Le cheval de verre by BONZON Hachette Idéal – Bibliothèque Dépôt légal 1963
Présentation de l’Editeur
MARIO, le jeune Vénitien, a deux joies dans la vie : le beau métier de verrier, qu’il apprend à la célèbre fabrique de Murano, et son affection pour Lucia, son amie d’enfance.
Lucia est au service d’une famille qui habite un fastueux palais. Un jour, l’enfant dont elle a la garde est enlevé par des inconnus. C’est le drame. Précipités dans une cascade d’aventures, Mario et Lucia ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Pour Mario, soupçonné de complicité, une seule issue : démasquer et faire arrêter les ravisseurs.
Quiproquos, méprises, séquestration… Que de péripéties haletantes en cette ville aux secrets détours, où les rues sont des canaux, où les enlèvements se font en gondole, où partout le mystère affleure!…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
Collection : Idéal-Bibliothèque Numéro de Référence : 240
ILLUSTRATIONS DE FRANÇOIS BATET
Magnifiques illustrations en 4 Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
Quand Mario entra, l’oncle était seul. p. 9
Le long d’un canal, il s’entendit héler. p. 13
« Oh! un petit cheval!… un cheval de verre… ». p. 23
Elle agita de nouveau son mouchoir. p. 51
Des touristes séjournant quelque temps dans Venise, avaient appris à le connaître… p. 72 & 73
Bavardant à voix basse. p. 77
Il n’eut pas le temps de se retourner. p. 101
Deux carabiniers en uniforme apparurent. p. 113
Brusquement, il se trouve face à face avec la lagune p. 125
Cet art difficile qu’est le pilotage d’une gondole. p. 149
Ils arrivent à la fin du Grand Canal. p. 152 & 153
Alors commence une longue et fiévreuse attente. p. 157
Avec beaucoup de précautions, il descend l’enfant. p. 169
Il se baisse pour saisir son adversaire aux jambes. p. 173
59163 – I – 6658 Dépôt légal n° 653. 1er trimestre 1963.
Imprimé en France par Brodard-Taupin, Imprimeur-Relieur, Coulommiers-Paris.
© Librairie Hachette, 1963
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.
BRODARD-TAUPIN-RELIURE
Présentation sous couvre-livre en 4 couleurs, laqué, à double volets avec texte.
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris
Livre épuisé chez l’Editeur
EXTRAIT Le cheval de vere by Paul-Jacques BONZON page 70
« FACCHINO!… Porteur… »
Combien étaient-ils, sur le quai, à l’arrivée des bateaux et des gondoles? C’était à qui se jetterait le premier sur le touriste, s’emparerait de force de ses bagages.
« Par ici, signor!… Facchino!… porteur!… »
Le premier jour, tout comme Lucia sur la place Saint-Marc, Mario n’avait pu adopter ces façons cavalières de harceler les étrangers, mais il avait compris qu’il ne retiendrait jamais aucun client. Alors, courageusement, il avait mis son point d’honneur à se défendre dans cette mêlée. Il était robuste; le travail pénible, les longs parcours sous le poids des valises et des sacs ne l’effrayaient pas. De toutes ses forces, il s’était mis à crier :
« Facchino!… trente lires seulement… et sans pourboire! »
Naturellement, tous les autres lui tombèrent dessus, criant au scandale, l’accusant de gâcher le métier. Un soir, même, un Sicilien à l’allure louche, pas du tout sympathique, le provoqua et, joignant le geste à la parole, chercha, d’un coup de poing, à l’envoyer prendre un bain dans le canal. Mais Mario avait la riposte prompte. Devant un attroupement de badauds, il eut tôt fait de mettre son adversaire en mauvaise posture. Cela suffit; désormais, on le respecterait.
Ainsi, tout en prenant moins cher que les autres, il gagnait autant, sinon plus. Des touristes séjournant quelque temps dans Venise, avaient appris à le connaître et s’adressaient plus volontiers à lui, non seulement pour porter leurs bagages, mais aussi pour les piloter dans la ville.
Quinze jours, déjà, s’étaient écoulés depuis le soir où il avait aperçu Lucia sur les marches du palais Alfieri! Par fierté, peut-être aussi par jalousie, il avait juré de ne plus jamais chercher à la revoir. Pour être sûr de ne pas la rencontrer, il évitait le quartier du Rialto où pourtant il aurait aimé, de temps en temps, retrouver son camarade Pietro. Mais, Pietro savait peut-être quelque chose de Lucia, et il voulait tout ignorer.
« Puisqu’elle m’a oublié, moi aussi, je l’oublierai. »
Hélas! c’était difficile; chaque fois que de loin, une silhouette de jeune fille lui rappelait sa camarade, il tressaillait.
Mais, même dans une grande ville comme Venise, il est difficile de ne jamais se rencontrer. Un après-midi, il revenait de conduire un touriste anglais dans le quartier éloigné de Sainte-Hélène, face à la lagune, et il traversait les jardins (le seul endroit de cette étrange cité rappelant une ville ordinaire) quand, tout à coup, il s’arrêta. Il venait de reconnaître Lucia, assise sur un banc, surveillant l’enfant qu’elle tenait dans ses bras l’autre jour.
La petite Vénitienne ne l’avait pas aperçu. Il demeura à distance et l’observa. Il ne voyait que son dos. Les bords d’un large chapeau de soleil en paille d’aloès, couvraient sa nuque. Il attendit, espérant qu’elle tournerait la tête et qu’alors il apercevrait son visage, distinguerait ses traits.
« Si elle paraît triste, se dit-il, je m’avancerai. »
Il n’en eut pas le temps. Quelques instants plus tard, quelqu’un s’approcha d’elle. Curieux, il se dissimula derrière un arbre pour mieux observer et reconnut,avec déplaisir, le jeune garçon qui, l’autre soir, la ramenait à bord du canot à moteur. L’oreille tendue, il écouta.
« Oh! s’exclamait Lucia, déjà?… La signora avait dit : pas avant six heures et demie… et il n’en est que cinq. D’ailleurs, c’était Alberto qui devait venir nous chercher avec la gondole.
– Je suis venu à sa place… cela vous ennuie?
– Non, signor Marcello… Seulement, je n’aime pas désobéir… et puis il fait si beau, voyez comme le soleil est encore haut.
– Justement, puisqu’il n’est pas tard, nous aurons le temps de traverser la lagune jusqu’au Lido, comme l’autre jour… Soyez tranquille, ma mère n’en saura rien.
– Et s’il nous arrivait un accident? Souvenez-vous, vendredi, quand nous avons failli heurter une barque!
– Avouez que vous avez peur… ou alors que vous vous ennuyez avec moi!
– Oh! je n’ai pas dit cela!
– Eh bien, venez. »
Lucia se décida, mais comme à regret, prit l’enfant par la main et suivit Marcello. De loin, Mario les vit descendre dans le canot qui démarra aussitôt dans une gerbe d’écume.
Bouleversé, il le regarda s’éloigner vers le bout de la lagune et disparaître. Il réfléchit. La brève conversation qu’il avait entendue l’avait frappé. A de petits riens, à l’hésitation de Lucia, au ton de la voix, il lui avait semblé que sa petite camarade n’était pas tout à fait aussi heureuse que l’autre jour. Il se reprocha de ne s’être pas tout de suite approché… même si elle devait le repousser. Alors, il pensa :
« Si je comprends bien, ce n’est pas la première fois qu’elle conduit l’enfant dans ces jardins… elle y reviendra sans doute. »
Poussé par le désir grandissant de la revoir, il décida de repasser le lendemain dans ce quartier un peu à l’écart de la ville grouillante. Le ciel était moins pur que la veille; de gros nuages voilaient par instants le soleil. Arrivé dans le jardin, il fit d’abord, des yeux, le tour des allées. Ayant constaté que Lucia n’était pas encore là, il se posta derrière un bosquet et attendit. Un long moment s’écoula. A cause du temps incertain, Lucia avait-elle renoncé à venir?…
Il patientait depuis près d’une heure, se déplaçant de temps à autre pour ne pas trop se faire remarquer, quand, à travers le feuillage épais d’une haie de lauriers-roses, il crut voir bouger quelque chose. Il s’approcha discrètement; la haie cachait non pas une mais deux silhouettes. Il pensa aussitôt à Lucia et Marcello. Pour s’assurer que c’étaient eux, il s’avança encore. Il s’agissait seulement de deux paisibles promeneurs,assis sur un banc et bavardant à voix basse. Déçu, il allait se retirer quand, tout à coup, une étrange conversation frappa ses oreilles.
« Inutile d’attendre plus longtemps, faisait l’un des promeneurs, il est trop tard, elle ne viendra pas.
– Ce n’est pas certain, répondit son voisin. L’autre jour, elle a amené l’enfant au milieu de l’après-midi… et le temps était aussi couvert qu’aujourd’hui. »
Le ton sourd, contenu, des voix semblait cacher quelque chose. Pour mieux entendre, car les chuchotements devenaient des murmures, Mario voulut s’approcher encore. Malheureusement, il effleura la haie. Un des promeneurs, devinant une présence insolite, se retourna vivement. Mario n’eut que le temps de regagner son refuge derrière le bosquet. Mais, ce qu’il venait d’entendre l’avait frappé. Ces inconnus attendaient donc quelqu’un qui devait venir assez souvent dans ces jardins, avec un enfant. Il n’avait pu s’empêcher de penser à Lucia. C’était stupide, bien sûr, elle n’était pas la seule à promener un enfant dans ce lieu calme et ensoleillé. Cependant, il parvint difficilement à calmer une étrange inquiétude. Mais il était déjà tard; il avait promis à une famille de touristes français d’aller prendre leurs bagages à six heures, à leur hôtel de la rue Saint-Marc. Il quitta les jardins.
Le lendemain, il ne pensa qu’à revenir rôder dans le quartier Sainte-Hélène. Il était en retard quand il y arriva, car deux clients portugais, ne sachant au juste ce qu’ils voulaient, l’avaient traîné d’hôtel en hôtel. Il alla aussitôt, comme la veille, se poster derrière le bosquet. Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que, contre la haie de lauriers-roses, les deux promeneurs étaient là. De plus en plus intrigué, décidé à voir le visage de ces inconnus, il fit un détour et passa derrière la haie, avec l’attitude d’un promeneur qui flâne. Au moment où il allait arriver à la hauteur du banc, les inconnus prirent chacun un journal et s’absorbèrent dans leur lecture. Il n’y avait là rien d’extraordinaire. Cependant le geste avait semblé un peu précipité pour être très naturel.
A pas lents, il dépassa le banc puis, sans atteindre le bout de l’allée, fit demi-tour. Surpris, les deux hommes reprirent leurs journaux qu’ils avaient de nouveau déposés à côté d’eux. Mario eut juste le temps de constater que, malgré la lumière tamisée par les nuages, les inconnus portaient tous deux des lunettes de soleil et que le plus petit avait une forte barbe noire.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE Idéal Bibliothèque |
| Numéro de Référence | 240 |
| Dépôt Légal | 59163 – I – 6658. Dépôt légal n° 653. 1er trimestre 1963. |
| Language | Français |
| Paperback | 189 pages |
| Table des Matières | Oui |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 374 g |
| Dimensions | 145 x 205 x 18 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Livres d’enfantds : Paul-Jacques Bonzon Le cheval de verre Sam 25 Fév 2012 – 23:09 par Caribou |
| LES AMIS DE Paul Jacques BONZON | Bibliographie Générale. |
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Un article sur Paul-Jacques Bonzon dans une revue universitaire Dim 21 Aoû – 16:17 |
| COLLECTION | HACHETTE Idéal-Bibliothèque pelline ivoire. |
Du même Auteur
| Paul-Jacques BONZON | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul-Jacques_Bonzon |
|---|
Illustrations
François BATET
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