Le bossu TOME I by Paul FEVAL Hachette Bibliohèque verte 1950
Présentation de l’Editeur
PHILIPPE de Gonzague, Philippe de Nevers, Philippe d’Orléans ont trois amis. Le premier des trois Philippe est un traître : il assasine le second, épouse sa veuve et jouit avec impunité de sa fortune.
Mais le chevalier de Lagardère veille. Décidé à dévoiler le coupable, il se dissimule sous l’apparence d’un bossu et, dès lors, ce ne sont que guet-apens, vols de papiers, témoins soudoyés, duels… Le faux bossu n’a-t-il pas le secret de la fameuse « botte de Nevers » qui lui permet de tuer infailliblement son homme en le frappant entre les deux yeux?…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
EDITION : Hachette TOME I LE PETIT PARISIEN
BIBLIOTHÈQUE VERTE
ILLUSTRATIONS DE PHILIPPE LEDOUX
Couleurs pleine page hors-texte annotées.
LE DIGNE PRÉVOT COMMENÇA. (p. 31.)
LA BELLE TÊTE DE PHILIPPE DE NEVERS. (p. 67.)
COCARDASSE ET PASSEPOIL. p. 95
JE VEUX VOUS FAIRE HEUREUSE, DONA CRUZ. (p. 126.)
MADAME LA PRINCESSE DE GONZAGUE SE MONTRA. (p. 146.)
C’ÉTAIT BIEN L’HOMME QUE J’AVAIS VU. (p. 189.)
IL VA, IL VIENT PAR SA PORTE DE DERRIÈRE. (p. 221.)
COCARDASSE LUI NOUA LE MOUCHOIR SUR LA BOUCHE. (p. 245.)
– Dépôt légal 9229 –
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Imprimeur-Relieur
Paris-Coulommiers
7837 – 9 – 1950
ÉDITION ABRÉGÉE POUR LA JEUNESSE
Copyright by Librairie Hachette, 1950.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : cartonnée percaline.
Présentation sous jaquette à double volets avec texte, illustrée couleurs.
IMPRIMÉ FRANCE – IMP. DE MATTEIS, PARIS – 450
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT Le Bossu, by Paul FÉVAL page 65
C’était en effet un signal. Trois hommes, portant des cornets de berger, étaient apostés sur la route d’Argelès, que devait suivre M. le duc de Nevers pour se rendre au château de Caylus, où l’appelaient à la fois une lettre suppliante de sa jeune femme et l’insolente missive du chevalier de Lagardère.
Le premier de ces hommes devait envoyer un son au moment où Nevers passerait la Clarabide, le second quand il entrerait en forêt, le troisième quand il arriverait aux premières maisons du hameau de Tarrides.
Il y avait, tout le long de ce chemin, de bons endroits pour commettre un meurtre. Mais Philippe de Gonzague n’avait point l’habitude d’attaquer en face. Il voulait colorer son crime. L’assassinat devait s’appelervengeance et passer, bon gré mal gré, sur le compte de Caylus-Verrou.
Lagardère berçait Aurore dans ses mains, maladroites à ce métier nouveau. Il n’avait plus qu’une préoccupation en cet univers : c’était de ne point éveiller la petite fille!…
« Do, do!… » disait-il, les yeux humides, mais ne pouvant s’empêcher de rire.
Vous l’eussiez donné en mille à tous les chevau-légers du corps, ses anciens camarades : aucun n’aurait deviné ce que ce terrible bretteur faisait en ce moment sur la route d’exil. Il était tout entier à sa besogne de bonne d’enfant; il regardait à ses pieds pour ne point donner de seousses à la dormeuse, il eût voulu avoir un cousin d’ouate dans chaque main.
Un second signal plus rapproché envoya sa note plaintive dans le silence de la nuit.
« Que diable est cela? » se dit Lagardère.
Mais il regardait la petite Aurore. Il n’osait l’embrasser. C’était un joli petit être blanc et rose; ses paupières fermées montraient déjà les longs cils de soie qu’elle héritait de sa mère.
« Et ce calme, ce repos, se disait-il, au moment où sa mère pleure, au moment où son père… Ah! ah! s’interrompit-il, ceci va changer bien des choses. On a confié un enfant à cet écervelé de Lagardère… c’est bon; pour défendre l’enfant, la cervelle va venir. »
Puis il reprenait :
« Comme il doit être bon de gagner peu à peu, à force de soins, à force de tendresse, tout l’amour de ces chères petites créatures, de guetter le premier sourire, d’attendre la première caresse, et qu’il doit être facile de se dévouer tout entier à leur bonheur! »
Et enfin ce mot, ce dernier mot, part du fond de son cœur comme un acte de contrition :
« Ah! je n’avais jamais tenu un enfant dans mes bras! »
A ce moment, le troisième signal partit derrière les cabanes du hameau de Tarrides. Lagardère tressaillit et s’éveilla. Il avait rêvé qu’il était père. Un pas vif et sonore se fit entendre au reversdu cabaret de la Pomme-d’Adam. Cela ne pouvait se confondre avec la marche de ces soudards qui étaient là tout à l’heure. Au premier son de ce pas, Lagardère se dit :
  « C’est lui. »
Nevers avait dû laisser son cheval à la lisière de la forêt.
Au bout d’une minute à peine, Lagardère, qui devinait bien que ces appels du cornet à bouquin dans la vallée, sous bois et sur la montagne, étaient pour Nevers, le vit passer devant le lumignon qui éclairait l’image de la Vierge à la tête du pont.
La belle fête de Philippe de Nevers, pensive quoique toute jeune, fut illuminée vivement durant une seconde; puis on ne vit plus que la noire silhouette d’un homme à la taille fière et haute; puis encore l’homme disparut. Nevers descenait les degrés du petit escalier collé au rebord des douves. Quand il toucha le sol du fossé, le Parisien l’entendit qui mettait l’épée à la main et qui murmurait entre ses dents :
« Deux porteurs de torches ne seraient pas mal ici. »
Il s’avança en tâtonnant. Les bottes de foin jetées çà et là le faisaient trébucher.
« Est-ce que ce diable de chevalier me veut faire jouer à colin-maillard? » dit-il avec un commencement d’impatience.
Puis s’arrêtant :
« Holà! n’y a-t-il personne ici?
– Il y a moi, répondit le Parisien, et plût à Dieu qu’il n’y eût que moi! »
Nevers n’entendit point la seconde moitié de cette réponse. Il se dirigea vivement vers l’endroit d’où la voix était partie.
« A la besogne, chevalier! s’écria-t-il, livrez-moi seulement le fer, pour que je sache bien où vous êtes. Je n’ai pas beaucoup à vous donner. »
Le Parisien berçait toujours la petite fille qui dormait de mieux en mieux.
« Il faut d’abord que vous m’écoutiez, monsieur le duc, commença-t-il.
– Je vous défie de me persuader cela, interrompit Nevers, après le message que j’ai reçu de vous ce matin. Voici que je vous aperçois, chevalier; en garde! »
Lagardère n’avait pas seulement songé à dégainer. Son épée, qui d’ordinaire sautait toute seule hors du fourreau, semblait sommeiller comme le beau petit ange qu’il tenait dans ses bras.
« Quand je vous ai envoyé mon message de ce matin, dit-il, j’ignorais ce que je sais ce soir.
– Oh! oh! fit le jeune duc d’un accent railleur, nous n’aimons pas à ferrailler à tâtons, je vois cela. »
Il fit un pas l’épée haute. Lagardère dégaina en disant:
« Ecoutez-moi seulement!
– Pour que vous insultiez encore Mlle de Caylus, n’est-ce pas? »
La voix du jeune duc tremblait de colère.
« Non, sur ma foi! non! je veux vous dire. Diable d’homme! s’interrompit-il en parant la première attaque de Nevers; prenez garde! »
Nevers, furieux, crut qu’on se moquait de lui. Il fondit de tout son élan sur son adversaire et lui porta botte sur botte avec la prodigieuse vivacité qui le faisait si terrible sur le terrain. Le Parisien para d’abord de pied ferme et sans riposter. Ensuite, il se mit à rompre en parant toujours et, à chaque fois qu’il rejetait à droite ou à gauche l’épée de Nevers, il répétait:
« Ecoutez-moi! écoutez-moi! écoutez-moi!
– Non, non, non! » répondit Nevers, accompagnant chaque négation d’une solide estocade.
A force de rompre, le Parisien se sentit acculé tout contre le rempart. Le sang lui montait rudement aux oreilles. Résister si longtemps à l’envie de rendre un honnête horion, voilà de l’héroïsme!
« Ecoutez-moi? dit-il une dernière fois.
– Non! répondit Nevers.
– Vous voyez bien que je ne puis plus reculer! fit Lagardère avec un accent de détresse qui avait son côté comique.
– Tant mieux! riposta Nevers.
– Diable d’enfer! s’écria Lagardère à bout de parades et de patience, faudra-t-il vous fendre le crâne pour vous empêcher de tuer votre enfant! »
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHÈQUE VERTE sans |
| Numéro de Référence | 73 |
| Dépôt Légal | – Dépôt légal 9239 – |
| Language | Français |
| Paperback | 256 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 221 g |
| Dimensions | 125 x 170 x 19 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Vos lectures, de l’adolescence à l’âge adulte. Les grands écrivains Sam 29 Aoû 2015 – 16:49 par Joyadamson |
| Paul FEVAL | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Fval Paul Féval est un écrivain français né le 29 septembre 1816 à Rennes[1] et mort le 7 mars 1887 dans le 7e arrondissement de Paris. LIRE LA SUITE |
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Illustrations
Philippe LEDOUX
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