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Le champion, by Paul BERNA Editions G. P. PARIS Bibliothèque Rouge et Or Souveraine Janvier 1960

Présentation de l’Editeur


  A 14 ans, Tony Clément est encore ce qu’on appelle « un pauvre garçon ». Durement éprouvé par la maladie, il désespère de reprendre le dessus. Son moniteur de culture physique a deviné quelles qualités de cœur cache la faiblesse générale de Tony. Il arrive à lui insuffler l’énergie nécessaire pour surmonter son découragement. A force de ténacité et de courage, Tony réussit, les vacances aidant, à se transformer.
  A la rentrée, harcelé par son camarade Ficelle, il décide de se spécialiser dans la natation : « partir de zéro, je serai champion dans deux ans. » Une volonté inébranlable le pousse à se surpasser. Mais en raison de son jeune âge, il se voit finalement refuser sa sélection aux Jeux Olympiques. Sera-t-il quand même
le champion qu’il s’est juré de devenir?
  L’épilogue plein d’émotion et d’entrain fera connaître de quelle façon Tony réalise son « contrat » et la magnifique leçon qui s’en dégage au lendemain de son triomphe. Les illustrations de Pierre Le Guen ajoutent encore à l’émotion qui se dégage de ce nouveau livre de Paul Berna.

  G. F. à partir de 12 ans

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   ÉDITIONS G. P., 80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)

est le cent quarante-cinquième
de la


BIBLIOTHÈQUE
ROUGE ET OR

Série “ Souveraine ”

C.O.L. 11.0282     Dépôt légal N° 663

il a été achevé d’ imprimer
pour les
ÉDITIONS G.P. A PARIS
en Janvier 1960
Sur les presses de FOURNIER Frères

ILLUSTRATIONS DE PIERRE LE GUEN
couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.

Tony! Tu files un mauvais coton…   p. 15
Mon Moulineau est une ancienne maison de notaire…   p. 27
Ainsi, tu en es déjà là…   p. 55
La cohue ne favorisait guère un exercice appliqué…   p. 71
A toi, lança-t-il à Tony…   p. 97
Tony prit une allure qui n’était pas déplaisante.   p. 108
Champion de Paris à quinze an!   p. 127
Tony s’en fut gaillardement vers le but.   p. 155

Tu me la donnera vraiment?   p. 181

Copyright 1955 by Editions G.P. – Paris

Reliure :   Reliée sur cartonnage Pelline ivoire, dos orné, plat décoré au balancier.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte.

PRINTED IN FRANCE

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Le champion, by Paul BERNA   page 53


LES TRITONS DE BOURGVALLIER
Le Champion,   by Paul BERNA -image-50-150

  Le plaisir de la pleine eau était toujours resté interdit à Tony. Si loin qu’il remontât dans ses souvenirs, il voyait, sur le bord d’une plage surpeuplée, un bambin chétif accroupi dans l’extrême frange des vagues, et qui ne pouvait faire un pas en avant sans s’entendre gourmander durement par ses parents. Il fallait se contenter de cette trempette ridicule, ramer des deux bras en raclant le sable des deux genoux, ou se trémousser d’une façon grotesque, par petits soubresauts, comme un vilain poisson échoué dans une flaque.
  – Nous avons dix minutes pour lui apprendre à nager, dit le Tondu à son camarade Gentil.
  Gentil était le triton n° 2 de Bourgvallier. La brosse mise à part, il ressemblait étonnamment au Tondu, et ses airs bourrus cachaient la même gentillesse.
  – As-tu peur de l’eau? demanda-t-il à Tony. Dans ce cas, c’est dix jours qu’il nous faudra pour t’apprendre à faire quatre brasses, et dix ans pour te donner l’assurance d’un bon nageur. Un type qui a peur pèse deux fois plus lourd que son poids normal, ce n’est pas une blague!
  Tony scruta la verte profondeur de la rivière, qui tiédissait depuis le matin au grand soleil.
  – J’ai la frousse, avoua-t-il naïvement, mais je veux quand même esayer, quitte à boire une douzaine de tasses à la première leçon…
  Dédaignant la grenouillère où patouillaient les minimes du village, ils entraînèrent tout de suite leur patient au bord du grand bassin. Tony s’immergea avec décision en descendant l’échelle. En dessous de lui, dix pieds d’eau sombre, animée d’un léger courant, de quoi noyer à coup sûr un imprudent. Au-dessus, sur le plancher du ponton, deux têtes vigilantes qui le regardaient curieusement.
  – Ne cherche pas à tâter le fond, lui cria le Tondu d’un air moqueur, tu ne le trouveras pas… Comment te sens-tu?
  – Très bien! On commence?
  Accroché aux derniers échelons, Tony avait le menton au ras de l’eau fuyante et savourait la fraîcheur de cette première plongée. Le Tondu lança une courte planche de liège qui tomba derrière lui en claquant. Puis, d’un bond souple, les deux garçons piquèrent une tête et le rejoignirent près de l’échelle.
  – Tu vas prendre la planche à deux mains par le bout, reprit le Tondu. Elle flotte assez pour supporter ton buste et te permettra de garder la tête hors de l’eau. Au départ, tu te détendras en prenant appui sur l’échelle. Replie tout de suite tes jambes, ouvre-les d’un coup sec et laisse-toi filer en avant, vers l’autre bord du bassin. Garde ton corps bien à plat sur l’eau. Remonte lentement tes jambes et recommence le mouvement sans t’énerver. Plus tes gestes seront souples, mieux tu flotteras. A la fin de chaque détente, respire à fond. Tu ne risques rien, nous nagerons chacun à côté de toi… Allons-y!
  Il y avait cependant une petite part de risque que Tony acceptait sans trembler. Il se sentait fort, épaulé dans cette épreuve de début par toute la bonne volonté perdue aux saisons passées, toute l’énergie qu’il venait d’amasser en deux semaines. Le Tondu et Gentil attendaient en souriant. Il lâcha l’échelon, se retourna pour attraper la planche et donna hardiment son premier coup de talon, qui le fit glisser d’un trait à la surface du bassin.
  – Ne t’appuie pas trop sur la planche, elle ne fera que s’enfoncer!… Ramène tes jambes, détends-les : une… deux! Laisse-toi flotter!
  Ainsi soutenu et encadré, il traversa sans difficulté la largeur du bassin. Patiemment, le Tondu et Gentil lui firent recommencer l’exercice une douzaine de fois en s’étonnant de son ardeur et de sa docilité. Tony était galvanisé par l’ambition d’accomplir en dix minutes ce qu’on lui avait refusé pendant des années, de rattraper d’un seul coup le retard qui faisait de lui un garçon incomplet.
  – Tu n’as pas froid? lui demanda le Tondu. Bon! accroche-toi à l’échelle et repose-toi deux minutes. Gentil va passer et repasser devant toi en nageant la brasse. Regarde-le bien, tu comprendras…
  Gentil donna sa leçon, en décomposant ses mouvements avec lenteur, tandis que le Tondu en expliquait le mécanisme à leur élève.
  – Je n’y arriverai jamais, dit Tony, émerveillé par la légèreté de ce corps glissant sur l’eau. Il doit y avoir un truc…
  – Comme en tout, répliqua le Tondu, haussant les épaules. Et le truc, c’est tout simplement une question de travail… A toi, maintenant!
  Il lui rendit la plan che.
  – Que faut-il faire? demanda Tony, un peu inquiet.
  – La même chose. Pousse ta planche comme tout à l’heure. Ferme les yeux et imagine-toi seulement que tu prends appui directement sur l’eau. C’est ce que vient de faire Gentil en réalité. Tu as remarqué la douceur de ses mouvements, la façon dont ils s’enchaînent? Ses jambes se referment en coup de ciseaux et le projettent en avant, tout son corps en extension. Au moment où cet élan commence à diminuer, ses bras se replient sans raideur, les mains bien ouvertes, comme s’il tirait sur une barre invisible. Cela suffit pour lui donner cette légèreté qui t’étonne…
  Tony se doutait bien qu’on lui réservait une petite surprise. Encadré par ses deux pilotes, il traversa la largeur du bassin. Au retour, comme on arrivait à cinq ou six mètres du bord, le Tondu obliqua soudain vers lui et retira brusquement la planche. Un instant suspendu sur l’eau sombre, Tony se vit coulant à pic. Deux brasses hâtives et maladroites le portèrent jusqu’à l’échelon sauveur. Il but une demi-tasse, la recracha, et se trouva assez fier de lui.

 
………..

  Favorablement disposé par un temps d’or, la mine superbe de son pensionnaire et son appétit dévorant, l’oncle Barnabé autorisa bientôt le bain matin et soir. Le programme établi par le Tondu et Gentil s’accomplit donc point par point. Au bout de huit jours, Tony abordant l’eau profonde sans la moindre appréhension et batifolait au milieu de la rivière en compagnie des deux phoques. Un matin, ils surprirent l’oncle Barnabé pêchant la friture de midi dans le coin habituel. Assis sur son pliant, le père tranquille faisait sauter ablettes et goujons de rivière en prairie, tout en gardant un œil sur la grosse ligne à brochets qu’il avait mise en battterie deux pas plus loin. Longeant la même rive, les trois nageurs arrivèrent tout près sans se faire voir, en glissant sous la frange retombante des buissons. Tony se coula entre deux eaux, les yeux grands ouverts, dédaigna le fil aux ablettes et vint donner un furieux coup de sonnette au flotteur de la grande ligne.
  – Cette fois-ci, je le tiens! hurla M. Barnabé en bondissant de son pliant.
  Il tira comme un sourd, ployant sa gaule en arc de cercle, et fit venir un beau brochet de cent vingt-cinq livres qui lui éclata de rire au nez.
  – Ainsi, tu en es déjà là! dit-il avec ébahissement, tandis que les deux phoques rigoleurs faisaient surface à côté de leur élève.
  Tony n’était pas fourbe et s’en serait voulu de persévérer en laissant ses parents dans l’ignorance de cet accroc qu’il donnait deux fois par jour au contrat. Il n’y avait plus qu’à les mettre devant le fait accompli. Le malin leur troussa sa dernière lettre en accumulant d’abord d’excellentes nouvelles assaisonnées de drôleries, pour leur faire avaler plus facilement la pilule. Au bas de la page, en tout petits caractères, il écrivit : « Ça va si bien pour moi, rayon santé et tout, que je me baigne depuis une dizaine de jours, avec l’autorisation de M. Barnabé et sous la surveillance de deux maîtres nageurs ». Tony ne précisa pas que ces derniers totalisaient vingt-sept ans à eux deux, ni qu’il descendait l’Yonne en leur compagnie sur trois bons kilomètres.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher ÉDITIONS G. P.,
80, RUE SAINT-LAZARE, PARIS (9è)   cent quarante – quatrième de la   BIBLIOTHÈQUE ROUGE ET OR
Série « SOUVERAINE »
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal Dépôt légal n° 483
Language Français
Paperback 186 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 404 g
Dimensions 150 x 205 x 15 mm
Nouveauté 1959

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LIENS   UTILES
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Paul BERNA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Berna

Né à Lyon, Jean Sabran, de son nom complet Edmond Marie Jean Sabran, commence ses études à Lyon avant de rejoindre Fribourg et le Collège de la Villa St Jean puis Toulon et Aix-en-Provence pour le baccalauréat. En 1928, il fait son service militaire à Châlons-sur-Marne[2]. LIRE LA SUITE

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