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Rob Roy, by Walter SCOTT HACHETTE Idéal-Bibliothèque Dépôt légal 1954

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition : HACHETTE

TEXTE FRANÇAISE DE JEAN MURAY

ILLUSTRATIONS DE JEAN RESCHOFSKY
Couleurs pleines pages annotées et in texte, et
noir & blanc in texte.

Une jeune fille venait de surgir à son tour.   page 17
Mon oncle entra, suivi de mes cousins.   page 24 & 25
Je souffletai Rashleigh.   page 49
Mon oncle et mes cousins assistaient à un combat de coqs.   page 57
Une jeune fille qui portait une lanterne à la main.   page 73
Ils fondront du haut de leurs montagnes comme une avalanche.   page 97
Elle refusa tout net de nous laisser entrer.   page 105
M. Jarvie mit le feu au plaid de son adversaire.   page 109
Le commandant Galbraith, lui, prit la chose au sérieux.   page 119
Les enfants faisaient des grimaces aux soldats anglais   page 127
Rob avait été surpris et fait prisonnier.   page 136 & 137
Cette fois, M. Jarvie hésita au moins trente secondes.   page 145
« Ma vie vaut bien que tu coupes cette sangle! »   page 153
C’est bien Diana, plus pâle et plus maigre qu’autrefois…   page 181

IMPRIME EN BELGIQUE
par la S. I. R. E. C. – LIEGE

Dépôt légal n° 2333 2° trimestre 1954.

Copyright 1954 by Librairie Hachette.
Tous droits de traduction, d’adaptation,
et de reproduction réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage à dos rond, fers spéciaux.

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Rob Roy, by Waltet SCOTT page 16


Rob Roy by Walter SCOTT

  QUELQUES heures plus tard, enthousiaste à la pensée que je foulais maintenant ma terre natale, j’aperçus enfin le berceau de mes pères, dans une étroite vallée des monts Cheviot qui dressaient sur l’horizon leurs sommets arrondis et couronnés d’une sombre verdure. Bien que certains de mes ancêtres eussent vendu, pour payer leurs dettes, la plupart de nos domaines, les dépendances du château étaient encore assez vastes pour que mon oncle pût être considéré comme un riche propriétaire. Selon les renseignements que j »avais recueillis en chemin, il employait sa fortune à exercer une généreuse hospitalité qu’il jugeait indispensable au maintien de la dignité de son nom et qui, à cette époque, dans le nord de l’Anglet erre, était encore de tradition chez les seigneurs terriens.
  Sou dain, tandis que je venais de m’engager dans le chemin raboteux qui conduisait au château, mon cheval, en entendant des aboiements auxquels se mêlaient les accents pressés d’un cor, dressa les oreilles. Ne doutant pas qu’il ne s’agît de la meute de mon oncle, j’allais me ranger sur un talus et j’attendis avec impatience le passage des chasseurs. Le renard, presque aux abois, ne tarda pas à surgir d’un bouquet d’arbres. La queue pendante, la robe souillée de boue, il ne courait plus qu’en trébuchant et, déjà, quelques corbeaux, avertis de sa fin prochaine, tournoyaient au-dessus de lui. Malgré les accidents d’un terrain particulièrement inégal, les chiens, le piqueur et plusieurs chasseurs le suivaient au galop. Ces derniers étaient des jeunes gens robustes et de haute taille, vêtus de l’habit vert et rouge qui était celui de tous les membres de la société de chasse créée par mon oncle Sir Hildebrand Osbaldisme. « Voici mes cousins! pensai-je tandis qu’ils passaient devant moi. Comment vont-ils me recevoir? Quelle estime pourraient-ils avoir pour un homme qui ne connaît presque rien à la chasse?… »
  Mais une apparition rompit le fil de mes pensées. En effet, une jeune fille venait de surgir à son tour du bouquet d’arbres. Son visage, aux traits harmonieux et expressifs, était tout animé par l’ardeur de la course. Elle portait une longue robe, une veste moulant étroitement sa taille flexible et un chapeau à larges bords d’où s’échappait son abondante chevelure noire. En arrivant à quelques pas de l’endroit où je me tenais, la belle amazone ne put empêcher sa jument au poitrail blanc d’écume de faire un écart. Bien qu’elle eût déjà apaisé sa monture, je m’avançai d’instinct pour lui porter secours et, comme elle me remerciait d’un sourire, je me crus autorisé à la suivre, puis à prendre le galop côte à côte avec elle. Au loin, le cri « Mort! Mort! » et les accents du cor annonçaient que la chasse était terminée. L’un des jeunes gens que j’avais aperçus tout à l’heure se dirigea vers nous en brandissant la queue du renard.
  « Je vois, je vois, lui dit la jeune fille. Mais tu sais, Thorncliff, ajouta-telle en caressant l’encolure de sa jument, si Phébé n’avait pas eu une hésitation, tu n’aurais pas sujet en ce moment de faire le fanfaron. »
  Puis elle s’approcha du jeune homme, échangea avec lui quelques mots à mi-voix et revint vers moi en me demandant :
  « Monsieur, puisque vous semblez voyager dans la région, auriez-vous entendu parler d’un certain Frank Osbaldistone que nous attendons depuis quelques jours?
  – Franck Osbaldistone est devant vous, répondis-je en m’inclinant.
  – Dans ces conditions, Monsieur, permettez-moi de vous présenter l’un de vos cousins. Thorncliff Osbaldistone. Quant à moi, je m’appelle Diana Vernon et je suis un peu votre parente, puisque ma famille est alliée à la vôtre. »
  Thorncliff Osbaldistone, grand gaillard lourd et gauche, à la physionomie assez niaise, me dit en me donnant une poignée de main :
  « Je vous prie de m’excuser. Mais il faut que j’aille aider le piqueur et mes frères à rassembler la meute. »
  Je me retrouvai donc de nouveau seul avec Miss Vernon. Quelques instants, elle regarda Thorncliff Osbaldistone s’éloigner. Puis, d’une voix rêveuse, elle me demanda :
  « Avez-vous lu Markham?
  – Markham? répétai-je avec étonnement. C’est la première fois, me semble-t-il, que j’entends le nom de cet auteur.
  – Mais, malheureux, qu’êtes-vous alors venu faire ici? Vous connaissez peut-être Gibson et Bartlett?
  – Pas plus que Markham, mademoiselle.
  – Et vous ne rougissez pas de l’avouer? Vous ne savez ni panser, ni soigner, ni saigner, ni ferrer un cheval?
  – Je laisse généralement ces soins aux vétérinaires et aux valets d’écurie.
  – Quelle déplorable éducation! J’espère au moins que vous savez élever les chiens et leur couper les oreilles, dresser un faucon, le chaperonner, lui donner la nourriture qui lui convient?
  – Je ne sais rien de tout cela, mademoiselle. Je suis, en ces matières, d’une ignorance totale.
  – Mais alors, monsieur Franck Osbaldistone, que savez-vous faire?
  – Presque rien. Si l’on me donne un faucon bien dressé, je puis, à la rigueur, le faire voler. Et je tiens convenablement sur mon cheval, mais c’est toujours un valet qui le selle…
  – Et cela, savez-vous le faire? « reprit-elle en mettant sa jument au petit galop et en franchissant avec aisance une grossière palissade qui barrait le chemin.
  Piqué au vif, je mis moi aussi mon cheval au galop, franchis tant bien que mal la palissade et rejoignis ma charmante compagne.
  « A ce que je vois, dit-elle, il ne faut pas encore désespérer de vous. Je craignais que vous ne fussiez, pour votre malheur, un Osbaldistone dégénéré. Mais voyons, qu’êtes-vous venu faire dans cette famille où l’on ne rêve qu’élevage et chasse? J’imagine que rien ne vous contraignait à vous enterrer ici?
  – En effet, rien ne m’y contraignait, répondis-je avec franchise, car Miss Vernon m’inspirait une étrange confiance. Si les habitants du château sont tels que vous me les avez dépeints, mon séjour devrait être une sévère pénitence. Cependant, je suis persuadé que l’un d’eux au moins constitue une exception qui devrait me consoler des ennuis que je prévois…
  – Vous faites sans doute allusion à Rashleigh?
  – Ma foi, non, d’autant plus que je ne connais pas ce Rashleigh. Je songeais – ne le prenez surtout pas en mauvaise part – à certaine personne qui se trouve en ce moment tout près de moi…
  – Je suppose qu’il serait plus convenable de ne pas paraître vous comprendre, répondit-elle en souriant. Mais je n’ai pas coutume de me dérober aux compliments et, si je n’étais à cheval, je vous remercierais d’une révérence. Vous avez raison. Il n’y a, au château, que trois personnes avec lesquelles on puisse bavarder : Rashleigh, le vieux prêtre et moi-même.
  – Mais, au nom du Ciel, qui est ce Rashleigh?
  – Rashleigh est le plus jeune fils de Sir Hildebrand Osbaldistone. Il doit avoir à peu près votre âge, mais, en bref, la nature ne s’est guère montrée généreuse avec lui, sauf sous le rapport d’une certaine forme d’intelligence. Il songe à entrer dans les ordres. Cependant, il ne semble guère pressé de se faire ordonner…
  – C’est sans doute à l’église catholique qu’il se destine?
  – Naturellement! Mais j’oubliais que vous êtes, paraît-il, un hérétique. Est-ce vrai, monsieur Frank?
  – C’est vrai. Je suis protestant. »
  Nous poursuivîmes notre route en bavardant à bâtons rompus. Elle me questionna sur mon père, sur mes voyages, sur la France. Puis, comme invinciblement attirée par ce sujet, elle me parla de nouveau de Rashleigh.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   IDEAL-BIBLIOTHEQUE
Dépôt Légal Dépôt légal n° 2333 2° trimestre 1954.
Language Français
Paperback 189 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 372 g
Dimensions 145 x 205 x 16 mm

 

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Jean RESCHOFSKY

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