   p. 17
Deux charettes, chargées d’ustensiles, abordaient le gué.   p. 21
Dehors, un fandago se déroulait à grand bruit.   p. 24 & 25
Ils revinrent à leurs combats de coq   p. 33
« C’est le nom de Dary Crockett qu’ils sont en train de hurler! »   p. 41
Doucement, maintenant…   p. 87
Un canon mexicain tirait à une cadence accélérée.   p. 91
Quelques instants, le vieillard sommola.   p. 97
Derrière eux, les Mexicains s’étaient regroupés et poursuivaient les Américains.   p. 101
Soudain, Guerrero entendit des pas   p. 133
« J’ai l’impression, les gars, qu’on leur a fait avaler quelques couleuvres. »   p. 165
Les quelques hommes de Crockett se battirent comme des chats sauvages.   p. 168 & 169
Les canonniers lâchèrent une volée de mitraille au beau milieu des Mexicains.
Il galopait à tombeau ouvert.

  DÉPÊT LÉGAL : 7341.   3e trim. 1968.

Imprimé en France par Brodard-Taupin, Imprimeur-Relieur. Coulommier-Paris.
1801/2.

20 . 09 . 3240 . 01

L’EDITION ORIGINALE DE CET OUVRAGE
A PARU EN LANGUE ANGLAISE
CHEZ J. B. LIPPINCOTT, NEW YORK
SOUS LE TITRE :

THE VOYAGES OF DOCTOR DOLITTLE

LE PRÉSENT VOLUME CORRESPOND
A LA SECONDE PARTIE DE L’ÉDITION ORIGINALE.
LA PREMIÈRE EST INTITULÉE :

LES VOYAGES DU SOCTEUR
DOLITTLE

© Hugh Lofting, 1922.
Joséphine Lofting, 1950.
© Librairie Hachette,   1968.

Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
BRODARD ET TAUPIN RELIURE
Présentation sous jaquette à double volets illustrée couleurs recto & verso avec texte.
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Le Docteur DOLITTLE chez les peaux-rouges, by Hugh LOFTING page 15


UN MOMENT SOLENNEL
Le Docteur Dolittle chez les peaux-rouge by Hugh LOFTING

  LA SECONDE PARTIE de notre tâche était la plus difficile : il nous fallait écarter cette dalle gigantesque, la faire basculer ou la briser. Levant les yeux vers ce mur dressé au-dessus de nos têtes, nous nous demandions si avec nos faibles moyens nous y parviendrions jamais.
  Mais les bruits que nous venions d’entendre nous communiquaient un nouveau courage. Bientôt nous étions tous à fureter çà et là, cherchant une ouverture ou une crevasse qu’il fût possible d’agrandir. Chi-Chi escalada le mur abrupt de la dalle et examina l’endroit où celle-ci reposait sur le flanc de la montagne. Moi, je déracinais des buissons et arrachais les lianes qui pouvaient dissimuler une fissure; le docteur cueillait de nouvelles feuilles et composait d’autres lettres en images à confier au jabizri s’il revenait. Polynésia avait récolté une poignée de noix et les enfonçait une à une dans le trou du hanneton, pour donner à manger aux prisonniers.
  « Les noix sont très nourrissantes », affirma-t-il.
  Ce fut Jip qui, à force de gratter au pied de la dalle comme un bon ratier, fit la découverte qui devait nous conduire au succès.
  « Docteur », s’écria-t-il en accourant vers John Dolittle, le museau tout couvert de boue noire, « cette dalle ne repose que sur un lit de terre friable. C’est tout ce qu’il y a de plus facile à creuser. La grotte doit être située trop haut pour que les Indiens puissent atteindre la terre avec leurs mains, sans quoi il y a longtemps qu’ils se seraient frayé un passage. Si nous écartons un peu la terre au pied de la dalle, celle-ci descendra légèrement; ce sera suffisant pour que les prisonniers puissent passer par-dessus. »
  Le docteur alla aussitôt examiner le trou creusé par Jip.
  « En effet, déclara-t-il, si nous ôtons assez de terre en avant de la dalle, ele est tellement verticale que nous réussirons peut-être à la faire basculer. Cela vaut la peine d’essayer. Mettons-nous-y tous, vite! »
  Nous n’avions en fait d’outils que les bâtons et les pierres pointues que nous ramassions autour de nous. Nous devions vraiment présenter un curieux aspect, tous accroupis sur nos talons, grattant et creusant au pied de la montagne, comme six blaireaux alignés.
  Une heure s’écoula; malgré le froid, la sueur nous coulait du front.
  « A présent, dit le docteur, tenez-vous prêts à sauter de côté dès que cette masse semblera vouloir s’ébranler. Si elle tombait sur un de nous, elle l’aplatirait comme une crêpe. »
  Bientôt, on entendit une sorte de grincement.
  « Attention! cria John Dolittle, la voilà qui bouge! Sauvez-vous! »
  Toute la troupe s’écarta vivement. Le gros rocher descendit lentement d’une trentaine de centimètres dans le caniveau que nous avions creusé. J’éprouvai d’abord un moment de déception, la situation semblait aussi désespérée qu’avant:
pas signe de grotte au-dessus de la dalle. Soudain, en levant les yeux, je vis le sommet de celle-ci s’écarter lentement du flanc de la montagne. Nous avions compromis son équilibre. Tandis qu’elle s’écartait, des exclamations de joie, prononcées dans une langue étrangère, se firent entendre par-derrière. Le haut de la dalle s’inclina de plus en plus vite, puis tout à coup, avec un bruit de tonnerre qui ébranla toute la montagne sous nos pieds, elle s’abattit et se fendit en deux.
  Comment pourrais-je décrire cette première rencontre des deux plus grands naturalistes que le monde ait jamais connus : Longue-Flèche, fils de Flèche-d’Or, et John Dolittle, docteur en médecine, de Puddleby-les-Marais? Aujourd’hui encore, malgré toutes les années écoulées, je revois la scène jusque dans ses moindres détails. Mais quand il s’agit d’en parler, les mots semblent trop faibles pour exprimer la solennité du moment.
  Ce que je puis dire, c’est que le docteur, dont la vie était pourtant assez pleine de grandes aventures, a toujours considéré la libération du savant indien comme l’action la plus remarquable de toute sa carrière. Pour moi, sachant ce que cette rencontre représentait pour lui je brûlais d’impatience et de curiosité.
  Dès que l’énorme dalle s’abattit à nos pieds, j’écarquillai les yeux pour voir ce qu’il y avait derrière. J’aperçus d’abord l’ouverture sombre d’un tunnel de six à sept mètres de haut. Debout au centre se tenait un immense Peau-Rouge de presque deux mètres, très beau, mince et musclé, entièrement nu à part un bout de tissu perlé autour des reins et une plume d’aigle dans les cheveux. Il tenait une main devant ses yeux pour les protéger du soleil aveuglant qu’il n’avait pas vu depuis si longtemps.
  « C’est lui! murmura le docteur à mon côté. Je le reconnais à sa grande taille et à la cicatrice qu’il porte au menton. »
  Il s’avança pas à pas dans la pierraille et tendit la main au Peau-Rouge.
  A ce moment l’Indien découvrit ses yeux. Je remarquai aussitôt leur éclat étrange et perçant, des yeux d’aigle, mais plus doux et bienveillants. Il leva lentement le bras droit, le reste de sa personne demeurant immobile et rigide comme une statue, et serra la main du docteur. Ce fut un instant mémorable. Polynésia hocha la tête en me regardant d’un air entendu et satisfait. Et j’entendis Bumpo renifler d’émotion.
  Le docteur essaya ensuite de parler à Longue-Flèche. L’Indien, naturellement, ne savait pas l’anglais, et le docteur ne parlait pas la langue des Indiens. Tout à coup, à ma grande surprise, j’entendis John Dolittle essayer le langage de différents animaux.
  « Comment allez-vous? » demanda-t-il en langue chien. « Je suis content de vous voir », ajouta-t-il par signes à la manière des chevaux. Puis, en langage de cerf : « Depuis combien de temps êtes-vous enterré? » Mais l’Indien ne faisait pas un mouvement, il restait là, droit et raide, ne comprenant pas un mot.
  Le Docteur essaya plusieurs autres dialectes, toujours sans résultat. Puis enfin il en arriva au langage des aigles.
  « Grand Indien, dit-il en reproduisant les cris sauvages, entrecoupés de brefs grognements, par lesquels s’expriment ces oiseaux, je n’ai jamais été aussi heureux que je ne le suis de vous trouver encore en vie. »
  Cette fois le visage de pierre de Longue-Flèche s’éclaira d’un sourire de compréhension; il répondit aussitôt dans la même langue :
  « Puissant homme blanc, je te dois la vie. Pour le reste de mes jours, je suis à ton service. »
  Par la suite, Longue-Flèche nous expliqua que c’était là le seul langage animal qu’il eût été capable d’apprendre. Il ne l’avait pas parlé depuis longtemps, car aucun aigle ne venait jamais dans cette île.
  Alors le docteur fit signe à Bumpo, qui apporta des noix et de l’eau. Mais Longue-Flèche ne voulut ni manger ni boire. Il inclina la tête en signe de remerciement, prit les provisions et s’enfonça dans les profondeurs obscures de la grotte. Le docteur et toute son escorte le suivirent.
  A l’intérieur, il y avait neuf autres Indiens, hommes, femmes et enfants, gisant sur le sol dans un état affreux de maigreur et d’épuisement.
  Quelques-uns avaient les yeux fermés; on aurait dit qu’ils étaient morts. Le docteur se pencha sur eux pour écouter le battement de leur cœur. Ils vivaient tous, mais une des femmes était trop faible pour se tenir debout.
  Sur un mot du docteur, Chi-Chi et Polynésia retournèrent dans la jungle chercher encore de l’eau et des fruits.
  Tandis que Longue-Flèche distribuait nos provisions à ses amis mourant de faim, on entendit soudain un bruit à l’extérieur de la grotte. Me retournant, je vis, massée devant l’ouverture, la troupe d’Indiens qui nous avaient si mal reçus à notre arrivée.
  Ils commencèrent par jeter prudemment un coup d’&#339il dans la caverne. Mais dès qu’ils aperçurent Longue-Flèche et les autres Indiens en notre compagnie, ils accoururent en riant, en battant des mains et en parlant tous à la fois à une vitesse incroyable.
  Longue-Flèche expliqua au docteur que les neuf Indiens qui se trouvaient avec lui dans la grotte étaient deux familles qui l’avaient accompagné dans la montagne pour l’aider à chercher des plantes. Ils étaient en train de ramasser une espèce de mousse, efficace contre l’indigestion et qui pousse seulement dans les cavernes, quand tout à coup la grande dalle avait glissé et bouché l’ouverture. Pendant quinze jours, ils s’étaient nourris de cette mousse médicinale et avaient bu l’eau qui suintait le long des parois de la grotte. Les autres Indiens de l’île, les croyant disparus, les pleuraient comme des morts; ils se réjouissaient à présent de retrouver leurs parents en vie.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE Idéal Bibliothèque   numéro : 20/3240/7
Numéro de Référence 344
Dépôt Légal   DÉPÊT LÉGAL : 7341.   3e trim. 1968.
Language Français
Paperback 187 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 353 g
Dimensions 145 x 205 x 18 mm

LIENS   UTILES
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.
Hugh LOFTING

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hugh_Lofting
Hugh Lofting, né le 14 janvier 1886 et mort le 26 septembre 1947, est un écrivain anglais, auteur de romans pour la jeunesse. Il est surtout célèbre pour avoir créé le personnage de Docteur Dolittle dans une série de romans devenus
des classiques. Quelques titres ont été édités en France dès les années 1930. LIRE LA SUITE

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