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Reine en sabots, by Georges GUSTAVE – TOUDOUZE Hachette Bibliothèque verte 1953


Présentation de l’Editeur


  ANNE GUIZNOU, une jolie jeune fille bretonne, présente une extraordinaire ressemblance avec la duchesse Anne, dont le profil est sculpté en relief dans l’écusson qui orne la porte de l’église du village de Plougaznou.

  Anne, « la reine en sabots », s’éprend d’un jeune et fier marin, rescapé il y a longtemps d’un violent naufrage où a sombré sa mémoire.

  Les deux jeunes gens s’aiment. Mais qui est-il, lui? Une sorcière tranche le mystère et, dès lors, des difficultés presque insurmontables s’opposeront à leur mariage.
  En triompheront-ils?…

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

BIBLIOTHÈQUE VERTE

Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Copyright by Librairie HACHETTE, 1923.

Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
– 9030-3-1953-

– Dépôt légal 1543 –

Reliure :   Cartonnée percaline verte
Présentation sous jaquette illustrée à double volets avec texte.

IMPRIMÉ EN FRANCE – IMP. DE MATTEIS, PARIS –

EXTRAIT   Reine en sabots page 63


LA DOUCE DES DOUCES
Reine en sabots by GUSTAVE - TOUDOUZE

  Quelques jours plus tard, vers la fin d’une assez belle journée de décembre, sa besogne quotidienne terminée, Anne Guiznou annonça à sa mère qu’elle allait prendre des nouvelles de sa sœur Yvonne, nul n’aurait pu se figurer le travail considérable qui, durant ce court espace de temps, s’était produit dans le cerveau de la jeune fille, ni les conséquences qui allaient en résulter.
  Elle-même ne s’en rendait pas compte. Elle sortit du bourg par le côté ouest, qui regarde la rivière de Morlaix et la côte de Léon.
  Quand elle passa devant la maréchalerie – la dernière maison de Plougaznou à l’occident, – le forgeron Lescoff, aidé de son apprenti, posait un fer à un cheval tenu par un paysan. En reconnaissant la fille de Pierre-Marie et en remarquant combien le soleil était déjà bas vers Saint-Pol-de-Léon et Roscoff, il s’arrêta, le marteau levé, et questionna curieusement:
  « Où cours-tu comme cela de pareil bord, petite? »
  Elle répondit, sans s’arrêter:
  « Voir ma sœur Yvonne, vous pensez bien. »
  Lescoff railla:
  « Tu verras coucher le soleil, et la vue est toute plaisante sur la vallée, avec le château de Tromelin au bout. »
  Un peu de rose monta aux joues d’Anne qui s’éloigna, disparut au tournant du sentier qui se perdait entre les brousses épineuses couvrant la hauteur, tout en écoutant derrière elle courir les paroles d’une vieille chanson que le forgeron lançait à pleine voix pour se donner du cœur à l’ouvrage:
  Elle s’en voulait d’avoir senti cette rougeur passer sous l’épiderme frissonnant de son visage, et elle s’en voulait plus encore de la sentir revenir ardente, en écoutant les mots qui semblaient la poursuivre d’une sorte d’ironie ou de prophétie.
  La chanson était une des plus anciennes et des plus familières de Plougaznou; elle-même, bien des fois, l’avait fredonnée. Mais ce nom prononcé par le forgeron sans intention peut-être, pour elle, dans les ténèbres de son cœur, éclairait d’une lueur grandissante les raisons secrètes, instinctives de son émoi:
  « Le château de Tromelin!… »
  Il lui fallait bien avoir le
courage de l’articuler enfin tout haut ce nom qui donnait à son cœur, jusque-là si calme, des pulsations inaccoutumées, qui faisait d’elle cet être de fièvre, de rêveries, qu’elle était depuis quelques jours. Elle répétait, tout en marchant d’un pas nerveux:
  « Je ne me reconnais plus. Est-ce donc bien vraiment moi toujours, Anne Guiznou? »
  Et une angoisse, qui n’était pas sans une certaine douceur caressante, montait en elle. Peut-être un effet physique, ce frémissement éprouvé par tout le corps, l’impression de la fraîcheur qui s’élevait de l’anse de Primel, de la mer qu’elle apercevait de tous côtés autour d’elle, ayant atteint maintenant le point culminant de la hauteur. Dans l’ouest, les nuages se massaient, empourprés par le soleil couchant, formant des amas de métal en fusion au-dessus des trois hautes flèches de Saint-Pol-de-Léon, tandis que le ciel s’étendait d’un bleu très pâle, à peine balayé de grandes nuées traînantes, dont les contours semblaient flamber.
  Brusquement, ses regards, détournés des lointains, se reportèrent vers l’entrée de l’anse. Des barques de Perros, de Trégastel, rentraient lentement, reconnaissables à leur coque peinte de couleur vive, en rouge, en vert, en bleu, à leur voilure spéciale. Anne Guiznou s’efforça de les distinguer pour essayer de reconnaître celles de son père, de ses beaux-frères; mais ce qui l’attirait plus impérieusement que les barques de pêche, c’était une sorte de cotre plus grand que les bateaux de pêche, ancré tout au fond de la petite baie.
  Elle murmura, ravie: « Le cutter de Torr hé Penn!… »
  Bien que ses voiles fussent carguées, et qu’il semblât très petit dans l’enveloppement immense de la nature, les derniers rayons de soleils faisaient étinceler sur le pont des objets de métal luisant. Une anxiété serra la poitrine de la jeune fille:
  « Les canons!… »
  Et l’horreur des combats submergea un moment sa pensée. Elle eut la vision des abordages, des tueries, de l’effroyable existence de ceux qui montaient ce petit bâtiment d’apparence inoffensive, et que le soleil couvrait à cette heure d’une nappe sanglante.
  Des formes s’agitaient, allant et venant, minuscules comme des insectes; elle songea tout haut:
  « Les hommes de l’équipage. Il est là.»
  Tout son être se dirigeait vers ce point, comme vers un centre d’attraction et de lumière. Mais bientôt elle put constater que ce n’étaient pas les habituelles allées et venues des hommes à bord; une activité extraordinaire se manifestait sur le cutter, tandis que, sans cesse, apportant des colis, munitions ou vivres, des canots faisaient la navette entre la terre et le navire. Cela se continuait ainsi jusqu’au manoir de Tromelin, dont la tourelle unique en toit à poivrière et la haute muraille unie formaient comme un bloc massif, tout près de la mer, au fond de l’anse de Primel.
  Un moment, quand elle avait atteint le sommet de la montagne, elle avait craint de ne plus voir le bâtiment au port. Elle éprouva une joie véritable à s’assurer de sa présence.

….

  Du geste, elle indiquait la vieille chapelle, que le soleil caressait de ses derniers rayons, enveloppant de ourpre sa toiture presque à jour et ses pierres effritées, et lui donnant une sorte de solennité sur la mélancolie de la mer déjà plus sombre autour des Chaises de Primel. Il se mit en devoir de lui obéir, en se dirigeant aussitôt de ce côté. Elle allait entre les hautes brousses desséchées que sa robe frôlait, à quelques pas derrire lui. Quand ils eurent atteint l’édifice, ce fut elle qui poussa la porte. Ils entrèrent. Tout était délabrement, décombres et entassements de poussière dans l’intérieur mal clos du pauvre temple. Elle le conduisit devant l’autel presque intact, que surmontait encore, entre deux misérables chandeliers, la statue presque informe, portant des traces de rouge et de bleu, d’une mère douloureuse.
  « Sous cette protection, je puis vous entendre, vous répondre. Mais, prenez garde, toute misérable qu’elle soit, c’est toujours la maison de Dieu, qui juge et qui entend lui aussi. Toute parole prononcée ici a la solennité d’un engagement, et ceux qui ne tiennent pas cet engagement sont punis dans l’éternité!… »
  Chez Anne Guiznou, la mystique reparaîssait, et sa voix avait des intonations prophétiques.
  Il sourit, plein de confiance, le visage illuminé d’une belle flamme :
  « Je ne pouvais rêver de témoin plus désirable. »
  Mais elle reprit, pensive, un peu attendrie :
  « Vous savez qu’elle a une légende qui confirme ce que je vous dis, cette chapelle. Ecoutez. C’était avant la Révolution. Elle était alors desservie par un jeune prêtre de Plougaznou qui lui avait voué une dévotion particulière.
 

Reproductin interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE     BIBLIOTHÈQUE VERTE  
Numéro de Référence Néant
Dépôt Légal – Dépôt légal 1543 –
Language Français
Paperback 254 pages
Table des Matières Oui
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 170 g
Dimensions 125 x 170 x 20 mm

Du même Auteur dans collection HACHETTE
BIBLIOTHÈQUE VERTE   Série «   CINQ JEUNES FILLES »
CINQ JEUNES FILLES SUR « L’ARÉTHUSE » 1954.   CINQ JEUNES FILLES A VENISE 1955.   CINQ JEUNES FILLES A CAPRI 1957   CINQ JEUNES FILLES DANS L’ATLANTIQUE 1957   CINQ JEUNES FILLES CHEZ LES PIRATES 1958.   CINQ JEUNES FILLES AUX AÇORES 1959   CINQ JEUNES FILLES EN ARMORIQUE 1962   CINQ JEUNES FILLES ET L’OR DES CANARIES 1963.   CINQ JEUNES FILLES A MAJORQUE 1965.   CINQ JEUNES FILLES FACE A INTERPOL 1966.   CINQ JEUNES FILLES ET LE VIKING   CINQ JEUNES FILLES AUX PÉRILS DE L’ARCHIPEL
LE PETIT ROI D’YS (Couronné par l’Académie française)   ANNE ET LE MYSTÈRE BRETON   LA FILLE DES SIRÈNES   HÉRITÈRE DE NEPTUNE   CONTREBANDIÈRE DE SICILE   REINE EN SABOTS 1923   LA FILLEULE DE MERLIN   UN GENTILHOMME DE LA MER (TOURVILLE)   LA FIANCÉE DU LOUP-DE-LA-MER   LES SOUS-MARINS FANTOMES

LIENS   UTILES
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La voile dans les livres d’enfants   Lun 9 Fév – 13:42   par Marie22

 

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GUSTAVE-TOUDOUZE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges-Gustave_Toudouze

Édouard Henri Georges Toudouze, né le 22 juin 1877 à Paris où il meurt le 4 janvier 1972, est un romancier, auteur dramatique, historien et journaliste français. Il a écrit sous les pseudonymes : Georges-Gustave Toudouze, Georges – G. Toudouze, ou Georges G.- Toudouze, dans Les Cahiers de l'Iroise, entre autres LIRE LA SUITE

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