Allo, Luc?… Ici, Martine by Olivier SÉCHAN Hachette Idéal-Bibliothèque n° 173 Dépôt légal 1959
Présentation de l’Editeur
« JE ne suis pas un voleur! affirme Luc, lorsqu’il retrouve Martine, après avoir échappé à ses poursuivants. Si j’ai pris cette montre, c’est qu’on m’a chargé de le faire. Elle renferme un redoutable secret… »
Sans trop savoir pourquoi, Martine fait confiance à ce jeune inconnu que tout semble accuser; elle décide même bientôt de lui accorder son appui. Pour faire échouer un abominable complot, tous deux vont entrer en lutte contre une bande de redoutables aventuriers. La partie ne sera pas facile, car les bandits ne reculeront devant rien pour reprendre le secret que leur a ravi Luc. Mais, à plusieurs reprises, ce sera Martine qui parviendra à sauver la situation par sa vaillance, son esprit de décision et aussi sa ruse.
C’est dans le cadre ensoleillé d’Avignon et dans la campagne environnante que se déroule, en trois jours, cette histoire passionnante…
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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE
Edition : HACHETTE
Collection : Idéal-Bibliothèque Numéro de Référence : 173
ILLUSTRATIONS DE FRANÇOIS BATET
Magnifiques illustrations en 4 Couleurs pleine page hors-texte annotées et,
couleurs et noir & blanc in texte.
« Les études ont bien marché? » p. 19
« Je… je… voulais vous dire. » p. 33
« Et maintenant vous me nourrissez. » p. 45
« Vous travaillez avec la police? » p. 53
« Regardez cet homme! Derrière les autos. » p. 56 & 57
« Attention! » cria Martine. p. 83
Et, horreur! la fillette tenait à la main la poupée. p. 117
« Quelle garantie ai-je? » demanda-t-elle. p. 125
L’auto roulait maintenant à petite allure. p. 131
« Mais jeb ne suis pas complice! » p. 135
« LuC? » murmura-t-elle. p. 143
La route n’était qu’à quelques mètres. p. 152 & 153
« Allô! Allô! » fit-elle à mi-voix. p. 161
Elle accéléra à fond. p. 168
Imprimé en France par Brodard et Taupin, Imprimeur-Relieur. Coulommiers-Paris.
54185 – I – 1305.
Dépôt légal n° 956 3è trimestre 1959.
© Librairie Hachette, 1958.
Tous droits de traduction, de reproduction,
et d’adaptation réservés pour tous pays.
Édition condensée pour l’Idéal-Bibliothèque.
Reliure : relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux
BRODARD-TAUPIN-RELIURE
Présentation sous jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte
Imprimé en France
par BOUCHY – Paris
Livre épuisé chez l’ Editeur
EXTRAIT Allo, Luc?… Ici, Martine page 41
« VOUS! dit-elle à mi-voix. Vous avez eu l’audace de venir jusqu’ici! »
Elle jeta un rapide regard vers la villa, pour s’assurer que sa tante ne pouvait les voir.
« Que me voulez-vous? demanda-t-elle rudement. Estimez-vous heureux que je ne vous aie pas dénoncé! Que vous faut-il de plus? »
Il agita la main pour la faire taire, regarda lui aussi vers la maison.
« Ne vous fâchez pas! dit-il rapidement. Je vais tout vous expliquer… Mais d’abord une question : avez-vous toujours la montre?
– Oui, je l’ai. Mais ne vous imaginez pas que je vais vous la rendre! Ce serait un peu fort!
– Si vous consentiez à m’écouter…
– Pas la peine. Je la renverrai au commissaire de la gare Saint-Charles. Si vous la voulez, vous irez la lui réclamer.
– Ne faites pas ça! s’écria-t-il.
– Oh! rassurez-vous! Je ne dirai rien. Il recevra la montre sans savoir d’où elle vient. De cette façon, vous ne serez pas accusé de vol… et vous pourrez recommencer.
– Mais je ne suis pas un voleur! » protesta-t-il.
Résolue à ne pas discuter avec lui, Martine se mit à marcher d’un bon pas en direction de la boulangerie. Le garçon la suivit.
« Mais écoutez-moi donc! insista-t-il. Je ne suis pas un voleur… Il s’agit d’une affaire très compliquée, très grave… Cette montre contient un secret! »
Martine s’arrêta net à l’angle de la rue et dévisagea son interlocuteur. Il paraissait inquiet, tourmenté même, et, fugitivement, la jeune fille se demanda s’il n’était pas sincère.
« Eh bien, expliquez-vous, lui dit-elle.
– C’est une longue histoire. Si vous avez un moment…
– Non, je n’ai pas le temps. Je dois faire une course avant la fermeture des magasins, et ma tante m’attend pour déjeuner. D’ailleurs, ne vous fatiguez pas à chercher de longues explications : je ne vous rendrai pas la montre. Je l’ai remise à ma tante qui la renverra elle-même.
– Il faut l’en empêcher!
– Trop tard! »
Le visage du garçon se durcit, ses yeux bruns étincelèrent.
« Je ne suis pas un voleur, dit-il en accentuant ses mots. Mettez-vous bien ça dans la tête. Avez-vous examiné la montre? Elle ne vaudrait pas cent francs chez un brocanteur. Est-ce exact?
– Oui, c’est vrai », reconnut Martine, confirmée dans son opinion par ce qu’avait dit tante Julia.
« Eh bien, pourquoi aurais-je risqué la prison pour cet objet sans valeur? Pourquoi serais-je venu jusqu’ici pour vous le réclamer? Je vous assure que tout cela est lié à une affaire très grave… »
Elle haussa les épaules, mais, bien qu’elle ne crût pas un mot à ce qu’il prétendait, elle se sentait intriguée. Devinant sans doute qu’elle se défiait toujours de lui, il tenta de la rassurer.
« Je m’appelle Luc Daubry, dit-il en tirant son porte-feuille comme pour lui présenter ses papiers d’identité. Mon père est médecin à Toulon…
– Oui, je le sais.
– Qui vous l’a dit? fit-il en ouvrant de grands yeux.
– J’ai téléphoné ce matin au commissaire de la gare. Il m’a dit qui vous étiez… Il m’a également appris qu’on vous avait gardé toute la nuit pour vous interroger, mais qu’on avait dû vous relâcher, faute de preuves.
– Et qu’avez-vous raconté au sujet de la montre? » demanda-t-il sur un ton angoissé.
En quelques mots, Martine lui rapporta sa conversation téléphonique, et la conclusion de celle-ci. Le garçon eut alors un petit rire.
« Merci de m’avoir protégé, dit-il. Puisque vous avez si bien commencé, il ne vous reste plus qu’à continuer.
– Et mon pain! s’exclama-t-elle. Je suis sûre que la boulangerie sera fermée! »
Elle gagna rapidement la large avenue qui descendait vers le Rhône, acheta son pain, puis retrouva le garçon qui l’attendait dehors.
« Maintenant, je rentre, lui annonça-t-elle résolument. Je ne veux pas que ma tante s’inquiète et vienne à ma rencontre. Expliquez-vous vite : vous avez trois minutes, tout au plus.
– Impossible, soupira-t-il. Pour vous convaincre, il me faut vous raconter toute l’affaire. Si j’abrège, vous ne comprendrez rien, et vous ne me croirez pas. »
Sans répondre, Martine cassa un morceau de pain frais et le porta à sa bouche. Puis brusquement, elle se tourna vers son compagnon et lui tendit l’une des deux baguettes.
« Si vous avez faim…
– Oui, merci », dit-il, en acceptant sans se faire prier.
Il coupa le tiers de la baguette et se mit à manger.
« Je n’ai rien avalé ce matin, expliqua-t-il, la bouche pleine. Hier soir, j’ai eu droit à un sandwich, mais ce matin, quand on m’a relâché, je n’ai pas pris le temps d’aller déjeuner. J’ai sauté dans le premier train pour Avignon… »
Il faillit s’étouffer, toussa, puis se mit à rire.
« Allons! fit-il avec bonne humeur. Tout semble s’arranger. Vous avez sauvé la montte, et maintenant vous me nourrissez… En somme, j’ai trouvé en vous une alliée, pas vrai?
– Oh! pas si vite! J’attends encore que vous m’ayez raconté votre histoire! »
Ils arrivaient déjà à la rue des Cèdres. Le garçon s’arrêta au bord du trottoir.
« Accordez-moi une demi-heure, demanda-t-il. Je pourrai tout vous expliquer… Je vous donnerai même le nom d’une personne à qui vous pourrez téléphoner pour vous assurer que je ne suis ni un farceur, ni un voleur. Quand pourrions-nous parler tranquillement? »
Martine hésita un instant. Elle avait le sentiment qu’elle s’engageait dans une voie dangereuse, mais en même temps sa confiance en ce garçon grandissait. Quelques minutes auparavant, elle se souciait fort peu de prêter l’oreille à ses discours, et voilà que soudain elle pressentait comme une passionnante histoire.
Pourtant elle ne répondit rien et se remit en marche. Ils s’arrêtèrent de nouveau à une vingtaine de mètres de la maison.
« Cet après-midi? insista-t-il.
– Oui, c’est possible, dit-elle, se décidant brusquement. Je dois aller au cinéma avec ma tante, pour la séance de quatre heures, mais je pourrais vous retrouver auparavant. Pas ici… A Avignon. Connaissez-vous la ville?
– Je l’ai traversée, c’est tout.
– Eh bien, attendez-moi à deux heures devant le palais des Papes. Je pense que vous le trouverez facilement, ajouta-t-elle sur un ton espiègle. On le voit de vingt kilomètres à la ronde. Ça vous donnera l’occasion de le visiter.
– Oui, bonne idée. A deux heures, donc! »
Au moment de la quitter, il se retourna vers elle.
« Et n’oubliez surtout pas la montre! lui recommandat-il. Reprenez-la à votre tante, et apportez-la sans faute! »
Avant de rentrer dans la villa, Martine le suivit des yeux, puis soudain son attention fut attirée par un petit homme râblé, engoncé dans une gabardine beige, au large chapeau rabattu sur les yeux. Elle l’avait déjà vu, quelques minutes avant, qui semblait flâner de l’autre côté de la rue; maintenant, il traversait et partait dans la même direction que le jeune garçon. Un vague soupçon effleura Martine. Quel était cet homme? N’était-ce pas un policier? Mais elle écarta cette idée. Aurait-on fait tant d’histoires pour une vieille montre sans valeur? Elle jugea ses soupçons ridicules.
Reproduction interdite
| PRODUCT DETAILS | |
|---|---|
| Publisher | HACHETTE IDEAL-BIBLIOTHEQUE |
| Numéro de Référence | 173 |
| Dépôt Légal | 54185 – I – 1305. Dépôt légal n° 956 3è trimestre 1959 |
| Language | Français |
| Paperback | 190 pages |
| Table des Matières | Non |
| ISBN-10 | Non |
| EAN Code Barre | Non |
| Item Weight | 357 g |
| Dimensions | 145 x 205 x 16 mm |
| LIENS UTILES | |
|---|---|
| COLLECTION | HACHETTE Idéal-Bibliothèque pelline ivoire. |
Du même Auteur
| Olivier SECHAN | https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Schan |
|---|
Illustrations
François BATET
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