La jeunesse du bossu by Paul FEVAL fils Hachette Bibliohèque verte 1954
Présentation de l’Editeur
LE bossu, c’est Henri de Lagardère, le bretteur célèbre, toujours prêt à s’enflammer pour les entreprises qui font appel à son grand cœur.
On trouvera ici retracées les mille péripéties qui marquent la vie du jeune Henri, depuis l’époque où, ses parents ayant été sauvagement assassinés sur ordre du duc de Mantoue, il est recueilli et sauvé de la mort par un brave curé de campagne jusqu’au jour où, ne gardant pour toute richesse que sa lame invincible et son titre de chevalier gagné au prix de maints combats, il part en chantant affronter un destin qui sera héroïque.
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : Hachette
BIBLIOTHEQUE VERTE
ILLUSTRATIONS DE JEAN RESCHOFSKI
Noir & blanc pleine page in texte annotées
IL ALLA A LA FENÊTRE. (p. 23.)
LA VAILLANTE CRÉATURE AVAIT TIRÉ SON ÉPÉE. (p. 65.)
PABLO FIT DE LUI UN ÉQUILIBRISTE REMARQUABLE. p. 79
LA POINTE DE LA RAPIÈRE AVAIT ÉGRATIGNÉ SON POURPOINT. (p. 101.)
TOURMENTIN ADMIRAIT LE SANG-FROID DE SON ENGAGÉ. (p. 153.)
OLIVIER L’A REPEÊCHÉE AUSSITOT. (p. 175.)
LA RAPIÈRE DUCALE FUT LIÉ, ARRACHÉE, S’ENVOLA. (p. 207.)
EN UN CLIN D’ŒIL, HENRI FUT DEVANT L’HOMME ROUGE. (p. 233.)
– Dépôt légal 2346 –
Imprimé en France
BRODARD & TAUPIN
Paris-Coulommiers
– 9579 – 4 – 1954 –
Copyright 1953 by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Reliure : cartonnée éditeur percaline verte.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs in recto, à double volets avec texte.
IMPRIMÉ EN FRANCE – IMP. DE MATTEIS, PARIS – 1058
Livre épuisé chez l’Editeur
EXTRAIT La jeunesse du Bossu, by Paul FÉVAL fils page 77

La troupe de Pablo remonta vers le nord. Le chef de cette horde, pour des raisons ignorées, voulait atteindre les Flandres, en passant par la capitale, peut-être par Versailles.
C’était une bande singulière que celle de Pablo. Elle se composait, outre du maître, un long diable basané, aux cheveux d’un noir d’encre, aux longs yeux dorés, de sa femme, énorme commère moustachue et geignarde, qui passait son temps à déclarer qu’elle s’ennuyait et en avait assez.
Une demi-douzaine de garçons et de filles, beaux comme les Amours, dont le plus jeune avait dix ans et le plus âgé dix-huit, formaient l’essentiel de la tribu, avant l’arrivée d’Henri et de Suzon.
Tout ce monde-là chantait d’étranges mélopées, marchait sur la corde raide, avalait des lames et de la flamme, dansait, prédisait l’avenir. On sait qu’un peu par la faute des moeurs très libres des comédiennes et aussi un peu par suite des préjugés – chaque époque a les siens – les gens de théâtre étaient mal vus des rigoristes et des religieux. Ceux-ci leur reusaient une sépulture en terre sainte.
Si donc les troupes théâtrales étaient méprisées en province, que dire de la forte répulsion qu’inspiraient les baladins?
On les applaudissait, on leur jetait des sols, mais les autorités villageoises exigeaient qu’ils allassent camper assez loin des agglomérations. Au vrai, ces défiances n’étaient pas dénuées de bonnes et valables raisons.
Le passage de ces errants allait rarement sans certains méfaits divers. Certains de ces bohémiens, comme on les appelait, qu’ils fussent d’Espagne, de Bohême ou d’Italie, volaient des enfants. Incendies de granges ou de meules, disparition de bestiaux ou de volailles, tels étaient les souvenirs habituels qu’ils laissaient.
Des gens ignorants ou superstitieux prétendaient aussi qu’ils jetaient des sorts sur les gens ou les bêtes et empoisonnaient les fontaines. La tribu Pablo, rare exception à la règle, était honnête et vivait chichement de son métier. Henri fut ravi de le constater.Il n’aurait pu demeurer parmi des gens vivants de rapines aux dépens des paysans.
Conchita, la femme du chef, apprit au jeune garçon l’art de tirer les cartes et de lire l’avenir dans la main des chrétiens.
Pablo fit de lui un équilibriste remarquable et lui fit faire une série de mouvements tels que, bientôt, il put faire de son corps tout ce qu’il voulut. On vit Henri se rapetisser, se recroqueviller, se couder à tel point la colonne vertébrale qu’à la place d’un enfant de dix ans vigoureux, on voyait soudain paraître un bossu grimaçant et malingre.
Alfonso, l’aîné des fils de Pablo, lui apprit l’art de changer sa voix, avec un petit morceau de bois introduit sous la langue ou entre les gencives et les joues.
Conception, blonde et longue fille aux yeux bleus, ballerine de la troupe, qui allait atteindre sa seizième année, révéla à celui qui ignorait être l’héritiier des Guastalla les mystères et les joies de la danse.
Quand ils étaient seuls, elle lui caressait les joues en soupirant langoureusement :
« Ah! tu en feras des malheureuses, toi, quand tu seras un homme! »
Henri s’étonnait de ces paroles. Il répondait, tandis que ses yeux jetaient des éclairs :
« Des malheureuses? Je ne veux pas! Au contraire, j’agirai de telle sorte que je protégerai ceux qui souffrent, que je défendrai les persécutés, les petits, les abandonnés! »
Il avait le pressentiment de sa noble et fulgurante destinée.
Conchita jouissait seule d’un étrange privilège : celui de tutoyer Henri, qu’on appelait Louis.
Les autres, Pablo lui,même, l’appelaient « monsieur Louis ». Quelque chose d’obscur affirmait-il à ces pauvres, mais excellentes gens, que cet enfant n’était pas de leur race, qu’il leur était supérieur, tant par le cœur que par l’esprit, et qu’un avenir superbe l’attendait, après d’infinies traverses?
Parfois, sa dure journée finie, après avoir fait le pitre, l’équilibriste ou le danseur devant un public de paysans. Henri songeait… Allongée autour d’un feu de campement, drapée dans des haillons, la famille Pablo dormait. Regardant la flamme danser, la ranimant parfois, il se disait :
« Bientôt j’aurai un métier. Je serai capable de gagner tout seul de l’argent. Il me faut assurer à Mme Bernard – il appelait ainsi Suzon – des jours tranquilles. Elle m’a pris à sa charge quand j’étais petit, je lui dois bien ça. Je paierai cette dette sacrée. »
Il se disait aussi :
« Il me manque encore deux talents : celui de triompher aux armes de n’importe quel adversaire et celui d’accomplir des exrcices de haute école : l’épée, le cheval! Mes rêves! Patience! Cela viendra. »
Une pensée hantait surtout l’esprit de l’orphelin, une pensée lancinante, rebelle à toutes distractions :
« Je ne me nomme ni Louis, ni Verdalle. Mme Bernard a un secret. Me le dira-t-elle jamais? »
Une nuit, sur les bords de la Loire, tandis que la lune argentait le large fleuve où l’on voyait des îles de sable pareilles à d’immenses crocodiles endormis à fleur d’eau, le jeune garçon et sa maman adoptive, n’ayant pu trouver le sommeil, à cause de la lourde nuit d’été, se promenaient, non loin du campement, en suivant chacun ses pensées.
« Madame Bernard, fit tout à coup Henri d’une voix grave et émouvante, dites-moi, je vous en prie, le nom de mes ancêtres. »
La Béarnaise sursauta.
Elle était, depuis le drame de Lourdes, d’une nervosité excessive. Le choc moral avait bouleversé sa santé. Malgré les soins et les gentillesses de Pierre Bernac, malgré la vie saine et l’air salubre des cimes, l’ancienne chambrière de Doria avait vieilli très vite.
Déjà des fils blancs se voyaient dans sa toison sombre. La mort du curé l’avait achevée et c’était une vieille femme qui parlait maintenant à Henri de Lagardère.
Cette question, qu’elle attendait, qu’elle prévoyait depuis longtemps, ne la prit pas au dépourvu. En fille d’Eve, elle biaisa :
« Je ne m’en souviens plus! »
Le jeune garçon haussa les épaules.
« Feu le curé de Verdalle, fit-il, m’avait expliqué, en effet, qu’à la suite d’un accident de montagne, vous aviez perdu la mémoire des choses s’étant passées avant ce drame… Cela, je l’ai cru longtemps. Je ne peux plus croire maintenant!
– Comment, monsieur Henri, feignit de s’indigner Suzon Bernard, vous osez douter de la parole d’un saint homme?
– De la sienne? Non! Il fut de bonne foi. Je ne méconnais pas votre affection, madame Bernard, poursuivit Henri de la même voix
impressionnante, mais je sens que, pour certaines raisons, vous craignez de dire ce que vous savez! Est-ce vrai? »
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE BIBLIOTHÈQUE VERTE sans |
| Numéro de Référence | Néant |
| Dépôt Légal | – Dépôt légal 2346 – |
| Language | Français |
| Paperback | 254 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 227 g |
| Dimensions | 125 x 170 x 19 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| FORUM LIVRES D’ENFANTS | Vos lectures, de l’adolescence à l’âge adulte. Les grands écrivains Sam 29 Aoû 2015 – 16:49 par Joyadamson |
Du même Auteur
| Paul FEVAL | https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Fval Paul Féval est un écrivain français né le 29 septembre 1816 à Rennes[1] et mort le 7 mars 1887 dans le 7e arrondissement de Paris. LIRE LA SUITE |
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