La jeunesse bossu by Paul FEVAL fils Hachette Bibliohèque verte n° 282 Dépôt légal 1970
Présentation de l’Editeur
LE BOSSU, c’est Henri de Lagardère, le bretteur célèbre, toujours prêt à s’enflammer pour les entreprises qui font appel à son grand cœr.
On trouvera ici retracées les mille péripéties qui marquent la vie du jeune Henri, depuis l’époque où, ses parents ayant été sauvagement assassinés sur ordre du duc de Mantoue, il est recueilli et sauvé de la mort par un brave curé de campagne jusqu’au jour où il repart en chantant affronter un destin qui sera héroïque.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
EDITION : Hachette 20/2302/6
numéro de Référence: 282
BIBLIOTHÈQUE VERTE
ILLUSTRATIONS DE JEAN RESCHOFSKY
noir & blanc pleine page in texte annotées.
IL ALLA A LA FENÊTRE. p. 23
Le duc fut bousculé par la monture. p. 65.
LA VAILLANTE CRÉTURE AVAIT TIRÉRÉ SON ÉPÉE. p. 65
PABLO FIT DE LUI UN ÉQUILIBRISTE REMARQUABLE. p. 79
Il s’inclina d’un air tout à fait gracieux. p. 96
LA POINTE DE LA RAPIÈRE AVAIT ÉGRATIGNÉ SON POURPOINT. p. 101
TOURMENTIN ADMIRAIT LE SANG-FROID DE SON ENGAGÉ p. 153
C’est vers Basse-Terre que se dirigeait l’ « Etoile-des-Mers ». p. 160
OLIVIER L’A REPÊCHÉE AUSSITOT. p. 175
« Il se voyait enlevant une demi-lune. p. 192
LA RAPIÈRE DUCALE FUT LIÉE, ARRACHÉE, S’ENVOLA. p. 207
EN UN CLIN D’ŒIL, HENRI FUT DEVANT L’HOMME ROUGE. p. 233
1060 – 5 – Dép. légal n° 1817, – 1er trimestre 1970.
IMPRIMÉ EN FRANCE PAR BRODARD ET TAUPIN
6, place d’Allerage – Paris
Usine de La Flèche, le 05 – 01 – 1970.
20 – 01 – 2302 – 05
TEXTE CONDENSÉ POUR LA BIBLIOTHO;QUE VERTE
Copyright 1953 by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : cartonnée pelliculée, à dos carré, illustrée couleurs in recto.
Imprimé en France
par Lienhart & Cie – Clamart
BRODARD ET TAUPIN RELIURE.
Livre épuisé chez l’Editeur.
EXTRAIT La jeunesse du Bossu, by Paul FÉVAL fils page 60

Cédant aux conseils du duc de Mantoue, René et Doria de Lagardère à cheval, suivis d’une litière, que traînent des mulets, où se trouve Henri confié aux soins de Suzon Bernard, se dirigent vers Port-Vendres. Là, ils trouveront un navire qui les conduira à Livourne.
De cette ville, ils gagneront Guastalla, en passant par Bologne, Madère, Reggio et Parme. Ils connaissent cet itinéraire. Ce fut celui de leur voyage de noces.
A cette époque, la sécurité des voyageurs loin des grands centre était toute relative. C’est pourquoi trois solides Béarnais, anciens soldats du roi, trois véritables Hercules, le pistolet sous le manteau et la brette battant le flanc de leur cheval, ont été engagés par René de Lagardère. Ils sont du pays. Leur dévouement ne fait pas l’ombre d’un doute.
Doria, autant par caprice que par commodité, est vêtue en homme et monte à califourchon. Elle rit de joie et de défi:
« Si on nous cherche noise, je vous prouverai, René chéri, que votre femme saura dire son mot dans la bagarre. »
Suzon chante de vieux airs béarnais, pour charmer sa mélancolie. Elle pense à son fiancé. Elle est heureuse de ce voyage et surtout à la pensée de vivre à Guastalla, où, dans peu de semaines, on célébrera son union avec Antoine de Peyrolles.
Elle bénit le duc de Mantoue.
C’est lui qui, par suprême élégance, a tenu à savoir ses parents à Guastalla, pourvus de leurs droits, nantis de leur duché, pendant qu’il sera l’hôte de Versailles. Il sera ainsi mieux écouté par l’orgueilleux roi Bourbon. Il pourra lui dire:
« La sentence de justice est exécutée. Le reste dépend de Votre Majesté. Au surplus, voici le projet d’accord que nous soumettons, les Lagardère et moi, à la ratification de Votre Majesté. »
La nuit va tomber, plus rapide en montagne que partout ailleurs. De hautes cimes, devenues violettes, cachent le soleil. Un brouillard très dense monte des vallées où l’on entend bouillonner des gaves rageurs.
Un orage menace d’éclater; on le sent à la lourdeur de l’air; on le devine à la couleur de soufre qu’ont prise les nuages bas.
Peu à peu, ceux-ci descendent encore, comme s’ils voulaient s’unir aux brumes de la terre. En une demi-heure, tout est dit. La route disparaît. Il faut s’arrêter.
Les trois Béarnais consultent René qui chevauche à droite de la litière:
« Faut-il continuer? »
Le jeune homme réfléchit. Lourdes, où l’on trouvera bien, sinon une auberge, du moins une chambre pour les femmes et l’enfant, est encore à deux heures de marche. Mais il faut redouter l’orage en montagne, à cause de la foudre. Si elle ne tue pas directement, elle abat des arbres ou fait tomber des pierres.
Pendant qu’il songe, un cri s’élève, strident, affreux, un cri féminin
« René! Au secours! A moi! »
Si le père du jeune Henriot avait, comme c’est le cas de beaucoup d’amoureux, une tendance fâcheuse à voir, comme disent les bonnes gens, « par les yeux de sa femme », il n’en était pas moins une des lames les plus redoutables d’Europe.
Gonzague ne l’ignorait pas. Il avait affronté le Gascon, en de courtois assauts, naguère, à Guastalla. Et c’est instruit par l’expérience qu’il s’était résolu à embaucher les quatre bravirecrutés par son factotum le soir même du jour où l’on avait enterré César.
Ces gaillards coûtaient cher au noble duc. Ils aimaient les beaux chevaux et les costumes élégants. Ils exigeaient haute solde, étant bons gentilshommes. Ils ne se laissaient pas malmener. Mais c’étaient des friands du jeu de lames, et, peut-être, les meilleurs duellistes de toute la péninsule italique. Nulle boîte ne leur semblait secrète.
Etant « gens d’honneur », ils jouaient la difficulté. Pour rien au monde, ils n’eussent levé le pistolet sur un homme armé d’une colichemarde.
On pouvait compter sur leur discrétion.
Pendant que Charles-Ferdinand IV déployait, au manoir de Lagardère, ses grâces princières et tendait son mortel trébuchet, ces tueurs à gages s’ennuyaient à périr, dans la vallée de Pierrefitte. Ils regrettaient la bonne vie italienne, facile et gaie, où un ou deux crimes par quinzaine permettait à un porteur de espada de boire frais, de jouer à la bassette, de plaire aux belles et de gîter dans une trattoria honorable.
Il était temps que Peyrolles vint leur faire signe: ils songeaient à rompre leur engagement pour regagner leur patrie. Quinze jours d’inactivité les avaient démoralisés, prétendaient-ils.
Le quidam les réconforta.
« L’heure approche, leur dit-il. Mon maître m’envoie à vous. La chose faite, il vous règle votre dû, et chacun de vous n’a plus qu’une chose à faire: gagner le large au trot.
« Soyez assurés que, de retour à Guastalla, Sa Seigneurie n’oubliera pas les services rendus, encore qu’elle les ait payés. »
Les bravi s’enthousiasmèrent.
On chevaucha de compagnie, par des sentiers de montagne capables de donner le vertige à un mulet. Un contrebandier et un forçat évadé, pratiques des lieux, guidèrent la troupe aux intentions criminelles.
A Lourdes, on rencontra, campés dans les bois, les hommes de main recrutés par Peyrolles quelques jours plus tôt. Ils ne voulaient pas être vus dans le pauvre village, dans l »infime bourgade qu’était alors la grande cité mystique française. La justice du roi réservait trop de surprises désagréables à des lascars tels que ceux-ci.
Ils étaient dix, dix faces de brutes à l’œil tranquille, mais à la bestiale mâchoire. Un long couteau à la ceinture, un tromblon sur l’épaule, une fronde en poche – arme silencieuse et sûre -, ils eussent pu, vu leur musculature, assommer un taureau d’un coup de poing. En faveur de Peyrolles, ils avaient fait du luxe.
Puisque ce long escogriffe payait bien, et rubis sur l’ongle, il fallait lui en donner pour son argent, loyalement.
On dormait en forêt. Chacun s’enveloppa dans son manteau. Les bravi, gens de mœurs raffinées, pestèrent en vain contre de telles conditions. Ils grelottèrent.
Au jour, Peyrolles rassembla tout son monde et déclara gravement:
« Nous allons descendre à Lourdes par petits groupes séparés. On déjeunera. Lestés, nous nous retrouverons ici, dans deux heures au plus tard. Soyons prudents. »
Au village, il reconnut Gonzague sous son déguisement. Le prince portait la houppelande d’un berger. Mais il ne pouvait cacher ni sa haute taille, ni son allure magnifique, ni ses mains patriciennes. Charles-Ferdinand IV était nerveux, très pâle.
« Ils seront ici pour l’étape du soir, si nous ne les arrêtons pas », déclara-t-il.
Peyrolles vit trembler ses mains. Il osa le remarquer:
« Vous semblez ému, monseigneur?
– Peut-être le suis-je? répliqua le duc de Mantoue avec sa hauteur coutumière. Je ne le serai plus, quand il faudra agir. Nous allons marcher à leur rencontre! »
Ce fut au tour du factotum de trembler.
Il n’était pas partisan d’une attaque en plein jour, sur la route. On pourrait être vus, entendus… Il redoutait la hache.
« Si, par un hasard qu’il faut prévoir, ces gens étaient secourus? Que deviendrions-nous, monseigneur? Crime capital! »
Le prince dut se rallier à son plan. On irait au-devant des Lagardère, mais en suivant des sentiers de montagne. De là, on dominerait le paysage. On verrait si l’on pouvait attaquer, sans trop de risques, la petite troupe.
Une heure avant le coucher du soleil, un contrebandier à la vue perçante signala les voyageurs et prévint Peyrolles:
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHÈQUE VERTE 20/2302/6 |
| Numéro de Référence | 282 |
| Dépôt Légal | Dép. lég. 6783 – 3e tr. 58 |
| Language | Français |
| Paperback | 255 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 215 g |
| Dimensions | 120 x 170 x 15 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Vos lectures, de l’adolescence à l’âge adulte. Les grands écrivains Sam 29 Aoû 2015 – 16:49 par Joyadamson |
Du même Auteur
| Paul FEVAL | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Fval Paul Féval est un écrivain français né le 29 septembre 1816 à Rennes[1] et mort le 7 mars 1887 dans le 7e arrondissement de Paris. |
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Illustrations
Jean RESCHOFSKY
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