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SISSI jeune fille, by Odette FERRY Hachette Idéal Bibliothèque Dépôt légal 1962

Présentation de l’Editeur


  SISSI est jolie et charmante. Mais, à seize ans, elle n’a pas, comme sa s!ur aînée Hélène, le caractère propre à une jeune princesse. Indépendante et spontanée, elle préfère aux toilettes et aux réceptions les promenades dans les bois et les parties de chasse. Loin des fastes de la cour, sa vie, parmi ses frères et s!urs, se déroule douce et joyeuse. Elle n’en souhaite pas d’autre…
  Mais un jour elle rencontre François-Joseph, héritier du trône d’Autriche, beau jeune homme plein d’une séduction royale. François-Joseph, de son côté, est profondément impressionné par le charme de Sissi. Mais la reine mère n’a-t-elle pas décidé que c’est Hélène qui sera Impératrice?…

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FICHE TECHNIQUE DU LIVRE


Edition :   HACHETTE

Idéal – Bibliothèque   numéro de Référence : 155

CE ROMAN EST UNE ADAPTATION
DU SCÉNARIO CINÉMATOGRAPHIQUE
D’ERNEST MARISCHKA
INTITULÉ

SISSI

ILLUSTRATIONS DE PAUL DURAND
Couleurs pleine page annotées hors texte, et
Couleurs et noir & blanc in texte.

Une heure plus tard elle galopait à travers bois.   page 11.
« », L’histoire devenait passionnante.   page 19
Voyons, Hélène, réfléchit un peu.   page 31
« » La condamnation à mort des insurgés de Prague. &nbsp page 49.
« » Brusquement, la vallée de la Paznaum s’élargit.   page 61.
Le bouchon descendit le courant.   page 81
Presque malgré elle Sissi cria.   page 115.
Elisabeth plongeait en une profonde révérence.   page 127.
« » En tournoyant dans les bras de son cavalier.   page 133.
Mon cher elle n’est pas pour toi.   page 145.
Il s’arrêta devant elle.   page 152 & 153
Une vénérable dame à cheveux blancs.   page 177
Vive Elisabeth!… Longue vie à notre impératrice!   page 185.

Dépôt légal n° 3721   – 2e trim. 1962.
VI – 5704

Imprimé en Belgique
S. A. DESOER.   Liège

© Librairie Jules Tallandier 1957.
Tous droits de traduction, de reproduction
et d’adaptation réservés pour tous pays.

Reliure :   Relié sur cartonnage, fers spéciaux.
Présentation sous jaquette illustrée couleurs à double volets avec texte.
IMPRIMÉ EN BELGIQUE
S. A. DESOER, LIÈGE

Livre épuisé chez l’Editeur

EXTRAIT   Sissi jeune fille, by Odette FERRY   page 7


CHAPITRE PREMIER
SISSI Jeune fille by Odette FERRY

  UN RAYON de soleil caressa le visage de Sissi qui s’éveilla en souriant. D’un bond, elle se leva et alla ouvrir sa fenêtre : l’eau transparente du lac de Starnberg sur lequel couraient des frissons de lumière, les sombres sapins bleutés qui se détachaient sur l ciel encore embrumé, la neige qui était restée accrochée aux sommets des montagnes bavaroises, composaient un spectacle dont l’harmonieuse beauté frappa soudain la jeune fille.
  Pourtant, ce paysage, elle en connaissait tous les détails, de même qu’elle connaissait chaque coin de ce château de Possenhofen, où elle était née voilà quelque seize ans, un beau jour de l’année 1837. Or, ce matin d’août, il lui sembla qu’elle en avait la brusque révélation en même temps que celle de son propre bonheur.
  Oui, elle était heureuse et, chose extraordinaire, elle venait de s’en rendre compte. Tout en se regardant dans un miroir, elle se réjouissait pêle-mêle d’avoir de longs cheveux couleur de la châtaigne mûre, des yeux changeants selon la couleur du temps, un petit nez retroussé comme celi de sa mère, des dents bien plantées, un teint doré, une taille fine, d’avoir trois frères et quatre sœurs qu’elle adorait, d’être la fille du duc Maximilien de Bavière et de la duchesse Ludovica, les parents les plus merveilleux du monde.
  L’avenir? Elle ne s’y intéressait pas. Du moins, pas encore. Elle était à l’âge où seul l’immédiat vous préoccupe. Or, pour le moment, elle allait monter Ajax, son cheval favori, et l’obliger à sauter les haies, comme le lui conseillait son père.
  Une heure plus tard, elle galopait à travers les bois, ivre de vitesse et de liberté. Elle avait oublié qu’elle n’avait pas mangé, trop absorbée par le comportement de son cheval et l’odeur de la forêt matinale.
  Il n’en allait pas de même pour les autres habitants du château. Maximilien et ses six derniers enfants ne s’étaient pas fait prier pour répondre à l’appel de Ludovica quand celle-ci, de sa fenêtre, leur avait annoncé que le petit déjeuner les attendait. Charles-Théodore, le cadet, qui venait de tomber à l’eau tandis que son père pêchait, s’ébroua comme un jeune chien et se mit à courir derrière ses frères et s!urs. Quand ils pénétrèrent dans le château, ils étaient tous à bout de souffle. Thomas, le maître d’hôtel, sourit en les voyant passer. Mentalement, il calcula que quarante-trois ans s’étaient écoulés depuis le jour où il était entré au service des ducs de Bavière comme valet de pied. Grâce à la bonté de Maximilien, il faisait partie de la famille. Ce duc n’était pas un duc comme les autres. Il traitait ses serviteurs ainsi que des amis, et son mariage avec la s!ur de l’archiduchesse Sophie, mère de l’empereur d’Autriche, n’avait nullement modifié sa ligne de conduite. Pour s’en convaincre, il n’était que de le regarder boire la bière mousseuse que Thomas venait de déposer devant lui et manger à belles dents les saucisses blanches qui constituaient son petit déjeuner. Ses enfants étaient comme lui : bons, gais et simples. Si bien que, lorsqu’ils étaient tous réunis autour de la table, on eût pensé qu’il s’agissait d’une famille de bourgeois.
  En vérité, la duchesse Ludovica avait eu quelque peine à s’habituer à ce laisser-aller. Cependant, comme elle adorait son mari, ses fils et ses filles, elle n’essayait plus de lutter. Et si, de temps en temps, elle protestait, ce n’était pas dans l’espoir de les faire changer, mais uniquement pour sa satisfaction personnelle. Présidant le repas, elle lança avec une lassitude qui manquait de conviction :
  « Max, tu manges comme un vrai bûcheron. »
  Max leva la tête, essuya sa moustache et répondit en souriant :
  « C’est possible, mais c’est parce que c’est bon et que j’ai faim! »
  Désarmée par cette franchise, Ludovica continua sans se fâcher :
  « Écoute, n’oublie pas que tes enfants te prennent comme exemple. Regarde, eux aussi, ils mangent avec leurs doigts. »
  En effet, garçons et filles s’étaient jetés sur la nourriture avec une réjouissante avidité, négligeant les fourchettes qu’on avait pourtant posées à côté de leurs assiettes. Mais ce spectacle faisait visiblement plaisir à leur père qui répliqua avec bonne humeur :
  « Bien sûr qu’ils font comme moi! Leur robuste appétit prouve assez qu’ils ont la conscience tranquille. D’ailleurs, ma chérie, ajouta-t-il avec une tendresse qui adoucissait sa voix un peu rauque, tu sais bien qu’on ne peut pas me corriger de mes défauts voilà vingt-cinq ans que tu t’y emploies sans succès! »
  Ludovica soupira et passa ses belles mains blanches sur les bandeaux qui encadraient son visage.
  « Je le sais bien, et c’est justement ce qui me désole. Vois-tu, mon ami, je dois, malgré toi, veiller à la bonne tenue de notre maison. N’oublie pas que j’ai des devoirs à remplir envers mes s&#33ç;urs Elisabeth est la femme du roi de Prusse, Marie, la femme du roi de Saxe, Amélie… »
  Max, à travers la table, lui prit la main et l’interrompit pour continuer à sa place :
  « Je sais… je sais… toutes tes s!urs ont amené un roi dans la famille, sauf toi. Voyons, le regrettes-tU? Ou bien préfères-tu reconnaître que c’est toi la plus heureuse de toutes? »
  La duchesse ne voulut pas laisser paraître son émotion. Elle crut bon de le taquiner :
  « Oui, admit-elle, je suis heureuse lorsque tu ne me tourmentes pas. »
  Les deux époux se regardèrent c’était vrai, ils s’aimaient, en dépit de leur conception différente de la vie. Ce regard les rassura sur leurs sentiments mutuels rien ne pourrait les séparer. Aussi Ludovica, tandis que les enfants quittaient la pièce, eut-elle le courage d’aborder un sujet qui lui tenait particulièrement à c!ur :
  « Écoute, Max, fit-elle très sérieusement, il nous faut aussi penser à l’avenir. Nous avons cinq filles, et Hélène est en âge de se marier. Comment trouvera-t-elle un époux? Personne ne vient nous voir! »
  Comme pour lui infliger un démenti, à cet instant précis, Thomas reparut sur le seuil de la salle à manger et annonça avec autant de solennité que s’il se fût agi d’un prince du sang :
  « Monsieur Johann Weinbauer! »
  Ravi de se dérober à une discussion qui l’embarrassait et d’accueillir un vieil ami, Max s’exclama :
  « Ainsi, mon cher Weinbauer est de retour! Faites-le entrer, Thomas. »
  Ludovica, elle, s’était levée avec une dignité proche de la colère.
  « Ainsi, voilà tes amis! Voilà ceux que nous recevons ici! Des paysans, des bûcherons et le fils d’un aubergiste de Vienne! »
  Le duc, conscient qu’il avait quelque tort, s’approcha de sa femme, l’obligea à se rasseoir et tenta de se justifier :
  « Voyons, Vicky », il employait à dessein ce diminutif qui leur rappelait leurs premières années de mariages, « tu sais bien que Weinbauer est mon copain depuis quinze ans. Nous avons les mêmes idées sur le monde en général et sur l’Autriche en particulier. Il m’a rapporté une cithare et il a toujours été mon compagnon de voyage.
  – Malheureusement! »
  Mais il n’était plus temps de se quereller, puisque Weinbauer pénétrait dans la pièce. Ludovica répondit par un bref signe de tête aux respectueuses salutations de l’arrivant. Elle prit sa tapisserie et se désintéressa ostensiblement de la conversation. Max ne parut pas s’apercevoir du manège de sa femme et s’avança vers son ami, les deux mains tendues. Quand on voyait les deux hommes côte à côte, on comprenait immédiatement quelle affection les unissait. Bien que Weinbauer fût un peu plus jeune que le duc, leur communauté d’esprit se reflétait dans leur habillement, leur physionomie, leur façon de s’exprimer.
 

Reproduction interdite
 

PRODUCT DETAILS
Publisher HACHETTE   IDEAL-BIBLIOTHEQUE
N° de Référence 155
Dépôt Légal VI – 5704   Dépôt légal n° 3721   – 2e trim. 1962.
Language Français
Paperback 189 pages
Table des Matières Non
ISBN-10 Non
EAN Code Barre Non
Item Weight 280 g
Dimensions 145 x 205 x 16 mm

Du même Auteur dans collection HACHETTE  
IDÉAL   BIBLIOTHÈQUE     SISSI JEUNE FILLE 1957   SISSI FACE A SON DESTIN   SISSI IMPÉRATRICE 1957 .

LIENS   UTILES
COLLECTION   HACHETTE   Idéal-Bibliothèque pelline ivoire.

 

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